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 Rumeurs transfert fr • Article 3

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Melina Laurent
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MessageSujet: Rumeurs transfert fr • Article 3   Mer 3 Jan - 7:38


Rumeurs transfert fr

Le foot Français vue par l'ancienne joueuse Melina Laurent.





Rumeurs transfert fr
Ce petit journal web existe depuis maintenant deux ans et vivote grâce à ses deux créateurs qui veulent un nouveau journaliste abordable pour commencer. Ceux-ci essayent de faire parler d'eux à travers des articles plus ou moins longs sur les rumeurs de mercato uniquement en France. Associé depuis peu à Melina Laurent, ancienne footballeuse Française. La néo journaliste, fait part de ses avis, de ses impressions sur le monde du foot Français et apporte un autre regard sur un univers qu'elle a connu et avec lequel elle est familière.

SOMMAIRE
Article 1: Les passeurs décisifs, ces Pères-Noël du football.
"Rendons hommage à ceux pour qui la passe est une obsession et qui font de ce geste en apparence si simple du football tout un art. A ceux qui illumine le jeu, qui replace à chaque match le football au rang de sport collectif, ceux pour qui faire marquer procure plus de plaisir que de marquer, ces altruistes souvent discrets, en retrait, mais dont le génie ne passe pas inaperçu. Ces joueurs que tout attaquants digne de ce nom rêve d'avoir à ses cotés, ces joueurs dont l'unique objectif est de mettre en lumière leurs coéquipiers."  

Article 2: Tête à tête avec: Kadson Sakurazaki (Partie 1)
"Pour commencer, je m'appelle Kadson Kalyel Santos da Silva Sakurazaki, un nom totalement barbare, bien souvent abrégé en Kadson ou Kadson Sakurazaki. Comme mon nom l'indique à moitié, je suis japonais de naissance par ma mère, et brésilien par mon père. J'ai grandi au Japon jusqu'à mes 16 ans."


A découvrir dans le prochain numéro: Tête à tête avec: Kadson Sakurazaki (partie 2)
" Concernant les jeunes, c'est les plus belles années de ma vie. Je garde des souvenirs fantastiques des années centre de formation à dormir dans les dortoirs, c'était juste génial. On était tous sérieux quand il s'agissait de football, mais en dehors, on était juste des gosses avec des délires de gosse."

Bonne lecture.


Les passeurs décisifs, ces Pères-Noël du football.
En cette période de fête, à l'heure ou tous se ruent à la recherche du cadeau parfait à offrir à ses proches, j'ai décidé de revenir sur une espèce de joueur bien trop sous-médiatisé et d'essayer de rendre hommage à des joueurs qui distribuent cadeaux sur cadeaux à longueur d'années dans un remarquable silence médiatique. Rendons hommage à ceux pour qui la passe est une obsession et qui font de ce geste en apparence si simple du football tout un art. A ceux qui illumine le jeu, qui replace à chaque match le football au rang de sport collectif, ceux pour qui faire marquer procure plus de plaisir que de marquer, ces altruistes souvent discrets, en retrait, mais dont le génie ne passe pas inaperçu. Ces joueurs que tout attaquants digne de ce nom rêve d'avoir à ses cotés, ces joueurs dont l'unique objectif est de mettre en lumière leurs coéquipiers. Retour sur des passeurs de génies qui ont illuminé les pelouses Françaises ces trois dernières années.

Comment ne pas commencer cet article en mettant en avant celui qui cette saison donne à la passe une autre dimension, celui qui s'apprête à battre des records de passes décisives alors que le championnat vient de passer à douze équipes. Bernardo Silva, illumine la Ligue 1 cette saison. Il transforme le jeu de son équipe et il n'est pas étranger à la réussite actuelle de Monaco et à son attaque prolifique, actuelle meilleure attaque de Ligue 1 avec dix-neufs buts en six matchs. Bernardo Silva c'est vingt-cinq passes décisives en trois saisons, quasiment autant de passes clés et d'avant dernières passes. Son apport dans le jeu, dans le collectif fait de lui l'un des joueurs les plus agréables à regarder jouer en Ligue 1 cette saison. Sa science du jeu, sa justesse de passe et son intelligence sont autant de qualité qui font de lui l'un des meilleurs passeurs du foot actuel. Il brille à Monaco et dans son sillage, c'est tout une équipe qui s'illumine, à l'image d'Alexander Isak qui s'épanouit plus que jamais en profitant des caviars à répétition de son maître à jouer Portugais.  Et pourtant, Bernardo Silva est de ces joueurs dont on oublie de citer le nom lorsque l'on évoque le trophée individuel de meilleur joueur, battu pour le titre de meilleur passeur de Ligue 1 ces deux dernières saisons, il a tout de même figuré dans l'équipe type deux années consécutives. Une petite récompense plus que méritée pour un joueur qui a porté son équipe depuis saisons mais qui n'a plus décrocher de trophée collectif ou individuel depuis la saison 2018-2019, soit une éternité pour un joueur de ce talent et de cette classe.

Les trophées collectifs et individuels ont en revanche récompensés l'un des meilleurs joueurs et meilleurs passeurs de Ligue 1 ces dernières saisons. Le capitaine de Montpellier a connu une saison 2020/2021 assez folle. Depuis quelques saisons maintenant, il tient une place significative dans les différents classements des passeurs, finissant même troisième meilleur passeur en 2019/2020. Mais c'est la saison dernière que ce joueur bien souvent sous-estimé s'est révélé et il ne serait pas exagéré de dire que la saison dernière a été une consécration mérité pour lui. Ryad Boudebouz, pensionnaire presque historique de la Ligue 1, championnat dans lequel il a fait toute sa carrière en rejoignant son équipe actuelle en 2015 après deux expériences à Sochaux (club formateur) et Bastia, a longtemps été considéré comme un joueur lambda ou au mieux un bon joueur de Ligue 1 mais il s'est révélé qu'il était bien plus que ça et que derrière ses dribbles parfois inutiles se cachait enfaîte un véritable maestro au talent de passeur insoupçonné. Il a transformé son jeu et avec lui, il a transformé l'image de toute une équipe réalisant alors tout son potentiel. L'année 2020/2021 a réellement mit en lumière un joueur dont le talent n'attendait qu'à s'exprimer au yeux du monde. Meilleur passeur du championnat, cité dans l'équipe type de l'année, il a formé un duo inarrêtable avec Isaac Mbenza, et a permit à son club, l'inattendu Montpellier de décrocher le titre de Champion de Ligue 1 devant le Monaco de Bernardo Silva. Et si cette saison le Franco-Algérien semble d'or et déjà hors course pour le trophée du meilleur passeur de Ligue 1, il compte bien continuer à servir son nouvel attaquant Roberto Firmino et espérer porter son équipe au titre pour une deuxième année consécutive.

Souvent la différence entre un bon passeur et un grand passeur ne se retrouve que dans la réussite du buteur qu'il sert. Et c'est sûrement l'une des raisons qui explique le si peu de reconnaissance et de médiatisation de Saif-Eddine Kaoui. Si Bernardo Silva et Ryad Boudebouz ont tour à tour servis des joueurs tels que Isaac Mbenza, Roberto Firmino, Alexander Isak, Kylian Mbappé. Saif-Eddine Kaoui évolue dans un club qui peine à trouver un véritable buteur. Et pourtant, malgré ce manque de grand attaquant, le capitaine d'Angers a réussi quelque chose de grand, il a porté le jeu offensif de son équipe faisant d'Angers la meilleur attaque du championnat. Il est celui qui a réussi à faire marquer le plus de coéquipiers différents réussissant à mettre en meilleur condition des partenaires multiples, là ou d'autres avaient un partenaire privilégié. Saif-Eddine Kaoui c'est onze passes décisives, pour 8 coéquipiers différents et surtout c'est un nombre incroyable de ballons de buts distribués à des joueurs offensifs pas toujours très inspirés. La saison dernière, Angers termine meilleur attaque de Ligue 1, et pourtant aucun joueurs offensifs ne terminent dans le top 5 des meilleurs buteurs ça montre un peu le travail de passeur du milieu offensif et sa capacité à adapter rapidement son jeu de passe. A l'inverse des deux passeurs cités au dessus, Saif-Eddine Kaoui n'a jamais reçu le moindre trophée collectif ou individuel avec Angers, il n'a même jamais figuré dans les équipes types de Ligue 1 et pourtant en deux saisons il a distribué vingt passes décisives et terminé sur le podium des meilleurs passeurs de Ligue 1, deuxième et troisième. Le milieu offensif mériterait que son talent de passeur soit encore mieux exploité, et cela pourrait passer par un transfert, ce serait une petite revanche pour celui qui n'a pas réussi à convaincre à Marseille.

Marseille justement, s'ils sont passés à l'époque à coté du talent de passeur du Tunisien on peut dire que depuis quelques saisons, ils se sont rattrapés niveau passeur décisif et en ont vu quelques uns éblouir le Vélodrome. Et cette saison ne déroge pas à la règle des saisons passés, ou les Marseillais ont vu un de leur joueur être dans le top 3 des meilleurs passeurs de Ligue 1. Ça a commencé lors de la saison 2019/2020, avec Nathan Cabe, alors prêté par Arsenal, qui a distribué onze passes décisives faisant de lui le meilleur passeur du championnat devant deux noms cités précédemment Saif-Eddine Kaoui et Ryad Boudebouz tout deux réalisant neuf passes cette saison là. Cette saison là, les talents de passeur de l'Anglais ont surtout marqué les Marseillais en Champion League, compétition remportée par l'OM, et dans laquelle le milieu offensif a offert six passes décisives (dont une en finale) et sept passes clés. Le départ de l'Anglais aurait pu laisser un léger vide dans la construction et dans l'animation du jeu offensif de Marseille, mais les dirigeants ont recruté Vlad Dragomir et si Marseille a fait une saison décevante, le Roumain s'est vite intégré et a continué la lignée des passeurs à l'OM. Deuxième meilleur passeur du championnat avec douze assists, Vlad Dragomir a montré aux Marseillais qui ne le connaissaient pas encore toute sa panoplie de passeur et s'est révélé aux amateurs de foot Français, lui le petit Roumain encore inconnu, ses passes lui ont vite permis de se faire un nom et son talent a été récompensé par une nomination dans l'équipe type de la saison. Et cette saison, il semble que Christian Pulisic soit partie pour être le Monsieur passe de l'OM, celui qui fait briller ses coéquipiers, celui qui apporte la lumière dans un Vélodrome toujours en demande et toujours plus exigeant. Marseille ne décolle pas au classement, mais l'Américain lui a prit son envol et seul une grosse vendange de ses coéquipiers semble être en mesure d'arrêter sa folle série de passes décisives. Impliqué dans soixante-dix pourcent des buts de son équipe (six passes décisives et un but), Christian Pulisic est le rayon de soleil d'un OM qui malgré des passeurs prodigieux peine toujours à réussir collectivement. Le talent de passeur de l'Américain va t'il suffire pour porter son équipe en championnat ? D'autres avant lui ont échoué collectivement malgré des réussites individuelles, il sera là tout le défi pour l'Américain.

Et si au delà de toutes les statistiques, de tout les trophées, c'était vraiment à ça que l'on voyait le talent d'un passeur ? Cette capacité à transformer une équipe, cette capacité à rendre meilleur ses coéquipiers et à tirer le maximum de chacun d'eux ? Et si au delà des ballons de buts donnés, c'était un état d'esprit, l'envie de sacrifier son propre ego pour valoriser celui d'un autre ? C'est peut être cela qui rends les passeurs aussi géniaux ? Et si, ils étaient à eux seuls les garants du bonheur, du bien-être et de la confiance de leur partenaire ?

Alors oui, le but est l'objectif ultime de toute équipe, de tout joueur de football, pour gagner il faut marquer mais ce qui différencie les passeurs des autres, c'est peut être qu'eux ont compris que pour marquer, il fallait toute une équipe derrière et c'est peut être cela leur vrai force et leur vrai talent.




Tête à Tête avec: Kadson Sakurazaki
• Bonjour Kadson, merci de me recevoir pour ce tête à tête. Vous êtes quelqu'un d'assez discret et rare dans les médias. Malgré un premier passage en France, vous êtes encore assez méconnu du public Français. Pourriez-vous, vous présenter en quelques mots pour ceux qui vous découvrirez aujourd'hui ?

Bonjour Mélina. C'est toi que je remercie pour cette invitation. 
Oui effectivement, j'aime bien l'idée d'avoir une partie de ma vie privé de plutôt confidentielle. Je ne suis pas énormément actif sur les réseaux sociaux, du moins pas autant qu'à mes débuts, et c'est plutôt volontaire de ma part. De nos jours, avec les réseaux sociaux, internet et tout ce qui va avec, c'est assez difficile de faire ce que l'on souhaite sans que les gens nous suivent. Et encore, je ne suis qu'un simple joueur, je ne suis pas une star, mais quand j'étais à Aberdeen, tout les matins j'avais plusieurs personnes qui me rejoignaient pendant mon footing pour discuter ou courir avec moi. Et pourtant, je suis personne comparé à certains joueurs que je connais bien plus connus, et les gens sont du genre à les suivre dans les supermarché pour prendre des photos même dans le rayon fruit et légume. Et ça, je veux l'éviter un maximum. Attention, cela ne veut pas dire que je n'aime pas les supporters ou les fans, bien au contraire. Mais j'aime me dire que j'ai une partie de ma vie plutôt privé, que les gens ne connaissent pas, du moins pas dans l'immédiat. Pour ce qui est du public français oui, je ne suis pas connu. Après tout, à part des supporters du Japon ou de l'équipe jeune de Chelsea, voir les rares supporters de Valenciennes qui se souviennent de mes six petits mois chez eux, je reste un joueur parmi tas d'autres *rire*. Mais oui, notre entretien peut être une occasion de me présenter à tes nombreux lecteurs. Pour commencer, je m'appelle Kadson Kalyel Santos da Silva Sakurazaki, un nom totalement barbare, bien souvent abrégé en Kadson ou Kadson Sakurazaki. Comme mon nom l'indique à moitié, je suis japonais de naissance par ma mère, et brésilien par mon père. J'ai grandi au Japon jusqu'à mes 16 ans, en rejoignant très tôt le centre de formation de l'équipe de première division japonaise de Shonan Bellmare, alias la meilleure équipe au Japon *rire*. Enfin, ça c'est ce que j'aimerais, ce n'est qu'une modeste équipe de deuxième division depuis plusieurs années, à mon grand désarroi. Malheureusement, malgré une Coupe d'Asie des vainqueurs de coupe de football en 1995 et des titres de J League 2, l'équipe n'aura jamais rien fait de spécial. A part peut être former l'un des rares joueurs populaires en dehors du Japon, Hidetoshi Nakata. En fin de carrière, j'aimerais retourner là-bas, histoire de boucler la boucle, et pourquoi pas devenir coach de l'équipe un jour. Enfin j'ai le temps, j'ai seulement 22 ans *rire* . J'ai eu la chance de réaliser de belles performances au Japon en étant jeune, en jouant avec l'équipe nationale depuis les u12, mais aussi au niveau scolaire que ce soit au collège ou au lycée. C'est un concept totalement inconnu en France, et je trouve ça bien dommage. Bref, c'est à cette période que j'ai eu la chance d'être repéré par un homme à qui je dois tout aujourd'hui, Dermot Drummy, regretté directeur du centre de formation du Chelsea Football Club. C'est lui qui s'est chargé de me faire venir en Angleterre et faire intégrer l'équipe jeune de Blues. C'était un véritable rêve pour moi de pouvoir jouer dans le premier club que j'ai pu aimer dans ma vie. Pour tout te dire, j'ai porté tout les maillots de Fernando Torres, alias mon modèle et idole, de ses années blues sur les terrains d’entraînement au Japon à tel point que certains gamins pensaient que je m'appelais Torres *rire*. Depuis, j'ai connu pas mal de beau moment avec Chelsea, avec les équipes jeunes du Japon ou avec l'équipe A depuis peu, mais j'ai aussi été en prêt pendant 6 mois à Valenciennes avant de revenir à Chelsea suite à ma blessure, puis j'ai été à Aberdeen en Écosse, et je suis maintenant à Bordeaux.

• Durant ce mercato tu as eu un choix à faire, et tu as choisi de venir à Bordeaux. Peux-tu nous expliquer les raisons qui t'ont poussé à rejoindre Bordeaux et la Ligue 2 ? Que penses-tu de ce championnat et de vos chances de titres avec Bordeaux ?

A vrai dire, à l'origine, j'avais refusé Bordeaux et les autres équipes qui me voulaient en prêt. Tout les ans, quand Chelsea me convoque pour m'annoncer que je serais prêté, je ressens ça comme un échec personnel. Pour moi, cela veut dire que je n'ai pas réussi à convaincre et qu'ils ne comptent pas sur moi. Cette année, c'était pareil. Mais en discutant avec eux, ils étaient prêt à me proposer un rôle en fin de banc de touche. J'aurais très peu joué, mais j'aurais enfin pu rejoindre les blues, participer à la vie de l'équipe A en gros. J'étais prêt à signer, malgré les avertissements de coach Conte me précisant que je n'étais qu'un sixième ou septième choix dans l'attaque des blues après les titulaires comme Berardi, Dolberg, Ocampos, ou encore Ziyech, Solanke ou Farrow. J'étais prêt à accepter ça contre l'avis de mon père (et agent), mais c'est mon coach chez les jeunes, Frank Lampard qui m'a fait changer d'avis. Il a réussi à trouver les mots et me faire accepter de partir en prêt pour progresser et ne pas stagner sur le banc de touche. J'ai eu du mal à ouvrir les yeux sur ce point, mais j'ai finalement accepté. Concernant mon choix, Bordeaux était une évidence. Des contrats que j'avais, c'était clairement l'équipe avec le meilleur challenge sportif et l'effectif pour faire de grande chose. J'avais la possibilité de retourner en Ecosse, mais j'avais envie de voir autre chose et de découvrir un autre football. Je n'avais pas eu le temps de vraiment découvrir le championnat français et la Ligue 2 du temps de Valenciennes, et j'avais envie de continuer ce que je n'avais pas pu finir la première fois. La Ligue 2 est un championnat vraiment intéressant, surtout cette année, avec beaucoup de clubs habitués par le passé à jouer en première division. Franchement, je pense qu'il n'y a pas beaucoup de deuxième division qui peuvent se vanter d'avoir des clubs comme Auxerre, Guingamp, Bordeaux, Le Havre, le Paris FC, Bastia, Caen ou Rennes dans ses rangs. Bordeaux fait clairement figure de top team dans cette division, mais aussi dans le paysage du football français, restant un club historique pour le championnat français. Alors oui, certes le club a vécu une saison difficile l'an passé, et a vu la moitié de l'équipe quitter le club. Mais clairement, avec avec une équipe talentueuse formée à 90% de nouveaux joueurs venus pour participer au renouveau du club, je pense que le club peut tout gagner cette saison. Je suis honoré qu'ils aient pensé à moi pour participer à ce challenge pour retrouver l'élite en fin de saison, surtout que c'est tout à fait jouable quand on voit les joueurs talentueux qu'ils ont pu signer. En tout cas, une chose est sure, c'est que je ferais tout pour les aider à y arriver.

• Tu parles de l'équipe première de Chelsea et de la concurrence à ton poste. Mais à la fin de saison tu vas fêter tes 23 ans et tu n'auras pas disputé la moindre rencontre avec Chelsea. Il semble désormais clair que ce prêt pourrait être déterminant pour ton avenir à Chelsea. Penses-tu encore en tes chances de t'imposer dans ton club formateur ? Ressentes-tu une pression particulière cette saison à l'idée d'être à un possible tournant dans ta carrière ?

Oui c'est certains que je suis plus un petit jeune et que le temps joue contre moi, mais je veux jouer dans cette équipe, c'est mon objectif numéro 1. La concurrence ne me fait pas peur, je suis arrivé chez les jeunes avec des joueurs comme Solanke, Baker, Musonda, Clarke-Salter, Wallace, Kenedy, Traoré et j'en passe en joueur offensif et j'ai réussi à devenir titulaire de cette équipe. Donc je me dis que ça sera pareil avec les A. Alors oui, le niveau n'est pas le même, j'en suis forcement conscient, mais j'ai envie d'y croire. Quand notre capitaine actuel, Cesar Azpi', est arrivé à Chelsea, c'était qu'un simple remplaçant d'Ivanovic. Finalement, les événements ont fait que Terry se blesse, que Branislav passe dans l'axe pour que Cesar se fasse sa place et ne quitte quasiment plus le côté jusqu'à aujourd'hui. Tout peut arriver dans le football, des joueurs peuvent partir, se blesser, avoir des coups de moins bien et j'en passe. Donc je ne désespère pas, loin de là. Mais je me poserais les questions en fin d'année. Là, ma tête est à 100% à Bordeaux. Comme tu le dis, ce prêt est déterminant pour moi si je veux avoir ma chance plus tard. Concernant la pression, forcement, cela serait mentir de dire qu'il n'y en a pas. Tout peut arriver, une blessure peut rapidement arriver et stopper une progression comme celle que j'ai eu à Valenciennes. C'est pour ça que je fais en sorte d'avoir une hygiène de vie irréprochable pour minimiser les risques un maximum. 

• Justement tu évoques la blessure qui a fortement ralenti ta progression. C'était lors de ton premier prêt en France [à Valenciennes en 2018/19], cette expérience ne s'est pas déroulé comme tu l'avais espéré. Durant la trêve hivernal, tu as subis un accident* qui aurait pu mettre fin à ta carrière et même à ta vie. Cet événement a du être une véritable épreuve dans ta vie et dans ton parcours de footballeur. Tu étais sérieusement blessé et tu es resté indisponible une longue période. As-tu douté de tes capacités à revenir ? Comment as-tu traversé ces moments compliqués, éloignés des terrains ? Quel impact cette épreuve a eu sur ta vie et sur le joueur que tu es devenu ?

Sincèrement, les premiers temps, je pensais que ma carrière était terminée. Quand on passe quasiment trois semaines dans une chambre d’hôpital, à alterner entre les phases de réveil et les forte dose de morphine pour calmer les douleurs, je ne pensais clairement plus au football. Dans les rares moment ou les médicaments contre la douleur faisaient effet, j'ai longuement réfléchis à mon futur. J'avais un bras totalement immobile dans un plâtre avec des fractures et ligaments HS, et l'autre était dans un foulard avec des vis et une plaque à la clavicule et un poignet cassé. Quand je me posais deux minutes pour réaliser, c'était clair que pour moi c'était mort, le football n'était qu'un lointain souvenir. Je te cache pas qu'en dehors de la douleur et des événements avec ma sœur, j'ai passé la pire période de ma vie. Je crois ne jamais avoir autant pleuré la nuit dans mon lit. A chaque fois que j'arrivais à me persuader que j'allais pouvoir revenir, que le psychologue me persuadé également la même chose, je me retrouvais toujours à avoir des situations ridicules comme avoir envie de boire ou de me gratter, de tenter de le faire seul, de réaliser que mes deux bras étaient immobilisés et que j'étais seul dans la chambre. Franchement, être totalement dépendant des personnes qui m'entourent, c'est la pire des sensations, on se sens tellement inutile. Je devais initialement rester deux semaines à l’hôpital avant de rentrer chez moi mais, j'ai trouvé le moyen de casser la plaque qu'on m'avait mit à la clavicule en me levant. Forcement, après presque 2 semaines allongés dans un lit, en me levant, mes jambes se sont mit à trembler et je suis tombé en avant. Mon réflexe a été de me tourner sur mon bras non plâtré, et forcement, la clavicule n'a pas apprécié, tout comme les médecins *rire*. A ce moment là, je me suis vraiment dit que le football, c'était mort. Enfin, par la suite j'ai pu rentrer chez moi, j'ai alterné les rendez-vous de contrôle à l’hôpital, les séances interminables de kinés et tout ce qui va avec. Mes parents ont du totalement changer de vie pendant cette période, mon père démissionnant de son travail dans une grosse boite japonaise, et ma mère se mit en arrêt à l'école où elle était prof. Pour Erika, ma sœur, ils ont du également changer la maison, faisant installer le nécessaire pour la rendre accessible avec son fauteuil roulant. Je les remercierais jamais assez pour tout ce qu'ils ont pu faire pour nous aider avec ma sœur pendant cette période. Tout comme je remercie tout ceux qui ont été à nos côtés pendant cette période. Au bout de quelques mois, j'avais retrouvé l'usage de mes deux bras. Enfin, surtout un. Le poignet était totalement guéri, la clavicule se portait bien. Mais l'autre, après trois mois dans un plâtre, je te raconte pas l'état en dessous. C'était même plus un bras, c'était un spaghetti. Je ne savais pas qu'un bras pouvait avoir cette allure après autant de temps sans l'utiliser, avec une absence de muscle et de graisse impressionnante *rire*. C'était perturbant pour le sport d'ailleurs. Dès que je faisais un footing, j'avais un équilibre proche de zéro, alors qu'avec le plâtre, je n'avais aucun soucis. J'ai passé de longues semaines à raison de deux à trois heures de sport et de muscu par jour pour essayer de retrouver le même corps que j'avais avant l'accident. A cette période, je ne pensais plus au football, j'avais même refusé de toucher un ballon, de peur de ne plus savoir jouer. C'est idiot, mais c'était psychologique. C'est grâce à mes deux meilleurs amis, joueurs au club de Shonan Bellmare, mon club formateur, que j'ai retouché un ballon pour la première fois. J'avais été invité pour assister à un match du banc de touche, et à la fin du match, on m'a forcé à venir taper dans le ballon. D'abord réticent de peur de me ridiculiser, j'ai refusé. Mais à force d'insister, j'ai décidé de venir et ... bah comme le vélo, je n'avais pas oublié. Bon, ma première frappe avait fini loin en tribune, mais j'avais directement retrouvé ce petit truc qui m'avait toujours fait vibrer au football. En une fraction de seconde, j'avais retrouvé ce plaisir de tâter le cuir. Je crois que ce jour-là, j'ai passé au moins trois heures à faire des frappes par plaisir. Depuis, il est clair que je fais particulièrement attention à tout ce qui m'entoure. Dans la rue, je suis pas à l'aise quand je traverse ou dès que j'entends un bruit dans mon dos *rire* J'aurais toujours quoi qu'il arrive le souvenir du bruit de cette camionnette avant qu'elle me percute. Mais ça m'a aussi beaucoup servi pour le football. Avec le foot anglais, j'avais pris l'habitude de jouer des coudes et de jouer les contacts à l'épaule. Même maintenant, 2 ans après, j'ai des petites douleurs à la clavicule selon les coups que je prends. Donc j'ai du adapter mon jeu en fonction, je cherche moins les contacts et j'ai du apprendre à tomber en faisant attention aux potentielles douleurs. Bon, je ne te cache pas que selon les matchs, certains coachs connaissent ma situation et forcent leurs joueurs à jouer sur les contacts. J'encaisse, je souris pour montrer que je n'ai pas mal et je mets un tampon derrière histoire de montrer que je m'en fiche et que ça sert à rien de continuer *rire* Ça ne marche pas souvent, mais c'est déjà ça !


* Le 1er Janvier 2019 au Japon, Kadson, sa sœur Erika et des amis sont victimes d'un accident renversés par une camionnette. Kadson sortira de cet accident avec des blessures sérieuses sur le haut du corps, avec notamment des multiples fractures au bras, au coude, au poignet, à la clavicule mais aucunes lésions permanentes. En revanche, sa sœur Erika, blessée dans l'accident, a eu la moelle épinière touchée et a perdu l'usage de ses jambes.


A suivre ...
©️ _Viviie.




Crédit: Kadson Sakurazaki


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MessageSujet: Re: Rumeurs transfert fr • Article 3   Jeu 11 Jan - 1:46

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MessageSujet: Re: Rumeurs transfert fr • Article 3   Mar 16 Jan - 18:49

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MessageSujet: Re: Rumeurs transfert fr • Article 3   Mar 16 Jan - 18:52

Allez on lance, on y croit !


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MessageSujet: Re: Rumeurs transfert fr • Article 3   Mar 16 Jan - 18:52

Le membre 'Melina Laurent' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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MessageSujet: Re: Rumeurs transfert fr • Article 3   Mar 16 Jan - 19:37

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MessageSujet: Re: Rumeurs transfert fr • Article 3   

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