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 Melina Laurent • Survival in Hell

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Melina Laurent
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MessageSujet: Melina Laurent • Survival in Hell   Ven 21 Avr - 1:27

Survival in Hell
Drame/Action | Long-Métrage | Nationale | Rôle Principal | Note Nominale : 55

Synopsis
Informations
Anaïs Valcour est une jeune médecin qui souhaite travailler bénévolement pour une association. Elle décide alors de s’engager avec son amie Lorina qui a fait l’école de médecine en sa compagnie. Elles rejoignent d’autres médecins comme elles pour la Syrie où les troubles durent depuis longtemps et où peu de médecins acceptent encore de se rendre à cause de ces climats de tension. Peu de temps après son arrivée en territoire hostile, Anaïs est enlevée par un groupe de radicaux qui l’obligent à soigner leurs partisans et qui menacent de la tuer si celle-ci refuse. Ce n'est plus la vie des autres qui est entre ses mains, mais la sienne!
• Titre du film : Survival in Hell
• Producteur : Carlson Copper
• Réalisateur : Yvan Jarovic
• Acteurs Principaux : Maria Josefina Carmella (Lorina), Melina Laurent (Anaïs)
• Acteurs Secondaires : Au choix du Player
• Genre : Drame/Action
• Salaire : 150.000 €
• Note du Projet : 55
• Date de parution : Minimum le 05/05
• Variations sur les barèmes :


Emi Burton


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MessageSujet: Re: Melina Laurent • Survival in Hell   Sam 29 Avr - 17:50

~ Cast Principal


Maria Josefina Carmella x LorinaMaria Josefina Carmella, actrice fétiche du réalisateur Yvan Jarovic, campe dans ce nouveau film, le rôle d'une jeune médecin, Lorina qui après avoir grandie dans une famille modeste Espagnole, a comblé sa famille en réussissant ses études de médecine. Très fière de sa réussite, elle ne doit tout ça qu'à son tempérament, têtue et déterminée, elle ne lâche jamais rien. Elle veut désormais venir en aide à d'autres enfants en difficultés. Elle décide d'organiser cette aventure en Syrie avec son amie et collègue Anaïs. Mais une fois sur place, rien ne se passe comme prévue et après l'enlèvement de son amie,
Lorina va mettre tout ses compétences et sa force de caractère pour tenter de sauver Anaïs.
© YOU_COMPLETTE_MESS



Melina Laurent x AnaïsAprès plusieurs films avec le studio Velcamp's, Melina Laurent est de retour à l'affiche dans un film au sujet sensible. Melina Laurent, interprète une jeune médecin, Anaïs Valcour, tout juste sortie de l'école qui s'engage dans une mission humanitaire en Syrie, afin de venir en aide à une population qui vie dans une zone de conflit depuis un long moment maintenant et qui manque cruellement de médecins et de moyens pour soigner ses victimes. Mais à peine arrivée en Syrie, Anaïs va être la cible d'un groupe de radicaux, eux aussi à la recherche de médecins pour soigner leurs partisans. Entre conflits, rencontres humaines et dilemmes avec soi même, Anaïs va devoir se battre pour sa vie et ses convictions. © YOU_COMPLETTE_MESS




Samir Haddad x MiranA venir© YOU_COMPLETTE_MESS



PS: Ce rp est un rp sans aucun but politique ou religieux. Une prise de position est choisie dans le cadre de ce rp artistique mais il ne reflète en rien mes convictions politiques, religieuses ou sociales. Ce qui est écrit, ou dit par les personnages peuvent avoir un caractère dérangeant mais ne pas assimiler les propos rp à des pensées que je pourrais avoir. Je rappel que le rp est une forme d'amusement, de création et je ne divulguerais pas mes convictions politiques ou religieuses dans ce rp ! Donc en cas de propos blessants ou gênants n'hésitez pas à me le dire, mais ne pensez pas que tout ce qui est écrit représente ma pensée ou mes convictions. Sur ce bonne lecture à ceux qui le souhaite! Juste comme ça, c'est un rp pas très joyeux mais si vous avez l'habitude de lire mes rps je pense que vous en avez l'habitude. ^^


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Dernière édition par Melina Laurent le Lun 1 Mai - 4:24, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Melina Laurent • Survival in Hell   Dim 30 Avr - 4:43

Survival in Hell
Aéroport de Damas.

Un avion atterrit sur l’aéroport principal de Syrie à Damas. Après plusieurs heures de vols, une longue escale et quelques turbulences les quelques passagers du vol Paris-Damas descendent un à un, soulagés de poser un pied au sol indemne. Deux femmes souriantes sortent à leur tour de l’avion. L’une d’elle a sorti son téléphone et joue à la touriste en mitraillant de photos le paysage, l’avion, son amie et elle-même.

«J’ai promis à mes parents de leur envoyer une photo. Allez, Anaïs sourie on est vivante !»

« On est à peine arrivée que tu es déjà sur ton portable, t’abuses Lorina, dépêche toi on a plusieurs valises à récupérer. »

« Anaïs la rabat-joie dans toute sa splendeur. Même pas capable de prendre quelques minutes pour apprécier l’instant.»


La jeune hispanique prénommée Lorina continue ses clichés, et filme les premiers moments des deux femmes dans ce nouveau Pays tout en suivant de prêt Anaïs qui marche d’un pas pressé à la recherche de ses nombreux sacs. Après avoir récupéré leurs bagages, elles retrouvent dans l’aéroport un Syrien qui les attend avec une petite pancarte au nom de l’association pour laquelle il travaille. Lorsqu’il aperçoit les filles qui arrivent à sa hauteur, un léger sourire apparait sur son visage jusqu’alors triste.

« Bienvenue chez moi, Miran pour vous servir. » dit-il avec un air presque dépité mais avec tout de même un ton amical.

Après de brèves présentations, le petit groupe rejoint une jeep, le chauffeur dévisage les deux femmes avec surprise. Il ne répond pas aux formules de politesse des deux femmes quand elles s’installent dans le véhicule, mais elles ne semblent même pas remarquer ce malaise, Lorina continue de filmer, imperturbable, souriante, sans réellement prendre conscience de la réalité du Pays dans lequel elle vient d’arriver.

« Profite de ces derniers moments de répits miss geek, parce que je doute que ton portable te sera très utile une fois sur place. »

« Elle a raison, profite de faire des photos maintenant, le paysage n’est pas aussi agréable la bas. »


Le regard d’Anaïs se détourne vers le paysage qui défile doucement. Plus la jeep avance et plus le paysage devient grave, symbole des conflits récurrents dans la zone. Lorina a enfin posé son téléphone et s’est endormie, Anaïs est concentrée sur ce qu’elle découvre, et ses yeux traduisent toutes les émotions qu’elle ressent en découvrant les vestiges des attaques, et confrontations qui trainent dans les rues désertes.

« Cette voiture là-bas, enfin ce qu’il en reste, voiture piégée il y a 4 jours. 14 morts, et autant de blessés. »

La froideur et la colère de la voix de Miran attire l’attention d’Anaïs qui ne reste pas indifférente à la révélation de son traducteur. La gravité des faits qu’il évoque contraste avec son détachement apparent. Anaïs semble prendre conscience de l’univers dans lequel elle est arrivée, un univers ou des choses aussi horribles arrivent avec tellement de récurrences que cela devient presque banal pour des habitants résignés. Du moins c’est les mots qui s’inscrivent sur le petit carnet d’Anaïs, qu’elle a sorti de sa poche arrière, un petit carnet de quelques centimètres avec comme titre : mon expérience en Syrie.

‘’Attaque, 14 décès, ruine, scène horrible, habituels, résignation des habitants.’’

Anaïs ne semble pas vouloir questionner Miran sur l’attaque citée ou sur les autres signes d’attaques visibles dans les rues, par pudeur ou par respect, elle préfère continuer à prendre des notes sur ce qu’elle observe et ses mots marquent sa pensée.

‘’Horreur, guerre, militaires, cadavre, bâtiments en ruine.’’

Le visage d’Anaïs est fermé et contraste avec celui de Lorina, endormie sur le siège arrière qui semble sereine loin de toute l’atrocité visible dans les rues Syriennes. Soudain un bruit fracassant retentit dans une rue adjacente. La voiture s’arrête nette, le bruit a été d’une telle violence que Lorina en est sorti de son sommeil. Miran sort de la voiture en courant sous le regard inquiet et paniqué des deux Françaises qui observe impuissante la scène derrière les vitres de la jeep. Miran court en direction d’une voiture en feu. Le bruit de l’explosion a laissé place aux cris et pleures des quelques habitants présents sur les lieux. En quelques minutes, des véhicules militaires ont investi la rue. Lorina et Anaïs sont choquées par la brutalité des évènements et sont comme tétanisées dans cette jeep.

« Vous êtes ici pour aider non alors qu’est-ce que vous attendez ? »

Dans un anglais approximatif, le conducteur de la jeep se fait entendre pour la première fois du voyage et son ton agressif montre son agacement devant la passivité des deux filles. Lorina est la première à réagir et réponds dans un anglais parfait au conducteur.

« On ne sait même pas si la rue est sécurisée. »

« Vous êtes en Syrie, y’a rien de sécurisé ici. Si vous avez peur du danger fallait rester chez vous étrangères.»

« Prends les trousses de secours. »


Anaïs range son petit carnet dans sa poche et ouvre la porte. L’appréhension se lit sur son visage, elle regarde ses mains qui tremblent. Elle souffle trois fois, et se dirige d’un pas rapide sur les lieux de l’incident. Les militaires bloquent le passage aux deux femmes, mais Miran intervient rapidement et les deux femmes se trouvent désormais à quelques centimètres de l’explosion.

« Faites votre job, des gens ont besoin de soin la bas. J’ai commencé le triage, les deux au fond, laissez tomber ils sont déjà condamnés. »

« Ils sont morts ? »

« Non mais ils vont mourir alors perdez pas de temps et aidez ceux qui peuvent encore être sauvés. »


Le visage endormi et serein de Lorina est désormais loin. Les deux femmes se regardent, il y a un long et intense échange silencieux entre elles, elles semblent aussi inquiètes et choquées l’une que l’autre.

« Allez c’est parti. »

Chacune avec sa trousse de secours, elles se dirigent vers les blessés installés à même le sol. Le regard d’Anaïs se dirige vers les deux condamnés du fond, et Anaïs aperçoit un enfant dans les deux victimes annoncées comme mortes par Miran.

« Tu ne peux rien pour lui, si je le pouvais je le sauverais moi-même, mais c’est fini pour lui, d’autres ont besoin de toi. »

« Si ça se trouve on peut le sauver, t’en sais rien, tu le condamnes sans lui donner une chance ? »

« Je ne vous ai pas dis, mais je suis médecin moi aussi et je sais que c’est dur, mais ici c’est comme ça, il faut l’accepter, vous ne les sauverez pas tous mais tu peux aider ceux qui en ont besoin. »

« Comment tu fais ? »

« Tu veux mon conseil ? Arrête de réfléchir et agis en médecin. Tu feras le point avec ta conscience quand tu seras seule le soir, mais là on a plus de temps à perdre. »

« Comment je peux choisir qui je sauve ? »


Mais Miran est déjà parti, il quitte Anaïs et s’active auprès d’une victime. Son petit sac en main, Anaïs regarde Lorina qui s’affère auprès d’une femme. Elle n’a pas eu sa réponse, et pourtant elle doit choisir, elle doit se rendre à l’évidence, elle ne peut pas tous les sauver, mais elle peut éviter que tous ils meurent. Elle serre un peu plus son sac dans sa main.

« Anaïs, ici. »

Miran a fait le choix à sa place, Anaïs se dirige d’un pas rapide vers la victime et ses connaissances font le reste. Sans réfléchir, elle plonge sa main dans son sac, et se met en action. Lorina, Anaïs et Miran tentent de sauver la vie des victimes de cette attaque, pour ne pas laisser les méchants gagner, pour tenter de prolonger la vie malgré tout ce que certains mettent en œuvre pour la détruire. Au loin, on entend des échanges de tirs, les premiers coups ont fait sursauter les deux femmes, mais rapidement, ils sont devenus comme un bruit de fond même pour les deux Françaises. Petit à petit d’autres bénévoles arrivent sur les lieux et rejoignent le trio et les militaires déjà sur place.

« Je crois qu’il est temps pour nous de rejoindre notre camp. »

Debout entre les blessés et les cadavres, les gants ensanglantés, les visages des deux filles sont marqués, elles viennent de vivre leur première journée en Syrie, et les images qu’elles ont vu risquent de les marquer longtemps. Les épaules et la tête basse, elles regagnent le véhicule laissant derrière elles des hommes, des femmes et des enfants victimes de la barbarie humaine. Le trajet jusqu’au camp se fit dans un silence de plomb, seuls quelques bruits de tirs viennent perturber ce silence. Anaïs a ressorti son petit cahier et se met à écrire, quelques mots, puis quelques phrases.

''Souffrance, douleur, atrocité. Aujourd’hui, j’ai vécu la pire journée de ma vie. Je croyais que l’école de médecine m’avait préparé à tout, mais je crois que l’on n’est jamais vraiment prêt à côtoyer tout ça. Rencontrer l’atrocité de l’homme, je crains que rien ni personne ne puisse vraiment nous préparer au choc. Face à la violence, face à tout ce que l’homme a de plus mauvais, je pense que personne ne peut rester indifférent. Moi je ne peux pas, je suis médecin et aujourd’hui on m’a demandé de laisser mourir des gens, alors oui j’en ai sauvé d’autres, mais je suis venue ici pour aider, pour soigner, pas pour choisir qui je voulais sauver. Miran m’a dit que je ne pourrais pas tous les sauver, j’en suis consciente, mais je ne pensais pas que ce serait si dur, tous ces corps au sol, toute cette souffrance, cette peur et cette colère. Colère de voir que tout ceci n’était l’œuvre que d’un homme, et s’en suivis l’incompréhension et les interrogations. Comment les hommes pouvaient faire preuve d’autant de cruauté envers d’autres hommes ? L’humanité était en train de se détruire sous les yeux d’autres humains incapables d’agir ou de réagir. Je ne sais pas si ma place est vraiment ici mais je sais que je ne pourrais pas être ailleurs, pas après ce que j’ai vu.''

La voiture s’arrête, le moteur se coupe et le chauffeur, dans un anglais toujours aussi approximatif et avec une amabilité toujours très prononcée met fin au silence qui règne dans l’habitacle de la voiture.

« Voilà, vous pouvez descendre, on est arrivé. »

Miran sort le premier, suivis de prêt par les deux filles. Le silence est toujours pesant entre ces trois là, mais après avoir aidé les filles à récupérer les valises dans la jeep et à les poser dans la tente réservée aux deux bénévoles, Miran s’assit sur une chaise avant de prendre la parole pour la première fois depuis leur départ de la scène macabre.

« Si vous avez besoin de parler de ce que vous avez vu la bas, je suis là. Je serais avec vous pendant la durée de votre séjour, traducteur et médecin, mais aussi confident et ami si vous le souhaitez. C’est mon Pays mais ce n’est pas parce que je ne le montre pas que je ne suis pas touché par ce qu’il se passe. Je ne suis pas abattu, je ne suis pas résigné, mais j’ai appris à contenir mes émotions dans les situations d’urgences et c’est ce que vous devez apprendre à faire, pour être efficace sur le terrain. Mais rassurez-vous, ce que vous allez voir me choque aussi, ça choque tout le monde ici, et c’est parce que cela nous choque encore que nous continuons à nous battre, je me bats pour ma famille, pour mes amis, pour mon Pays, mais aussi parce que je crois que nous ne pouvons pas laisser la cruauté humaine gagner, parce que je ne veux pas me résigner et me dire que nous allons les laisser gagner. C’est mon combat, et vous avez décidé de le rejoindre, et pour ça je vous respecte, et vous pourrez compter sur moi. »

« Miran, je peux te poser une question ? »


Un hochement de tête de Miran indique qu’Anaïs peut se permettre une question surement personnelle sinon la Française n’aurait pas eu à demander la permission.

« Tu as déjà eu envie de tout quitter et de partir d’ici ? »

« Oui, j’en ai eu envie et plusieurs fois. Parce que c’est dur de vivre quotidiennement avec des images comme celle d’aujourd’hui. Parfois tu perds l’espoir, et tu as l’impression que quoique tu fasses, la cruauté l’emporte sur le bien que tu tentes de faire. Parce qu’il est plus facile de détruire la vie que de la sauver. Mais je me bats pour mon pays, et pour les proches que j’ai encore ici et pour ceux que j’ai perdus dans ce conflit. Ce n’est pas pour moi que je fais tout ça, si je le faisais pour moi, j’aurais abandonné depuis longtemps. »

« La voiture piégée dont tu m’as parlé tout à l’heure. Tu as perdu quelqu’un ? Je suis désolé de demander ça mais j’ai senti quelque chose dans ta façon d’en parler. »

« Ma cousine, elle avait 8 ans. »

« Je suis désolé. »


Miran tente un sourire de façade, un signe pour montrer qu’il comprend et n’en tient pas rigueur à Anaïs, mais au fond, il ne trompe personne. Sa cousine est morte quatre jours plus tôt et aujourd’hui, il a du faire le choix, pour sauver des vies, de ne pas sauver un enfant. Cette pensée traverse sans doute l’esprit d’Anaïs qui prenant conscience de la réalité de la vie quotidienne de Miran, ne trouve rien d’autre à dire si ce n’est des excuses.

« Je suis vraiment désolé Miran. »
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MessageSujet: Re: Melina Laurent • Survival in Hell   Dim 7 Mai - 6:19

Survival in Hell
Anaïs et Lorina, malgré la grosse fatigue visible sur leurs visages, ne dorment pas, chacune est allongée dans son lit de fortune sous une tente en plein milieu d’un Pays en guerre. Elles ont effectué leur première journée, et le brassard blanc avec la croix rouge qu’elles portent toutes les deux ne laisse plus de place au doute concernant leur rôle dans ce nouveau Pays. Lorina tend la main et attrape son téléphone. Il indique 4h27, la latino étouffe un soupir. De son coté, Anaïs est allongée en position fœtale, ses yeux brillants et rougis ne laissent aucun doute, la jeune médecin a pleuré, silencieusement.

« Tu dors ? »

« Non. »

« C’est chaud dehors. Tu  penses que nous deux petites Françaises, on peut vraiment servir à quelque chose ici ? Tu as vu ce qui s’est passé là-bas ? Les gens se font péter sans raisons au milieu de la population, ils mettent des bombes dans tout ce qu’ils peuvent trouver juste pour faire des carnages. Petits en France on joue avec des pétards, et encore quand les parents nous laissent prendre un briquet, ici, c’est les bombes qui pètent à chaque coin de rues, avec toujours plus de morts, de pertes. Des bombes qui tombent du ciel, des bombes humaines, des voitures qui pètent au milieu d’une rue, et ça c’est sans compter les combats armés, les terroristes qui attaquent la population, les enlèvements, les tueries, ici la vie humaine n’a aucune valeur pour ces gens là. Alors à quoi on sert ? Anaïs, pourquoi je nous ai emmené dans cette merde ? Pourquoi essayez de sauver une population qui est au milieu d’un conflit déséquilibré, sans loi, sans issues ? »


Lorina fait une pause dans son discours, sa voix se casse traduisant son émotion. Anaïs ne bouge pas, elle écoute le discours de son amie. Elle n’a rien à dire, rien à ajouter, elle respecte la confession de son amie qui se livre sans filtre.

« Pourquoi risquer nos vies pour un combat aussi insensé ? Il y a des morts, et encore morts et tout ça pour quoi ? Un sentiment de gâchis, plus aucun respect pour la vie, pour les autres. Juste des morts, encore des morts, des âmes perdues, disparues et aucune explication, aucune raison. Ca ne fait que quelques heures qu’on est arrivé Ana’ et pourtant je veux rentrer, je veux partir d’ici. Je pensais vouloir aider les gens, mais je vais me perdre en restant ici, je ne peux pas vivre dans un monde comme ça, je ne veux pas perdre ma foi en l’être humain, et ici je sais que je vais me perdre. Ce monde tue tout, l’être humain, mais aussi l’espoir, les croyances, l’amour, la foi, le bonheur. Je ne suis pas prête à voir toutes ces horreurs, je ne suis pas assez forte Ana, je ne vais pas tenir ici. Je sais c’est égoïste, mais à quoi bon se battre ? On ne fait pas la guerre avec des bons sentiments, on se fait tuer c’est tout et je ne veux pas mourir. Je suis désolé Anaïs, mais je veux rentrer chez moi et retrouver mon innocence pour continuer à croire en ce monde, en la bonté des gens. Partir d’ici et oublier cette vision d’horreur, oublier que les hommes peuvent être aussi noirs. Je veux juste rentrer et pouvoir me dire que tout ceci n’était qu’un cauchemar, que notre monde ne peut pas être aussi pourri, je veux juste pouvoir sourire encore sans me sentir coupable de vouloir vivre alors que partout sur terre des gens meurent tués par la folie, par la haine des autres hommes. Ce monde, je ne suis pas prête à la concevoir, parce que je sais que dans un monde comme celui là, je meurs, je me perds, et je ne veux pas mourir. »

Anaïs se lève, sans un bruit, elle s’installe sur le lit de son amie et s’allonge à ses cotés. Lorina attrape la main d’Anaïs et la serre de toutes ses forces. Les deux amies allongées se tiennent la main en silence, seuls quelques reniflements se font entendre signalant l’émotion présente dans la pièce.

« Je suis là, je te promet d’être toujours là pour toi. On se l’est promis avant de partir, je surveille tes arrières Lori. Tu es notre rayon de soleil, et je ferais tout pour que tu ne perdes pas cette étincelle de bonheur que tu as toujours dans tes yeux. Quelques soient la misère que l’on voit ici, tu dois garder foi en toi, foi en ce pourquoi on se bat, et tu ne dois jamais t’interdire de sourire parce que ce sourire c’est toi, et c’est ce qui te permettra de ne pas te perdre. Ta joie de vivre, ne laisse rien n’y personne te la prendre. Quelque soit les obstacles, les douleurs, tu les surmonteras, parce que tu te bats depuis toute petite, tu le fais parce que tu crois en l’être humain, tu crois en toi et surtout tu crois en la vie. Tu es la personne la plus obstinée et la plus optimiste que je connaisse. Tu vois de la beauté partout dans le monde, tu nous l’as montré à plusieurs reprises, tu nous as ouvert les yeux sur pleins de petites choses que l’on ne distinguait même pas. Tout est joie et beauté dans ton regard, si tu arrives à partager ne serait qu’un tout petit peu de tout ça avec les gens d’ici, alors tu auras la plus belle des récompenses. On ne va pas vaincre le terrorisme mais le temps de quelques instants, on peut sauver la vie d’enfants, de femmes victimes, on peut leur donner un peu de joie, un peu d’espoir, et ici, ça manque cruellement. Ne baisse pas les bras, jamais. En restant ici tu as peur de te perdre, mais tu te trompes, c’est en partant, en abandonnant que tu vas te perdre.»

Alors que les deux femmes sont en pleine discussion, un bruit infernal coupe les deux médecins dans leur échange. Sursautant, Anaïs se lève et avance lentement vers l’entrée de leur tente et passe une tête à travers l’ouverture pour observer la scène. Dehors une scène digne d’un champ de bataille. Des gens courent dans tout les sens, des militaires armés font face à un groupe de rebelles bien plus nombreux qui a envahis le camp. Miran arrive en courant dans la tente des deux Françaises bousculant au passage Anaïs.

« Levez-vous on doit partir. Suivez-moi. »

Lorina attrape la main d’Anaïs. Miran sort le premier en courant suivis de très près par les deux femmes. Soudain Miran s’écroule devant les filles, blessé à la jambe par une balle perdue. Anaïs s’arrête nette, pas Lorina, leurs mains se détachent. Lorina s’arrête quelques mètres plus loin et observe la scène impuissante.

« Cour, suis le groupe.»

« Non je ne te laisse pas.»


Soudain deux hommes armés et au visage caché sortent de nuls parts et d’un violent coup de cross assomme Anaïs qui s’écroule au sol inconsciente. L’un des hommes la ramasse sur le sol et la soulève comme un vulgaire sac qu’il porte à son épaule. Le deuxième homme menace de son arme Miran et après deux, trois phrases échangées dans un dialecte que Lorina ne comprends pas, contre toute attente, l’homme ne tire pas sur Miran, il le relève violemment et le pousse à pénétrer dans le véhicule qui vient de forcer les différentes protections du camp. Le deuxième homme balance le corps inconscient d’Anais dans le fourgon et le véhicule repart. Cachée, Lorina observe le véhicule s’éloigner peu à peu jusqu’à disparaître avec à son bord son amie et confidente, qui vient de se faire enlever sous ses yeux sans qu’elle ne puisse la sauver.
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MessageSujet: Re: Melina Laurent • Survival in Hell   Jeu 18 Mai - 2:11

Survival in HellLorina est accroupie dans un coin, cachée derrière une tente, elle est recroquevillée sur elle-même, le regard vide, perdu vers l’horizon. Le camp est étonnamment calme après la scène de violence qui vient de se dérouler dans ce lieu pourtant censé être un lieu protégé. Mais le calme ne dure pas, et peu à peu, des cris, des pleurs, des appels à l’aide se font entendre venant de toute part. Le passage de ce groupe de rebelles a fait des dégâts et il est venu le temps de faire les comptes et de porter secours aux victimes. Mais Lorina ne bouge pas malgré l’urgence de la situation, elle reste prostrée dans son coin, sous le choc, alors qu’autour d’elle, les premiers secours se mettent en place.

« Vous, vous êtes médecin ? Nous avons besoin d’aide la bas. »

Un militaire interpelle Lorina dans un anglais parfait mais avec un fort accent français. Mais Lorina ne bouge pas, ne le regarde même pas. Le militaire s’approche et pose sa main son l’épaule de la jeune femme. La réaction de Lorina est d’une telle violence que le militaire surpris se retrouve au sol avec Lorina qui le frappe. Il arrive sans trop de difficulté à l’immobiliser et il la maintien contre lui le temps qu’elle retrouve son calme.

« Mon amie, […] mon amie, j’ai besoin d’aide. […] elle a été enlevée. »

La terreur se lit dans les yeux et dans la voix de Lorina, en disant ces mots, elle semble prendre conscience de la réalité de la situation, son amie a été enlevée sous ses yeux par des hommes sans aucunes morales. Elle se met à pleurer dans les bras de ce militaire qu’elle ne connait même pas mais qui semble partager sa peine. Lorina et ce militaire, sont assis par terre, aucun mot entre eux juste un moment de compassion entre deux âmes qui vivent une épreuve similaire.

-------------------------

Dans une pièce sombre et humide, Miran, allongé au sol est le premier à ouvrir les yeux. Sa main droite je dirige vers son mollet ou un bandage recouvre sa blessure mais n’adoucit pas la douleur que ressent le jeune homme et qui est visible sur son visage par des rictus caractéristique de la douleur. Il tente de se redresser, et après quelques secondes à vaciller, il finit par trouver une stabilité. Son regard balaie la pièce rapidement à la recherche de quelque chose, quelqu’un. Il ne semble pas paniqué, il ne semble même pas réellement apeuré, juste inquiet. Son regard se pose sur une forme à peine visible dans l’obscurité de la pièce. Avec difficulté il s’avance vers ce qui semble être un corps, et une fois à sa hauteur, il se laisse tomber au sol dans un gémissement de douleur.

« Anaïs, tu m’entends ? »

En médecin, il cherche les constantes de cette Française qu’il a rencontré il y a seulement quelques heures.

« Elle va bien, elle est juste droguée, comme nous tous ici. Dans quelques minutes elle devrait revenir à elle, comme vous. »

Une voix féminine se fait entendre, mais Miran ne voit rien. Il cherche mais il comprend bien vite, que la pièce doit être plus grande qu’il ne le pensait et que l’obscurité le prive d’un visuel d’ensemble.

« On est ou ? Vous êtes qui ? Il y a combien de personnes ici ? »

Miran s’était assis à coté d’Anaïs, il avait déposé son pull sur le corps encore inconscient de la jeune femme et semblait déterminer à obtenir des réponses.

« Je vous parle, on est combien ici ? »

« Arrêtez de crier, vous allez les faire venir. »

« Alors répondez ! »

« Je ne sais pas combien on est, ça va, ça vient et comme vous je ne vois rien ici, par moment on a quelques rayons du soleil pour nous éclairer, mais ça ne dure jamais. Les gens viennent et partent, ils ne restent pas ici alors je ne sais pas combien nous sommes de prisonniers. Je ne sais pas ou nous sommes non plus, comme vous je suppose, j’ai été enlevé, et maintenant je suis là.»


La résignation et la froideur dans la voix de la femme fait froid dans le dos. Miran se remémore les derniers instants avant de perdre connaissance.

Flash-back :

« Cour, suis le groupe.»

« Non je ne te laisse pas.»


Soudain deux hommes armés et au visage caché sortent de nuls parts et d’un violent coup de cross assomme Anaïs qui s’écroule au sol inconsciente. L’un des hommes la ramasse sur le sol et la soulève comme un vulgaire sac qu’il porte à son épaule.

« Laissez-la, si c’est un médecin que vous voulez, je suis médecin. »

« Toi tu es dans ce Pays depuis trop longtemps, tu n’auras pas peur de mourir, elle si. »

« Elle ne parle pas notre langue, elle ne vous sera d’aucune utilité. »

« Tu viens de gagner un aller sans retour en enfer. C’est rare les gens qui essayent de nous convaincre de les enlever. »


L’homme menace de son arme Miran qui peine à se relever alors que sa jambe soigne abondamment. Le terroriste pousse violement Miran dans le véhicule et le Syrien s’écroule à l’intérieur juste à coté du corps inconscient d’Anaïs.

« Tu es médecin, alors soigne ta blessure, on va avoir besoin de toi. »

Un homme au visage masqué s’est adressé à lui en arabe et lui a jeté une petite trousse de secours, très petite qui ne contient que du matériel de base et de très mauvaise qualité mais Miran attrape cette trousse et entreprends d’effectuer les premiers soins sur sa blessure qui continue de saigner. Le véhicule continue son chemin alors que Miran termine de recouvrir sa blessure avec des bandages. Alors qu’il finit de découper le bandage, il sent un objet lui piquer le bras, il tente de se débattre, mais le produit est déjà dans son système. Il s’écroule au sol, encore conscient mais incapable de bouger. Ses paupières sont de plus en plus lourdes, il se tourne vers Anaïs qui semble avoir droit au même traitement que lui. Ses yeux se ferment peu à peu et son corps entier se relâche, la drogue fait son effet et le voilà endormi.

Flash-back

Des toussotements ramènent Miran à la réalité. Anaïs semble se réveiller, mais le retour à la conscience semble plus difficile pour la Française. Les yeux toujours clos, Anaïs passe sa main droite sous sa nuque et quelques rictus de douleurs se forment sur son visage. Elle ouvre les yeux, et soudain elle semble comprendre la situation. Elle s’agite, tente de se relever, mais retombe avec violence au sol, encore sonnée par la drogue et le coup reçu derrière la nuque. Sa respiration s’accélère, la panique commence à l’envahir, et elle finit par vomir. Miran qui assiste à ce réveil cauchemardesque, finit par s’approcher d’Anaïs, mais il ne dit rien, qu’aurait-il pu dire de pertinent à ce moment ? Rien. Alors il se tait et lui attrape  la main, un geste anodin, juste pour lui montrer qu’elle n’est pas seule, bien qu’il sache que cela ne sera absolument pas réconfortant. Anaïs lui serre la main à son tour.

Une voix en arabe résonne dans cette pièce.

« En voilà un qui arrive. »

Miran glisse quelque mot dans l’oreille d’Anaïs, et la jeune femme s’allonge au sol, yeux clos.
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Melina Laurent
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MessageSujet: Re: Melina Laurent • Survival in Hell   Ven 16 Juin - 8:06

Survival in Hell

Un homme dont seuls les yeux sont visibles apparait dans la faible lueur de la pièce et s’approche de deux nouveaux prisonniers. Miran est assit au sol devant Anaïs allongée les yeux clos. L’homme s’avance sans un mot, il passe devant le duo de prisonnier et continu son chemin sans s’arrêter. Miran semble surpris et en arabe interpelle l’homme.

« Qu’est-ce que vous allez faire de nous ? »

L’homme ne se retourne pas, ne réponds pas et il disparait dans la pénombre du lieu.

« C’est eux qui parlent, nous on se tait et on fait ce qu’ils exigeant, c’est comme ça que ça fonctionne et vous feriez mieux de le comprendre rapidement.»  

« Vous êtes ici depuis combien de temps ? »

« On est le combien ? »

« Le 10 Septembre 2020. »

« Ca fait plus de 7 mois alors. »


Un soupir résonne dans la salle suivis d’un silence pesant, silence qui est de courte durée. Un cri de douleur résonne dans cette pièce sans limite. Un cri déchirant qui fait frissonner Anaïs, toujours allongée, silencieuse, les yeux clos, un cri qui est suivi par des gémissements moins forts mais tout aussi inquiétants.

« Voilà pourquoi vous devez faire ce qu’ils vous demandent. »

« Ils l’ont tué ? »

« Je ne pense pas, c’est juste leur façon de nous donner une leçon, alors obéissez.»


Des bruits de pas se font entendre et l’homme revient devant Anaïs et Miran, il balance aux pieds de Miran une trousse de secours et s’adresse à lui en arabe.

« Levez vous. »

Miran se lève difficilement en prenant soin de ne pas s’appuyer sur sa jambe et se place devant l’homme.

« Je vous suis. »

L’homme repousse violemment au sol Miran et s’approche d’Anaïs. Il tourne autour du corps d’Anaïs et évite le vomi au sol. Miran conscient de la dangerosité de la situation s’approche du garde et tente d’attirer son attention.

« Je suis là, elle n’a toujours pas repris conscience mais je vais vous suivre. »

Le garde envoie une nouvelle fois Miran au sol en lui assénant un coup de poing. Il s’approche d’Anaïs et lui assène un violent coup de pied dans l’estomac. Le souffle coupé sous la violence du choc, la Française suffoque avant de tousser. Les yeux toujours fermés, elle replie ses jambes pour se protéger en cas de nouveau coup. Mais l’homme l’attrape par la gorge et avec force la soulève du sol. Il la relâche, et Anaïs retombe violemment sur le sol.

« Plus jamais vous ne mentirez. Quand je dis quelque chose, vous le faites, c’est comme ça que ça fonctionne ici et si vous avez besoin de leçons pour retenir les règles, comptez sur moi. »

Il se tourne vers Miran qui avec difficulté, s’est rapproché d’Anaïs et toujours en arabe lui demande de traduire ce qu’il vient de dire à Anaïs.

« Maintenant debout et vous allez faire en sorte que le gars à qui je viens de donner une leçon ne meurt pas, si vous ne voulez pas vous aussi une leçon du même genre. »

Miran est le premier à se lever, il aide Anaïs à tenir sur ses jambes et pendant qu’il traduit à la Française les menaces et les attentes de leur bourreau, ils avancent dans la pénombre de la pièce suivis de prêt par le garde qui les guide à la voix.

-------------------------

Le calme est revenu sur le campement, les blessés sont installés dans les tentes de secours, l’armée est présente en nombre, et s’affère à renforcer la sécurité tout autour du camp. Pas de période de deuil ici en Syrie, les attentats, les agressions, les meurtres, font partie du quotidien depuis quelques années et le Pays n’a même plus le temps de pleurer ses pertes.

Lorina fixe son téléphone, les yeux rougis de larmes, la culpabilité et l’inquiétude se lisent sur son visage, un militaire fait irruption dans sa tente mais elle ne relève même pas les yeux et reste fixer à son téléphone. Le militaire s’approche de Lorina et sans attendre l’accord de Lorina il s’installe à ses cotés sur le lit de camp. Il regarde la vidéo qui se joue sur le téléphone de la jeune femme et il voit Lorina avec une autre fille qu’il reconnait d’après les clichés de la jeune femme comme étant Anaïs. Il ne cherche pas à perturber la jeune femme, il reste assit à coté d’elle en attendant qu’elle soit prête à relever la tête et à détourner son regard du téléphone.

« Vous avez prévenu ses parents ? »

« Oui. L’armée a prit contact avec eux. »

« Je ne peux pas les appeler. C’est moi qui l’ai entraîné ici, c’est ma faute, comment je pourrais regarder ses parents après ça ? Comment je vais pouvoir me regarder ? Je l’ai regardé se faire enlever sans rien faire. Mais pourquoi elle s’est arrêtée ? Pourquoi elle ne m’a pas suivi ? On est venu ici pour aider pas pour se faire tuer. »


Un silence s’installe entre le militaire et la jeune médecin bénévole. Le talkie du militaire vient rompre ce silence.

« Multiples militaires blessés, arrivé sur le camp dans 6 minutes. »

Le militaire se lève, il s’apprête à partir mais avant de sortir de la tente, il se tourne vers Lorina.

« Tu es venu ici pour aider ? C’est le moment, on a besoin de toi, tu ne peux rien faire pour ton amie, laisse l’armée se charger de ça, mais viens aider les soldats blessés. Eux aussi ont une famille, eux aussi ils sont venus pour aider pas pour se faire tuer, alors viens les aider, on manque de médecins ici. »

Sans répondre, Lorina range son téléphone dans sa poche et se lève, elle suit le militaire qui rejoins au pas de courses le camp de secours des militaires. Les blessés ne sont pas encore arrivés, mais déjà les lieux sont investis par une dizaine de militaires, médecins, infirmiers, secouristes qui préparent les lieux afin d’être le plus efficace possible lors de l’arrivée des militaires blessés.

Le convoi arrive et à partir de ce moment, c’est l’effervescence dans la petite tente militaire, un brouhaha médicale inaudible rempli l’air, des gémissements de douleurs se distinguent au milieu de ce vacarme. Le personnel médical s’affère auprès des blessés, du sang coule le long des draps, tachant le sol. Des militaires hommes et femmes sont pris en charge par différents personnels soignant. Lorina est avec un militaire qui a reçu un éclat dans le bras, et elle écoute le récit détaillé du militaire sur les circonstances de l’accident.

« On était en place depuis plusieurs jours, on arrivait à la fin de la réparation de l’école et on faisait les dernières vérifications d’usage avant de rentrer et là on a entendu des tirs suivis d’une grosse explosion et ça tirait de partout.»

Flashback :

Dans un petit village reculé, trois convois militaires sont sur place. Quelques militaires échangent des ballons avec des enfants du village, d’autres assurent la sécurité des lieux. Militaires et villageois se mélangent dans ce petit bourg ou la vie continue malgré la présence militaire en nombre.

« D’accord les gars, on regroupe le matériel et on rentre à la base. »

Un pickup blanc arrive à toute allure, à son bord, quatre hommes armés de fusils d’assaut. Le véhicule fonce tout droit sur les militaires et explose au centre du village. Plusieurs pickups arrivent à leur tour et les tirs s’enchainent. Des deux cotés le bruit des tirs couvre les paroles des militaires, et semble ne jamais cesser. Chacun tient ses positions et les blessés s’accumulent. Soudain deux explosions retentissent et le calme intervient. Le bruit des cris remplace le bruit des tirs. Le combat est terminé, mais le plus dur commence et l’aide aux blessés se met en place, civiles comme militaires, le bilan est lourd.

Fin du flashback.

-------------------------

Anaïs et Miran se retrouvent dans le noir, seul le faisceau de la lampe de poche du garde leur permet de continuer d’avancer jusqu’à ce qu’ils se retrouvent devant une porte close. Le garde les pousse pour passer devant et ouvrir. C’est la première porte qu’ils voient dans ce lieu si mystérieux. Une fois la porte déverrouillée, l’homme repousse Miran et Anaïs à l’intérieur, il leur balance une lampe torche et referme derrière eux.

Miran ramasse la lampe torche et éclaire la pièce. C’est une toute petite pièce, 4 murs, une porte et au milieu de la pièce un homme dans un sale état, visiblement, ce n’est pas sa première séance de torture.

Miran ouvre la trousse de secours et s’approche de l’homme. C’est un homme d’une quarantaine d’année, les traits marqués par la douleur et la captivité. Son visage tuméfié montre l’étendu des coups qu’il a reçu, son état général n’est pas très bon et les nombreuses contusions qui recouvrent son thorax et son dos ne sont pas pour rassurer les deux médecins. Une blessure encore ouverte saigne et tâche le béton. Miran est le premier à se pencher sur l’homme pour vérifier ses constantes, en arabe, il s’adresse à lui.

« Je vais vous aider, mais je vais avoir besoin de vous. »

Anaïs s’assoit à coté de Miran lui tenant la lampe de chevet et fouillant dans la trousse de secours.

« Putain y’a rien la dedans, on est censé le sauver avec des compresses même pas stériles ? »

L’homme relève la tête à l’entente des mots employés par la jeune Française. Et en Français il supplie Anaïs.

« S’il vous plait. Laissez-moi mourir, je mérite que ça. »

Miran et Anaïs se regardent sans comprendre, étonnés par les mots employés par l’homme face à eux.




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MessageSujet: Re: Melina Laurent • Survival in Hell   Mer 18 Oct - 10:14

Projet terminé ?


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MessageSujet: Re: Melina Laurent • Survival in Hell   Hier à 1:46

On va dire que oui. J'ai essayé de reprendre mais avec le temps j'ai perdu l'inspi que j'avais sur ce projet.


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