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 EVAN N. BRESS • The Survivors

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Evan N. Bress
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MessageSujet: EVAN N. BRESS • The Survivors   Sam 15 Avr - 19:28

The Survivors
Sci-Fi/Drame | Serie TV | Continental | Rôle Principal | Note Nominale : 52

Synopsis
Informations
En plein cours d'histoire, Sam et ses amis voient, le professeur disparaître. Affolés, ils sortent de classe et se rendent compte qu'il n'y a plus aucun être humain de plus de 17 ans : ils se sont tous volatilisés. Plus incroyable encore, certains de ceux qui restent développent des super-pouvoirs, mais ils ne parviennent pas encore à les maîtriser. Passé la première période d'euphorie, les enfants et adolescents doivent maintenant s'organiser pour survivre. Sam devient malgré lui l'un des responsables de l'organisation, mais il va devoir affronter d'autres chefs de bande, aux idées beaucoup plus sombres.
• Titre du film : The Survivors
• Budget du Film : 1.000.000 €
• Producteur : Yannick Valdoski
• Réalisateur : Dimitry Vassel
• Acteurs Principaux : Evan Bress (Samuel "Sam" Leedson), Norah Jenkins (Vanessa Reedman), Damian Velkon (Joachim Riviera), Priska Velkon (Louna Preston)
• Acteurs Secondaires : Au choix du Player
• Genre : Sci-Fi/Drame
• Salaire : 100.000€
• Note du Projet : 38
• Date de parution : 22/04/2017
• Variations sur les barèmes :
Note du projet inférieur de 20% à 40% à la note nominale (--)
+2 critique
+10% salaire
+1 commercial


Emi Burton


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Dernière édition par Evan N. Bress le Sam 6 Mai - 21:34, édité 2 fois
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Evan N. Bress
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MessageSujet: Re: EVAN N. BRESS • The Survivors   Sam 15 Avr - 19:47

Affiche 1:
 

Affiche 2:
 


Affiche 3:
 

Cause boys don't cry

Evan N. Bress | Samuel "Sam" Leedson / Sam du Bus
Premier rôle C’est un surfeur assez discret. Il n'aime pas commander mais à chaque fois qu'il se passe quelque chose les gens se tournent vers lui. Il a le pouvoir de projeter des rayons laser (flammes vertes) par ses mains et de créer des boules de lumières qui ne s'éteignent jamais. Il a été nommé chef des pompiers/div>

Damian Velkon | Joachim Riviera
Premier Role Un nouvel élève qui prouve rapidement son efficacité dans la Zone, il fait partie des pompiers

Damian Lanter  | Quinn Gaither
Second Role Un surfeur, qui, à l'inverse de son meilleur ami Sam, n'a pas le courage d'accomplir des responsabilités, il fait partie des pompiers.

Matt Cartson | Charles Merriman "Orc"
Second Role Une brute sans grande intelligence.

Michael Gosme | Howard Bassem
Second Role L'ami lèche-bottes d'Orc, il s'occupe généralement des négociations pour lui. Il a inventé le terme de Zone pour définir l'intérieur de la barrière qui entoure la ville.

Michael Gosme | Caine Soren
Second Role C’est un adolescent du Pensionnat Coates, qui semble être une personne agréable au premier abord. Il est décrit par les autres comme étant beau, entreprenant, bienveillant et capable d'obtenir facilement ce qu'il désire, mais il semble aussi avoir des intentions bien moins positives.


'Girls just wanna have fun

Norah Jenkins | Vanessa Reedman
Premier rôle

Priska Velkon | Louna Preston
Second rôle

Judith A. Huggins | Kira
Second rôle


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Dernière édition par Evan N. Bress le Sam 13 Mai - 19:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: EVAN N. BRESS • The Survivors   Sam 15 Avr - 19:50


Californie ◈ Evan N. Bress is Sam
The Survivors E01 S01
Rose Kennedy a dit un jour; les oiseaux chantent après la tempête. Pourquoi les gens ne seraient-ils pas eux aussi libres de se délecter des jours ensoleillé qui leur reste à vivre.


 




S
Evan en voix off

i un jour, vous avez mis les pieds dans une salle de classe, vous avez forcement entendu parler de la guerre de sécession. Je vous passe donc les détails du discours de notre professeur qui vu son âge avait certainement participer lui-même aux batailles, après tout, le cours en lui-même n'est qu'un détail, le point de départ d'une histoire que j'aurais préféré suivre tranquillement installé devant mon écran plutôt qu'impliqué directement dedans. Mais avant de commencer, je vais me présenter.

La caméra quitte la salle de classe et Sam est sur une planche de surf en compagnie de Quinn.

Mon nom est Samuel Leedson, mais vous pouvez m'appeler Sam ou encore Sam du bus, comme le font la plupart des jeunes de la ville. Vous devez vous demander, mais pourquoi Sam du bus, rassurez-vous, je ne conduis pas un bus ou un truc dans le genre, en fait ça remonte à mes 12ans, nous étions en sortie scolaire avec ma classe. Le conducteur du bus scolaire a eut une crise cardiaque alors que nous roulions le long d'une falaise, j'ai eut le réflexe de pousser le chauffeur et de prendre sa place, puis j'ai fait en sorte d'arrêter le véhicule pour ensuite prévenir les secours avec le téléphone du pauvre homme. J'ai même eut le droit à ma photo dans le journal ! Mais revenons aux présentations, le grand nigaud qui surf avec moi se nomme Quinn, Quinn Gaither, à première vue, je dirais que nous avons le même niveau en surf. Mais alors que je suis plutôt du genre discret, il possède un bon sens de l'humour et un goût très étrange en matière de mode. Sa réputation d'excentrique fait fuir pas mal de monde, mais ça ne le dérange pas, car tout comme moi, il est plutôt du genre solitaire.

Voilà, nous avons fait le tour de mes proches. Bon OK, pas vraiment, il y a bien ma mère avec qui je vis seul depuis le départ de bon beau-père. Elle travaille comme infirmière dans une école privée située sur les hauteurs de la ville. Elle gagne tout juste de quoi payer le loyer de la petite maison miteuse située dans une impasse de la ville, que ça soit au sens figuré, mais aussi au sens propre. Mais là, j'ai vraiment fait le tour, je n'ai pas d'autres véritables amis, je n'ai jamais connu mon père et ne comptais pas sur moi pour vous parler de la fille qui me plaît, nous ne nous connaissons pas suffisamment vous et moi pour que je parle de ça.

Retour de la caméra sur le cours d'histoire. Gros plan sur le professeur, il parle, puis soudain, il disparaît.

Stupeur dans la salle de classe qui ne comprend pas comment cela est possible. Rapidement, les jeunes remarques qu'un élève a lui aussi disparut. Alors que la panique commençait à se rependre dans la salle et que plusieurs personnes semblaient se demander s'ils n'allaient pas être les suivants à disparaitre. La porte de la salle s'ouvrit sur Vanessa. Vanessa était un peu la Hermione Granger du bahut, la fille toujours présentable et qui avait en permanence la réponse aux questions qui n'avaient même pas encore été posées.

Après un rapide échange, elle expliqua qu'elle était en cours de Math intensif en compagnie de trois garçons et de la prof et soudainement, elle s'était retrouvée toute seule. Alors qu'un silence de mort s'abattait dans la classe, le bruit de sirènes des voitures se fit entendre. Puis il fut rapidement étouffé par la multitude des voix qui résonnaient dans le couloir. Rapidement, un début de panique parcourut l'établissement et Vanessa, Quinn et Sam, apprêt avoir pénétré dans la salle des professeurs pour voir s'ils ne pouvaient pas trouver un adulte, découvrirent que les chaînes de télévision n'émettaient plus, et que leurs téléphones portables ne captaient pas non plus. Ils ont donc décidé dans un premier temps de se rendre chez leurs parents respectifs, mais en restant tous les trois et en commencent par la maison de Vanessa, car en plus de savoir si sa famille n'avait pas subi le même sort que les autres adultes, elle devait savoir si son petit frère Pete qui souffre d'autisme n'était pas livré à lui-même.

Ils arrivèrent rapidement dans un des beaux quartiers résidentiels de la petite ville balnéaire. Le père de Vanessa travaille à un bon poste à la centrale nucléaire gagnait suffisamment bien sa vie pour offrir une belle maison à sa famille et permettre à sa femme de ne pas travailler et de se concentrer entièrement à leurs enfants.

Sur la route, ils croissaient un groupe de gamin qui courait dans tous les sens sans avoir de but visible. Sam se dirigea vers eux pour leur conseiller de rejoindre la place de la mairie et de conseiller aux autres de faire de même. Il ne savait pas trop pourquoi il conseillait cela, mais ça lui semblait être le comportement le plus logique. Alors qu'il rejoignait ensuite les deux membres de son groupe. Vanessa déclara.

-18 ans.
-Tu plaisantes, ils avaient au grand maximum 15ans. Répondit Quinn.
-Pas eux, je parle de Jink et Michael, les deux garçons de mon cours. Ce sont des cracks en math, mais ils soufrent de dyslexie ce qui les ralentit dans leur scolarité. Ils ont tous les deux 18 ans, je suis la seule à avoir 17 ans.
-Josh, le garçon de notre classe, il a 18 ans aussi, enfin, je crois. Répond Sam.
-Merde, ça veut dire que la ville ne compte plus une seule personne de plus de 18 ans ? Demanda Quinn.
-Je crois que nous allons très vite le savoir. Conclue, Vanessa.


-------------------------------------------------------------


Changement de décor. Dans un canyon, un vieux pick-up parcourt seul un chemin de terre. À l'arrière se trouve un magnifique labrador jaune et dans la cabine, un vieil homme aux origines amérindiennes conduit le véhicule tandis qu'une jeune fille qui semblait être sa petite fille regardait par la fenêtre. Les deux personnes semblent plonger dans une conversation qui nous confirme le lien de parenté des deux protagonistes. Le téléspectateur apprend que la jeune fille a été confiée par ses parents au vielle hommes après avoir été surprise par la police a voler de la bière dans une épicerie en compagne d'un garçon.

Soudain, le vieil homme et la voiture sort de la route. Après de nombreux tonneaux, la voiture s'arrête et la caméra filme le corps de la jeune fille.


-------------------------------------------------------------


Retour sur le petit groupe qui quitte visiblement la maison de Vanessa.

-Nous retrouverons ton petit frère, je te le promet Vanessa.

La jeune femme ne semble pas vraiment écouter les paroles de Sam, mais elle accompagne le groupe vers la maison de Quinn, le regard dans le vague.

Arrivé à la maison du meilleur ami de Sam, la demeure semble tout aussi vide que celle de Vanessa et ils se dirigent donc vers un quartier bien moins aisé, un quartier ou se trouve la maison du dernier membre du groupe.

La maison en question, dont la peinture des murs semble bien plus vielle que les trois protagoniste est aussi vielle à l'extérieur qu'elle l'est à l'intérieur. Comme le firent les autres, Sam appela sa mère, mais ses supplications restèrent sans réponse et après plusieurs minutes, il arrêta.

-Je... Je vais me changer, vous pouvez attendre deux minutes ? Si vous avez soif, vous trouverez à boire dans le frigo

Sans même attendre de réponse, le jeune homme monta deux à deux les marches du vieil escalier et il entra dans sa chambre. Il détestait sa chambre. Sa fenêtre donnait sur une ruelle et le verre de la vitre était légèrement opaque, si bien qu'on voyait mal à travers. La pièce gardait un aspect sinistre même par beau temps et la nuit, il y faisait noir comme dans un four et bien qu'il approche de ses 18 ans, Sam avait horreur du noir.

Cela faisait six mois que sa mère et lui avaient emménagé dans ce pavillon décrépi, deux mois plus-tôt, le beau-père de Sam avait quitté la ville sans rien dire. Ils avaient emménagé dans ce quartier minable et sa mère avait dû accepter un travail mal payé avec des horaires épouvantables.

L'avant-veille, il y avait eut un orage dans la nuit, qui les avait privés d'électricité pendant quelques heures. Sam s'était retrouvé dans l'obscurité totale, avec pour seule lumière les éclaires qui donnaient un aspect inquiétant aux objets familiers de sa chambre. Il était parvenu à s'assoupir un court moment, mais un énorme coup de tonnerre l'avait réveillé. Il avait émergé d'un début de cauchemar terrible dans les ténèbres d'une maison vide. Il ne le dirait jamais, mais il en avait presque hurlé, puis il avait tendu la main comme pour repousser les ténèbres et soudain... La lumière.

Elle était apparue dans son placard, il avait suspendu des tee-shirts pour faire obstacle à l'étrange lueur, sachant pourtant que sa mère finirait bien par le découvrir.

A présent, il se trouvait de nouveau devant la porte du placard, il ouvrit la porte et fit tomber son maigre camouflage, elle était toujours là. Petite, mais perçante, une boule de lumière suspendue en l'air. Elle était apparue au moment ou Sam en avait besoin, mais depuis, elle refusait de partir. Les autres croyant que tout avait commencé ce matin, mais lui, il savait que ça n'était pas le cas. La notion de normalité avait commencé à se désagréger huit mois plus tôt. Puis la vie avait reprit son cours, jusqu'à cette lumière. Puis, aujourd'hui, la normalité avait volé en éclats.

Soudain, Vanessa l'appela son nom depuis le salon. Il se dépêcha de cacher à nouveau la sphère et il se précipita dans le salon. Arrivé sur place, il découvrit ses amis qui regardaient l'écran de l'ordinateur. Sans attendre, il fit de même et il lut la page Word que sa mère semblait avoir écrit elle-même.

C'est encore arrivé hier soir. J'aimerais en parler à G, mais elle va me prendre pour une folle. Je vais perdre mon boulot, elle croira que je me drogue. Si j'avais un moyen d'installer des caméras un peu partout ! Mais je n'ai aucune preuve est la mère de C et une femme très riche et généreuse envers le PC, on me mettra à la porte. Et quand bien même, si je dis la vérité, ils prétexteront que je suis à bout de nerfs. Tôt ou tard, C ou un autre finiront par dépasser les bornes, ils risquent de blesser quelqu'un comme S avec T. je devrais peut-être avoir une petite conversation avec C ça m'étonnerait qu'il avoue et s'il savait tout, est-ce que ça ferait une différence.


Sam garda les yeux fixés sur la page, elle n'avait pas été sauvegardée. Après avoir passé en revue, le bureau de l'ordinateur, il trouva le fichier intitulé “journal” le contenu était protégé par un mot de passe. Si sa mère avait enregistré cette page, elle n'aurait pas pu s'ouvrir sans.

“PC”, facile Pensionnat Coate “C” été sans doute Grâce, la directrice. “S” facile aussi, Sam, mais qui étaient C ? Un passage du texte avait une résonance particulière comme “S” avec “T”. Vanessa lisait par-dessus son épaule, elle essayait de se montrer discrète, mais non jetait pas moins des coups d'œil furtif. Il rabattit l'écran de l'ordinateur.

-On y va.
-Où ? Demanda Quinn.
-N'importe où, mais ailleurs. Répondit Sam






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MessageSujet: Re: EVAN N. BRESS • The Survivors   Sam 15 Avr - 20:22


Californie ◈ Evan N. Bress is Sam
The Survivors E02 S01 partie 1
Carl Jung disais; un homme sain ne torture pas ses semblables, en général ce sont les victimes qui se changent en tortionnaires


 




Il faut se rendre à la place de la mairie.

Sam verrouilla la porte d'entrée et glissa la clé dans la poche de son jean.

Perdido Beach était bâtie sur un promontoire au sud-ouest de l'autoroute côtière au nord, de hautes falaises brunes mouchetées de vert formaient une chaîne s'avançant dans la mère au nord-ouest et au sud-est de la ville qui de fait se retrouvait confinée. En temps normal la ville comptait un peu plus de 3000 habitants désormais il y en avait beaucoup moins. Le centre commercial le plus proche se trouvait à Saint Louis à quelque 30 km au sud au nord les montagnes s'agglutinaient si près de la mer que la seule zone construite était une étroite bande de terres sur laquelle s'élevait la centrale nucléaire au-delà s'étendait le parc national une forêt de vieux séquoias.

Perdido Beach avait toujours été une bourgade tranquille caractérisée par des rues droites bordées d'arbres et de petits pavillons aux murs d'aggloméré, ancien le plus souvent est d'inspiration espagnole avec des toits recouverts de tuiles orange. La plupart des habitants avait un jardin à la pelouse bien entretenue ainsi qu'une arrière-cour grillagée. Dans le centre-ville minuscule, la place centrale était bordée de palmiers et de places de stationnement.

Entre un hôtel de luxe au sud, le pensionnat Coates dans les collines et la centrale nucléaire, Perdido Beach ne comptait que quelques commerces la quincaillerie, le McDonald, un café, un restaurant, deux épiceries, une supérette et une station-service sur l'autoroute.

À mesure que le petit groupe se rapprochait du centre-ville, ils rencontrent de plus en plus d'enfants et adolescents cheminant vers la place comme si, d'instinct, tous les gamins des environs avaient compris la nécessité de se rassembler. À plusieurs mètres de lui, Sam vit des enfants courir et une odeur de brûlé lui chatouille les narines.

La place était une espèce de petit square avec en son centre une fontaine qui ne marchait jamais. L'hôtel de ville, de dimensions modestes, jouxtait l'église à l'autre extrémité de la place. De la fumée s'échappait d'une fenêtre à l'étage d'un immeuble, juste au-dessus d'un fleuriste en faillite et d'une compagnie d'assurances miteuses. Au moment où Sam s'arrêtait, hors d'haleine, des flammes jaillirent d'une baie vitrée. Plusieurs personnes observaient la scène, immobile. Sam eut une impression bizarre en voyant la foule rassemblée, jusqu'à ce qu'il comprenne que c'était l'absence d'adultes parmi ces enfants qui le troublait.

–Il y a quelqu'un là-haut ? Cria Vanessa.

Personne ne répondit.

–Le feu risque de se propager, observa Sam.

–On ne peut pas appeler les pompiers, cru bon d'ajouter quelqu'un. S'il s'étend, il pourrait ravager la moitié de la ville.

La garderie, qui comptait un mur mitoyen avec la quincaillerie, séparée de l'immeuble en flammes que par une étroite ruelle. Sam estima qu'ils avaient le temps d'évacuer les petits en agissant vite, mais il ne pouvait pas se permettre de perdre la quincaillerie. Il devait y avoir une quarantaine d'enfants à présent qui regardait l'incendie, bouche bée. Personne ne faisait mine de bouger.

–Super… dit Sam.

Il tira par la manche de gamin qu'il connaissait de vue.

–Vous deux, à la crèche ! Demandez-leur d'évacuer les petits.

Les deux enfants l'observèrent sans réagir.

–Allez ! Maintenant ! Cria-t-il, et il partirent en courant.

Sam désigna deux autres enfants du groupe.

–Toi et toi. Allez me chercher le plus long tuyau que vous trouverez dans la quincaillerie. Prenez aussi un arroseur. Je crois qu'il y a un robinet dans la ruelle. Commencez par arroser la façade et le toit de la quincaillerie.

Les deux enfants le dévisagèrent sans comprendre.

–Pas demain ! Tout de suite ! Allez-y ! Quinn ? Tu ferais mieux de les accompagner. Il faut arroser la quincaillerie c'est là que le vent poussera supprimer le feu ensuite.

Peu de monde semblait réagir, par chance, Joachim un jeune de type sud-américain qui avait rejoint la classe de Sam en cours d'année venait se joindre au petit groupe et proposa son aide. Tandis que Quinn prenait la tête de l'équipe qui devait fouiller la quincaillerie. Des plaintes s'élevèrent de l'immeuble en flammes, c'était la voix d'une jeune enfant qui appelait en vain sa maman. Sam se dirigea vers l'entrée de l'immeuble afin de secourir la jeune fille mais il fut arrêté par Joachim qui après un échange rapide avec Sam, prit la direction de la caserne afin de récupérer de l'équipement pour pouvoir entrer dans l'immeuble en flammes.

Alors que Joachim était toujours parti, la voix appela sa mère à de nombreuses reprises. Voyant que Sam était sur le point d'entrée sans attendre l'équipement, Vanessa lui tendit un mouchoir mouillé. Sam se saisit du mouchoir qu'il plaça sur son visage afin de se protéger la bouche et le nez.

–Écoute Sam, ce n'est pas le feu le plus dangereux, c'est la fumée. Si tu en inhales trop, tes poumons vont enfler et se remplir de liquide.
–Qu'est-ce que tu veux dire par trop ? Demanda-t-il, la voix étouffée par le tissu.
–Je ne sais pas tout, Sam, dit Vanessa avec un sourire triste.

Sam aurait voulu lui prendre la main. Il était mort de peur. Il avait bon besoin qu'on lui insuffle un peu de courage. Mais le moment était mal choisi. Il esquissa un pâle sourire.

–C'est parti.
–Vas-y, Sam, cria quelqu'un pour l'encourager.

Des acclamations timides s'élevèrent dans la foule.

La porte de l'immeuble n'était pas verrouillée. Dans le hall d'entrer s'aligner des boîtes aux lettres et au fond se découpait une porte d'accès à la boutique du fleuriste. Un escalier étroit s'enfonçait dans l'obscurité. Sam était presque parvenu au sommet des marches quand il rencontre un mur opaque de fumée. Le mouchoir mouillé ne lui fut d'aucune aide. Un instant plus tard, il était à genoux, secoué de haut le cœur, près de s'étouffer. Ses yeux irrités se remplirent de larmes. Il se mit à plat ventre et trouva un peu d'air.

–Hé, tu m'entends ? Cria-t-il d'une voix rauque. Crie, que moi je t'entende.

Il entendit une réponse mais elle était très faible. Toujours à terre, il se mit à ramper dans le couloir. Les volumes de fumée descendaient peu à peu, le contraignant à se coller de plus en plus contre le sol pour trouver de l'air. Il y avait plusieurs appartements et il lui est impossible de déterminer lequel était le bon car l'enfant s'était tu. L'appartement feu était sans doute juste à sa droite. La fumée se déversait par les interstices de la porte, épaisse, avec la violence d'un torrent de montagnes. Tout se jouerait en quelques secondes. Il roula sur le dos et donna un coup de pied dans la porte, en vain c'était toujours aussi son coup de pied avait fait trembler le panneau. Pour l'enfoncer, il serait obligé de se lever et de s'immerger dans la fumée mortelle. Il était terrifié. Et fou de rage. Où étaient passés les adultes qui s'occupaient de ces choses-là en temps normal ? Pourquoi il était celui qui devait s'en charger ? Il n'était qu'un gamin. Pourquoi avait-il été assez fou et assez bête pour se précipiter à l'intérieur d'un bâtiment en flammes ?

Retenant sa respiration, il se leva et il se jeta contre la porte. Rien. Il répéta son geste. Toujours rien.
Il fallait bien qu'il respire à nouveau mais la fumée s'immisçait dans ses narines, dans ses yeux, l'aveuglant. Il charge encore une fois, la porte cède enfin, il tomba lourdement, face contre terre.

Un court instant, il réussit à avoir une vue dégagée de l'appartement, commune trouvée entre deux nuages laisse entrevoir un coin de ciel limpide avant de l'engloutir. L'enfant, étendu sur le sol, tousse et s'étouffe. C'était une petite fille, âgée de cinq ans tout au plus.

–Je suis là, dit Sam d'une voix étranglée.

Il devait avoir l'air terrifiant, silhouette imposante enveloppée de fumée, le visage et les cheveux couverts de suie. Il devait avoir l'air d'un monstre c'était la seule explication. Car soudain la petite, terrorisée, leva les mains, paume tendu, et de ses petites mains potelées jaillit une colonne de feu. Du feu. Qui sortait de ses mains minuscules. Du feu dirigé vers lui.

Le jet de flammes manqua de peu sa cible, il passa au-dessus de la tête de Sam avec un sifflement avant de frapper le mur derrière lui. Pendant un instant, Sam resta figé de stupeur. La petite fille poussa un cri d'effroi et leva les main de nouveau. Cette fois, elle ne manquerait pas sa cible. Sans prendre la peine de réfléchir, Sam leva le bras, paume tendu. Il y eut un éclair de lumière, aveuglant comme l'explosion d'une étoile. La petite tomba à la renverse. Sam rampa jusqu'à elle en tremblant, le ventre noué.

Il prit l'enfant dans ses bras, craignant à la fois qu'elle revienne à elle et qu'elle n'ouvre plus les yeux, puis se leva. Le mur à sa droite s'écroula dans un bruit de carton qui se déchire. Le plâtre tomba, découvrant les lattes en bois, le mur se consumait de l'intérieur. Comme par miracle, deux mains émergèrent de la fumée pour lui prendre la petite fille. Puis quelqu'un le prit par les bras pour le guider le long d'une échelle. Sa tête heurta un barreau mais il ne s'en soucia pas car dehors il y avait de l'air. Joachim est un garçon nommé Joël le porter jusqu'au trottoir, il ouvrit la bouche, avala avidement une gorgée d'eau glacée, puis il se sentit partir à la dérive et se laissa flotter sur le dos.



-------------------------------------------------------------


Étendue dans le noir, Louna fixait les étoiles. Peu de temps avant, elle avait repris conscience dans la carcasse de la voiture qui la transportait. Elle avait rapidement fait le tour des nombreuses blessures dont elle souffrait la pire étant sans conteste son bras droit elle n'avait d'ailleurs pas su se résoudre à l'examiner elle avait aussi renoncé à le soulever la douleur étant insupportable. De nombreux vautours avaient tourné au-dessus d'elle mais à chaque fois que l'un deux avait eu le courage de se poser, son chien qui lui aussi avait survécu à l'accident avait fait en sorte de le faire fuir.

On avait peur de mourir. Peur de ne jamais revoir sa famille. Où était passé son grand-père ? Elle se rappelait vaguement les instants qui avaient précédé l'accident. Quant à l'accident lui-même ce n'était qu'un souvenir fou, Louna n'y comprenait rien c'était fou, impossible.

Un frisson lui parcourut la nuque. Pat se redressa pour écouter le silence. Puis, il se mit à grogner, le poil hérissé. C'est à ce moment-là que Louna remarqua les yeux verts, suspendus dans l'obscurité tel un objet désincarné. Ils étaient fixés sur elle. Le chien se mit à aboyer comme un fou. Un grondement sourd et féroce lui répondit.

–Va-t'en ! Cria Louna d'une voix faible, pathétique, déjà vaincu. Laisse-moi tranquille !

Le chien se jeta sur la créature, en un éclair, le combat s'engagea et ce fut une véritable explosion de rugissements sauvages. En une demie minute, ce fut terminé. Les yeux étincelants de la créature qui n'était autre qu'un puma réapparurent un peu plus loin ils se fixèrent une dernière fois sur Louna avant de disparaître. Pat revint s'étendre lourdement aux côtés de sa maîtresse.

–Ça, c'est un bon chien, susurra Louna. Tu as flanqué une sacrée frousse à ce puma, pas vrai mon vieux.

Le chien remua faiblement la queue.

–Il t'a blessé, mon beau ?

De sa main valide, Louna caressa l'animal. Son poil était humide, un peu poisseux au toucher. Ça ne pouvait être que du sang. Elle tâtonna pour trouver la blessure et Pat gémit de douleur. C'est alors qu'elle se sentit sous ses doigts une profonde entaille dans le cou du chien, le sang coulait à flots, au rythme de ses battements de cœur, sa vie s'échappait avec.

–Non, non, non ! Cria Louna. Ne meurt pas. Ne meurt pas.

La peur la submergea, irrépressible, incontrôlable. Elle se mit à sangloter, son désarroi l'asphyxie. Elle appuya aussi fort que possible sur la blessure de la pauvre bête. Il fallait que le sang arrête. Elle le serait fort dans ses bras et empêcher sa vie de s'échapper. Mais le sang continuait à s'écouler entre ses doigts. Elle lutta pour garder les yeux ouverts, maintenir la pression de ses doigts sur la blessure. Pourtant, malgré ses efforts pour rester éveillé, la faim et la soif, la souffrance et la peur, la solitude et le désespoir une raison d'elle. Au terme d'une longue lutte, elle s'endormit et sa main glissa du coût de son chien.





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MessageSujet: Re: EVAN N. BRESS • The Survivors   Sam 15 Avr - 23:26


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The Survivors E02 S01 partie 2
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U
ne vive douleur au visage lui fit ouvrir les yeux.

–Je suis désolée, dit Vanessa. Mais il fallait bien que je te réveille.

Elle posa un masque à oxygène sur son visage. Il toussa, respira un grand coup, puis arracha le masque sur le trottoir. Pendant ce temps Quinn et Joachim ainsi qu'un petit groupe de gamins cherchaient à éteindre l'incendie. Sam se redressa, toujours incapable de parler. D'un signe de la tête, il indiqua l'endroit où gisait la petite pyromane, entourée d'une demi-douzaine d'enfants. Elle était noire de suie. Ses cheveux avaient entièrement brûlé sur un côté de sa tête. De l'autre côté, on devinait une couette retenue par un élastique rose. Sam comprit à la façon solennelle dont les enfants s'étaient agenouillés autour d'elle. Pourtant, il posa la question, la voix réduite à un accroissement étouffé.

–Je suis désolée, Sam, répondit Vanessa. Le four devait être allumé quand ses parents disparus, reprit-elle. C'est sans doute ce qui est à l'origine du feu. Ou une cigarette peut-être.

Ce n'est pas ça la cause, songea Sam. La fillette détenait le même pouvoir que lui, du moins quelque chose d'approchant. Ce pouvoir qu'il avait utilisé dans un moment de panique pour créer une source de lumière extraordinaire. Celui-là même dont il s'était servi une fois contre un homme, au risque de le tuer. Celui-là encore qu'il avait invoqué à l'instant, condamnant de fait la personne qu'il cherchait désespérément de sauver. Il n'était donc pas le seul dans le coin, il y en avait un autre. Bizarrement, ce constat n'avait rien de rassurant.

Sam et Quinn étaient assis sur l'herbe alors que la nuit était tombée depuis longtemps. Tous deux avaient une canette de Coca dans la main ainsi qu'une barre chocolatée. Un peu plus loin un drap avait été déposé sur le corps de la petite fille décédée. Alors que les deux amis parlaient, une de leurs camarades de classe accompagnée de son petit frère s'adressa à Sam pour lui demander si elle pouvait rentrer chez elle récupérer quelque chose. La surprise pouvait se lire sur le visage de Sam. Il se contenta de hocher la tête et la jeune fille repartie. Une minute après deux petits garçons d'une dizaine d'années vinrent à leur tour demander conseil à Sam. La même scène se reproduisit plusieurs fois, les enfants venaient voir Sam pour lui poser des questions dont il ne connaissait pas la réponse. Il aurait préféré qu'on le laisse tranquille.


-------------------------------------------------------------


Un peu plus loin au carrefour d'une route un camarade de classe de Sam surnommé Orc, avait en compagnie d'autres membres de sa bande récupérée des chaises longues qu'ils avaient installés sur la route. Ils lézardaient juste sous les feux de signalisation qui continuait à alterner dans le vide l'orange, le rouge et le vert. Howard, le "cerveau" du petit groupe invectivait un de ses sous-fifres. À leurs pieds se trouvaient des battes en métal et des marteaux.


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Vanessa finit par rejoindre Sam et Quinn, elle expliquait qu'elle ne parvenait pas à retrouver son petit frère. Se laissant tomber à côté des deux garçons, elle leur fit part d'une rumeur qui circulait parmi les jeunes. D'après eux, tout ça n'était qu'une opération militaire qui avait mal tourné, ou alors une attaque terroriste, sans oublier la possibilité que les extraterrestres soient mêlés à tout cela ou pour finir la solution de la punition divine.

Un petit garçon d'à peine cinq ans serrant contre lui un ours en peluche un peu miteux s'avança vers eux et les interrompit.

–Vous savez où est ma maman ?
–Non, je suis désolé, répondis Sam.
–Vous pouvez appeler au téléphone ? Demanda l'enfant d'une voix tremblante.
–Le téléphone ne marche pas, répondit Vanessa.
–Rien ne marche ! Lança Quinn avec colère. Rien ne marche, on est tout seul ici.
–Tu sais quoi ? Dit Sam au petit garçon. Je parie qu'il y a des biscuits à la garderie. C'est de l'autre côté de la rue. Tu vois ?
–Je n'ai pas le droit de traverser tout seul.
–Tu ne risques rien. Je te surveille pendant que tu traverses, d'accord ?

Le petit garçon réprimant un sanglot puis se dirigea vers la crèche en serrant son ours.

–Les enfants viennent te voir Sam dit Vanessa. Ils veulent que tu agisses.
–Qu'est-ce que je peux faire à part leur suggérer d'aller se chercher un biscuit ?
–Sauve les, Sam, ironisa Quinn. Sauve les tous.
–Ils ont tous peur, déclara Vanessa. Il n'y a personne pour prendre les choses en main. Ils ont senti que tu avais lame d'un leader, il se tourne vers toi.
–Je n'ai rien d'un leader. J'ai peur moi aussi. Je suis autant perdu qu'eux.
–Tu as eut la bonne réaction devant l'immeuble en flammes.

Sam se leva d'un bond. Il ne tenait plus en place parce qu'il était nerveux, mais son geste attira l'attention des autres enfants autour de la place. Tous le regardèrent comme s'il s'apprêtait à prendre une grande décision. Il sentit son ventre se nouer. Même Quinn l'observait avec une lueur d'espoir dans les yeux Sam jura entre ses dents. Puis, d'une voix assez forte pour être entendu, il lança.

–Écoutez, il faut qu'on se serre les coudes. Quelqu'un finira par découvrir ce qui s'est passé et viendra nous chercher. En attendant, on se détend, on s'entraide, on ne fait pas de bêtises et on essaie de garder courage.

À sa grande surprise, Sam entendit un murmure de devoir répéter ses paroles pour les transmettre aux voisins comme s'ils venaient dénoncer une idée géniale.

–La seule chose que nous ayons à craindre, c'est la peur elle-même, chuchota Vanessa, c'est ce qu'a déclaré le président Roosevelt pour calmer les esprits pendant la Grande dépression.
–Et moi qui me croyais enfin débarrasser du prof d'histoire, ironisa Quinn. Voilà qu'il me poursuit

Sam sourit, soulagé de constater que Quinn n'avait pas encore perdu son sens de l'humour.

–À présent, il faut que nous trouvions ton frère Vanessa, tu as une idée de l'endroit où il a pu aller demanda Sam.

Vanessa expliqua qu'il devait être avec l'un de ses deux parents, soit avec son père à la centrale, soit à l'hôtel avec sa mère qui prend des cours de tennis là-bas. Après concertation, ils décidèrent de prendre la route de l'hôtel. Alors qu'il fondait la foule pour prendre la route de l'hôtel, Sam pouvait entendre des murmures "j'étais dans le bus ce jour-là…"" il a foncé droit sur l'immeuble"" il a dit que tout irait bien". Sam sentit son estomac se nouer. Il avait hâte de s'éloigner de la foule, hâte de ne plus être le centre de l'attention.

Ils passèrent près du campement d'Orc. Le petit groupe avait allumé un feu qui crépitait, un pack de bière reposait sur une glacière. L'un des membres du groupe, un gros garçon au visage de bébé surnommé Cookie, titubait en bafouillant, ivre sans doute.

Après une longue route à pied, ils arrivèrent devant l'hôtel. Alors approche, les portes automatiques s'ouvrirent en grand. Ils remarquèrent très vite que l'hôtel était visiblement vide. Ils se mirent à parcourir l'hôtel à la recherche du petit frère de Vanessa. Alors qu'ils s'approchèrent des cours de tennis, il vit tous les trois la même chose au même moment. Un mur, qui brillait faiblement est coupé par le milieu la piscine, les jardins aménagés et le dernier cours de tennis. Bien qu'il ne fût pas opaque, la lumière laiteuse est ténue qu'il diffusait contraster à peine avec la pénombre environnante. Il reflétait vaguement les alentours à la manière d'une vitre couverte de givre. Aucun son, aucune vibration n'en sortait, on aurait dit au contraire qu'il absorbait les bruits. La paroi s'élevait jusqu'à se perdre dans le ciel nocturne. À gauche et à droite, elle s'étendait à perte de vue. Les étoiles ne scintillaient pas au travers, mais, très haut dans le ciel, elle réapparaissait.

Sam se trouvait à quelques dizaines de centimètres du mur à présent, les mains tendues vers lui. Il hésita, il aperçut une balle de tennis par terre, la ramassa et la jeta contre la paroi. La balle rebondit, Sam la rattrapa rebond et l'observa, elle ne comportait aucune marque. Il franchit les trois derniers pas qui le séparaient du mur et, sans hésiter cette fois, il posa les doigts.

–Aaaah !
–Quoi ? Cria Quinn.
–Ça brûle !

Sam secoua sa main endolorie comme pour chasser la douleur. Il regarda sa main à plusieurs reprises, mais ne voyez aucune trace de brûlure. Vanessa attrapa sa main pour l'examiner elle aussi et Sam se mit à regarder ailleurs d'un air gêné.

Après avoir passé un long moment à frapper avec différents objets d'étranges murs qu'ils avaient découverts. Ils passèrent le reste de leur nuit à fouiller l'hôtel à la recherche du petit frère de Vanessa. Ils fouillèrent chaque pièce, ils ne trouvèrent pas qui vivent. Épuisés, ils firent halte dans la dernière chambre. La chambre en question était coupée en deux par le mur.

–Ton frère est probablement saine et sauve de l'autre côté, Vanessa, dit Sam avant d'ajouter, avec ta mère.
–Je n'en sais rien, répliqua-t-elle avec colère. Je ne peux m'empêcher de penser qu'il est sans défense, isolé, et que je suis la seule à pouvoir l'aider.

Ils retournèrent dans la suite qu'ils avaient fouillée auparavant. Elle s'est terminée par un immense balcon qui dominait l'océan. À gauche, la paroi bloquée leur champ de vision, et traverser l'océan à perte de vue, tel un mur sans fin qui partait de l'hôtel. Quinn se laissa tomber sur un immense lit double et il s'endormit au bout de quelques instants. Sam et Vanessa fouillèrent le petit frigo qui se trouvait dans la chambre, ils prirent une tablette de Toblerone et partir la manger sur le balcon, tous deux gardèrent le silence à long moment.

–À ton avis, qu'est-ce que c'est ? Finit par demander Sam.
–Par moments, je me dis que je suis en train de rêver, répondit Vanessa. C'est très bizarre que personne ne soit venu nous chercher. Le coin devrait grouiller de militaire, de scientifiques et de journalistes. Soudain, un mur surgi de nulle part, la plupart des habitants d'une ville disparaissant et pourtant, à la moindre équipe de télés à l'horizon ? Je ne crois pas que ce soit juste une paroi qui nous isole de la partie sud du continent, reprit-elle. À mon avis, elle fait tout le tour. Elle nous isole du reste du monde. Ca me paraît tout à fait possible, dans la mesure où personne ne nous est venu en aide. Qu'est-ce que tu en dis ?
–Oui, on est pris au piège. Mais pourquoi ? Et pourquoi tous les plus de 18 ans ont-ils disparu ?
–Je ne sais pas

Un nouveau silence s'installa, puis, Sam reprit la parole.

–Qu'est-ce qui se passe quand on atteint 18 ans ?
–C'est quand ton anniversaire Sam ?
–Le 22 novembre, dans 11 jours, et toi ?
–C'est en mars.
–J'aurais préféré mars. Ou juillet. C'est bien la première fois que je regrette de ne pas être plus jeune. Pour chasser la compassion qui se lisait sur le visage de Vanessa, il ajouta. Tu crois qu'ils sont toujours en vie quelque part ?
–Oui.
–Tu y crois vraiment où tu l'espères ?
–Oui, répondit-elle, puis avec un sourire, Sam ?
–Quoi ?
–J'étais dans le bus ce jour-là, tu t'en souviens ?
–Vaguement, répondit-il, puis il reprit en riant. Mon quart d'heure de gloire.
–Je n'ai jamais vu autant de courage et de sang-froid. Soudain, tu étais le héros de toute l'école. Et ensuite, je ne sais pas ce qui s'est passé. Tu es redevenu… invisible.
–Et bien, ce n'est pas tous les jours que les chauffeurs de bus font des crises cardiaques.
–Tu es donc le genre de personne qui surgisse au moment où tout va mal et qui ensuite retourna l'anonymat. Comme aujourd'hui avec l'incendie.
–Nous retrouverons ton frère.

Vanessa lui adressa un sourire puis elle partit se coucher. Sam lui reste encore un moment sur le balcon. Il y avait eu tellement de bouleversements dans sa vie qu'il ne savait plus où donner de la tête. Tout était lié, il en aurait mis sa main au feu, ce qui s'était passé avec son beau-père, et dans sa chambre, plus tard, ou encore avec la petite pyromane à couettes, sans oublier la disparition de tous les plus de 18 ans et ce mur infranchissable. Tous ces événements n'étaient que les pièces d'un même puzzle. Et le journal de sa mère. Oui, ça aussi.








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Evan N. Bress
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MessageSujet: Re: EVAN N. BRESS • The Survivors   Lun 17 Avr - 14:31


Californie ◈ Evan N. Bress is Sam
The Survivors E03 S01
Les exigences d’un grand peuple sont à l’échelle de ses malheurs.


 




S


Sam se réveilla à l'aube toujours habillé. Il cligna des yeux et vit Vanessa. D'un geste précipité, il s'essuya la bouche.

–Désolé, je bave en dormant.
–Je ne voulais pas te réveiller, mais il faut que tu voies ça.

Le soleil se levait derrière les montagnes. Les rayons qui scintillaient sur l'océan ne parvenaient pas à percer l'opacité grisâtre de la paroi. Elle continuait vers le large, véritable mur émergeant des eaux.

–Combien elle mesure ? Demanda Sam.
–Je devrais pouvoir calculer ça, répondit Vanessa. Il faut partir d'un point à la base du mur puis calculer l'angle… aucune importance. Elle est vraiment immense. On a beau…
–vous avez entendu ? Demanda Quinn qui venait de les rejoindre. On dirait un bruit de moteur.

Ils se précipitèrent hors de la chambre, dévalèrent l'escalier, sortirent de l'hôtel et coururent vers les courts de tennis.

–C'est Joachim, dit Sam.

Joachim Riviera était assis dans l'habitacle ouvert d'une petite pelleteuse jaune. Sous leurs yeux, il manœuvra de sorte à se rapprocher le plus possible de la paroi et abaissa la pelle. Elle s'enfonça dans le sol et remonta avec une pleine pelletée de terre.

–Il essaie de creuser un tunnel pour s'échapper, observa Quinn.

Les deux garçons rejoignirent Joachim et à force d'efforts, ils creusèrent un trou de plus d'un mètre cinquante, mais ils furent stoppés par un rocher qu'il ne pouvait déplacer avec l'aide de la machine. Ils ont donc quitté le trou pour s'étendre dans l'herbe. Rapidement une discussion débuta dans le petit groupe et Quinn demanda à Joachim pourquoi il était venu ici. De fil en aiguille il expliqua qu'il était venu voir si sa mère qui travaillait ici comme femme de ménage avait elle aussi disparue. Il expliqua ensuite qu'il vivait avec sa famille de l'autre côté du mur avec son père sa mère et ses deux petits frères, son grand frère Álvaro était lui parti en Afghanistan avec les forces spéciales. La discussion repartit ensuite sur le mur et sur le fait que les gens de l'autre côté de la paroi étaient bien mieux équipés et pourraient donc plus facilement la traverser si cela était possible.

–Il y a forcément un moyen de sortir, déclara Joachim.
–Tes parents ont bien réussi à franchir la frontière mexicaine, ironisa Quinn.

Sam et Vanessa lui jetèrent un regard scandalisé. Mais Joachim lui ne broncha pas. D'un ton calme et mesuré, il répondit.

–Mes parents viennent du Honduras. Ils ont dû traverser tout le Mexique avant de passer la frontière. Si j'ai un accent, c'est parce que j'ai appris espagnole avant l'anglais. D'autres questions, mon pote ?
–Je ne disais pas ça pour te vexer, protesta Quinn.
–Tant mieux.

L'attitude de Joachim n'avait rien de menaçant. Et puis, de toute façon, Quinn pesé facilement 10 kg de plus que lui. Pourtant, Joachim semblait bien plus à même de remporter un hypothétique combat. Sam fut le premier à se relever et à déclarer la reprise des recherches du petit frère de Vanessa. La jeune femme proposa à Joachim de les accompagner. Le jeune homme accepta et ils décidèrent de prendre l'une des voitures abandonnées afin de rejoindre plus rapidement la centrale nucléaire.

Alors qu'ils étaient sur la route depuis plusieurs minutes déjà, Sam qui était assis à l'arrière du véhicule en compagnie de Vanessa tandis que Joachim avait prit le volant et Quinn la place du passager, remarqua qu'un 4x4 les suivait. Rapidement, le véhicule tout-terrain se montra menaçant.

–Il va nous rentrer dedans ! Cria Vanessa.
–Range toi, dit Sam qui sauta du véhicule en compagnie de Quinn alors que celui-ci ne s'était pas encore totalement arrêté.

Les portières du 4x4 s'ouvrirent aussi pour laisser descendre les membres de la bande d'Orc ainsi que le chef lui-même. Une bagarre débuta au cours de laquelle Sam a réussi à récupérer une barre de métal. Mais Joachim finit par se retrouver à terre après avoir reçu un coup de barre dans les genoux de la part d'Orc. Sam s'interposa immédiatement.

–Je n'ai pas envie de me battre contre toi, lança-t-il au garçon qui faisait pratiquement de tête de plus que lui ainsi que plusieurs dizaines de kilos en plus.
–Tu m'étonnes ! Répondit Orc avec assurance. Personne ne veut se battre contre moi.
–Ça suffit ! Cria Vanessa au bord des larmes en serrant les poings.
–Recul Vanessa. Mon copain Orc va donner une bonne leçon à ce minable déclara Howard.
–Je n'ai pas d'ordre à recevoir de toi, espèce de crétin. Répliqua Vanessa.
–Vanessa, reste en dehors de ça, je m'en occupe, intervint Sam.


Joachim essaya de se relever, mais il avait toutes les peines du monde à se tenir debout.

–Laissez parler Vanessa. Déclara Orc à la surprise générale.


Vanessa expliqua qu'ils ne cherchaient pas les ennuis et qu'ils voulaient simplement retrouver son petit frère. Dans le fil de la discussion, ils apprirent que pendant la nuit, Orc et son groupe avaient plus ou moins prit le contrôle de la ville. Alors qu'ils parlaient, Vanessa fixa l'un des membres du groupe qu'elle ne parvenait pas à reconnaître. Il expliqua qu'il venait du pensionnat Coates et qu'il avait quitté, car il ne s'entendait pas avec les personnes sur place tout en expliquant que là-bas aussi, les adultes avaient disparu, mais pendant qu'il parlait, Sam remarqua de la peur dans ses yeux.

Alors que la conversation s'éternisait, Sam fixa Howard et déclara.

–J'imagine que vous avez fait tout ça pour récupérer notre voiture. Allez-y prenez là.
–Ne me regarde pas comme ça Samy, je te connais, Sam du bus. Monsieur le Pompier en chef. Tu joues les héros et puis tu disparais. Avec toi, c'est un jour avec, un jour sans. Hier soir, tout le monde demandait " Où est Sam ? Où est Sam ?" Et moi, j'ai dû leur répondre "Sam est parti avec Vanessa le petit génie parce qu'il a autre chose à faire que de fréquenter le commun des mortels. Il préfère sa copine."

–Vanessa n'est pas ma copine, rétorqua Sam.

Howard éclata de rire, ravis de l'avoir fait sortir de ses gonds.

–Tu vois, Sam, pendant que tu t'occupes de tes petites affaires parce que tu te crois au-dessus de tout le monde, Orc, ou plutôt le capitaine Orc, moi et la bande, on prend les choses en main. On gère, et toi, tu restes à l'écart.

Sam sentait le regard de Vanessa et de Quinn peser sur lui, espérant sans doute qu'il contredirait Howard. Mais à quoi bon ? Sur la place, il avait compris ce que tant d'enfants attendaient de lui, à savoir prendre les choses en main, comme disait Howard. Il n'avait eu qu'une envie, fuir. Il avait sauté sur l'occasion en acceptant d'accompagner Vanessa.

–OK, Sam. Tu peux aller chercher le petit frère débile, mais à ton retour, tu as intérêt à rapporter un joli cadeau pour le capitaine. C'est lui le chef de la zone, maintenant.
–La zone ? Répéta Vanessa.
–Oui, c'est comme ça que j'ai rebaptisé le coin, répliqua Howard, content de lui.


-------------------------------------------------------------


Le soleil tapait fort sur le visage de Louna. Elle ouvrit les yeux. Des formes menaçantes planaient dans le ciel au-dessus de sa tête, mais cachant le soleil par intermittence. Sa langue était si enflée qu'elle était tout près de l'étouffer. Ses lèvres étaient craquelées. Elle était en train de mourir. Elle chercha des yeux le cadavre de son pauvre compagnon. Il aurait dû se trouver juste à côté d'elle. Mais il n'y avait pas de corps.

Un aboiement familier s'éleva. Le chien s'avança et se mit à faire des bonds autour d'elle, surexcité. Elle leva son bras valide pour toucher le coup de Pat. Sa fourrure était collée par le sang séché. Les doigts de Louna cherchèrent la morsure fatale sans la trouver. Avait-elle rêvé ? Le sang séché était pourtant bien la preuve que non. Elle s'efforça de se remémorer ses derniers instants de conscience au cours de la nuit. Avait-elle prié ? Était-ce un miracle ? Elle ne se rappelait pourtant pas avoir récité la moindre prière, ce n'était pas son genre d'invoquer Dieu. Une odeur étrange et désagréable la tira de sa réflexion, elle examina son bras droit, la chaire boursouflée sur ses os brisés était d'un noir qui tirait sur le vert. La puanteur qui s'en dégageait était épouvantable. La gangrène voilà ce qui arrivait à son bras. Louna posa sa main gauche sur son bras droit, juste en dessous de l'os, la chair était brûlante au toucher et enflée. Son esprit se mit à dériver. Elle songea à sa maison, à sa chambre, les posters sur les murs, l'attrape rêve suspendus à l'une des fenêtres.

Fit des rêves fiévreux qui la laissèrent hors d'haleine, le cœur battant. Elle rêva qu'elle flottait au-dessus d'une couche de terre fine comme une baudruche. En dessous, elle distinguait un vaste abîme dans lequel s'amoncelaient des nuages tourbillonnants éclairés par des jets de flammes. Et, plus loin au-dessous, le monstre de son enfance qui l'avait si souvent réveillé en sursaut. La bête fourbe et cruelle, ciselée dans de la pierre vivante, avait des mouvements lents et des yeux perçants. Dans la poitrine de cette créature hideuse battait un cœur verdâtre, qui se cassait comme un œuf pour libérer une lumière aveuglante.

Elle s'éveilla brusquement au son de son propre cri et se redressa, comme à chaque fois qu'elle s'arrachait à un cauchemar dans son lit. La douleur était insoutenable sa tête, son dos, son… Louna baissa les yeux vers son bras elle en eut le souffle coupé. Son bras ne la faisait plus souffrir. Il était bien en place du coude au poignet l'os formait une belle ligne droite. La gangrène avait disparu. Sa peau était couverte de sang séché, mais ce n'était rien, comparé à ce qu'elle avait traversé.


-------------------------------------------------------------


Ils arrivèrent bien plus lentement que prévu à destination, mais alors qu'ils y étaient enfin, Vanessa s'agenouilla devant une masse blanche composée de plumes. Les autres, remarquant qu'elle n'avançait pas, finir par la rejoindre.

–C'est une mouette, dit Sam, étonné par l'intérêt de Vanessa.
–Peut-être. Mais regardez. Elle souleva la pas de l'oiseau à l'aide d'une brindille. Elle avait les pattes palmées, ça c'est normal. Mais jeta un coup d'œil sur le prolongement de la pâte. Cette mouette à des serres, comme un oiseau de proie.
–Tu es sûre qu'il ne s'agit pas d'une espèce particulière ?
–J'aime les oiseaux et je les connais bien, expliqua Vanessa. Ce n'est pas normal. Les mouettes n'ont pas besoin de serres, par conséquent, elles n'en ont pas.
–Alors cette bestiole est un mutant, dit Quinn. Bon, on peut y aller maintenant ?
–Ce n'est pas normal, répéta Vanessa. Cette mouette est soit un phénomène isolé, soit une mutation aléatoire. À moins qu'une nouvelle espèce n'ait brusquement fait son apparition.
–Et alors ? Déclara Quinn.

Vanessa était sur le point de poursuivre, puis elle secoua la tête et parut se raviser.

–Aucune importance, Quinn. Tu as raison, ça fait longtemps qu'on a dépassé le stade du normal.




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Evan N. Bress
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MessageSujet: Re: EVAN N. BRESS • The Survivors   Lun 17 Avr - 23:53


Californie ◈ Evan N. Bress is Sam
The Survivors E04 S01 partie
La vie dicte aux hommes ses lois, qui ne sont écrites nulle part


 




L
e petit groupe des quatre adolescents arriva au pied d'une grande barrière surmontée de barbelés. Il était clair que la seule solution pour passer de l'autre côté et pénétrer dans le poste de garde qui actionnait l'ouverture était d'escalader ladite barrière. Les trois garçons jouèrent à Pierre feuille ciseaux pour savoir qui auraient l'honneur d'escalader la barrière et malheureusement pour Sam se fut lui qui perdit.

Sam escalada donc le grillage est parvenu au niveau des barbelés, il fit une pause. Après avoir ôté sa chemise pour l'enrouler autour de l'extrémité des fils de fer, il passa prudemment une jambe par-dessus et poussa un cri de douleur quand le barbelé lui entailla la cuisse. Puis il se laissa tomber sur le sol en abandonnant sa chemise en haut de la grille et il pénétra dans le corps de garde.

L'air conditionné qui fonctionnait à plein régime lui fit instantanément regretter la perte de son vêtement. Grelottant, il observa une série de moniteurs qui montraient la route qu'ils avaient emprunté, ainsi qu'un éventail de vue des alentours. Il remarqua aussi un passe posé sur le bureau qui lui faisait face. Sam passa le cordon autour du son cou, puis il attrapa une chemise d'uniforme kaki de type militaire beaucoup trop grande pour lui qui se trouvait dans un placard à côté du bureau. Il observa aussi toute une armurerie fermée à clé composée d'armes automatiques et de pistolet-mitrailleur. Pendant une fraction de seconde, il songea à récupérer les armes pour le pouvoir lutter contre la bande d'Orc. Mais il renonça.

Il se dépêcha ensuite d'ouvrir la grille à l'aide du tableau de commandes et il retrouva ses amis. Alors que le petit groupe s'approchait à présent du corps principal de la centrale nucléaire. Sam observa les deux dômes immenses qui couvraient les réacteurs l'un des deux dômes en question semblait beaucoup plus récent et pour cause, il avait été reconstruit il y a de cela dix-huit ans après qu'une météorite ait détruit le précédent et que la collision est bien failli faire exploser toute la centrale. Mais comme le disait bien souvent le maire de la ville, quelles sont les chances que cela se reproduise.

–J'ai entendu dire qu'il y a eu un mort lors de la collision. Dit Quinn, qui apparemment songeait lui aussi à l'incident qui a eu lieu peu avant leur naissance.
–L'un des ingénieurs. Je crois qu'il travaillait près du réacteur. Répondit Vanessa.

Vanessa montra le chemin. Elle avait visité la centrale à plusieurs reprises avec son père. Elle s'arrêta devant une porte sans écriteau. Sam introduisit son pass dans la fente prévue à cet effet et la porte s'ouvrit avec un clic. Ils se retrouvèrent dans une salle caverneuse au sol en béton peint et au plafond surélevé, sous lequel s’entrelaçaient des poutres métalliques.

–Voici les turbines, cria Vanessa par-dessus le vacarme. L'uranium provoque une réaction qui chauffe eau et produits de la vapeur, laquelle actionne les turbines, générant ainsi l'électricité.
–Et moi qui croyais que c'était une histoire de hamster géant et de roues ! Ironisa Quinn. On m'aurait mal informé.
–Je crois qu'on ferait mieux de commencer par chercher ici, suggéra Sam en se retournant vers Quinn.

D'un geste désinvolte, ce dernier lui adressa un salut militaire. Ils commencèrent à chercher, mais le petit Pete n'était pas dans la salle des turbines, après avoir passé deux autres portes afin de continuer leurs recherches ils purent se parler sans hurler.

–Allons dans la salle de contrôle, proposa Vanessa en devançant les autres dans un couloir sinistre qui menait à une pièce matériel daté.

On aurait dit la reconstitution d'un programme spatial de la NASA, avec des ordinateurs obsolètes, de vieux moniteurs, et beaucoup trop de panneaux comprenant beaucoup trop de lumière clignotante, d'interrupteur et de branchement. La, assis sur le sol, en train de se balancer imperceptiblement d'avant en arrière tout en jouant avec une console portable muette, se trouvait le petit Pete. Vanessa ne se précipita pas pour le prendre dans ses bras, elle observa avec une expression que Sam apparente à de la déception. Il lui sembla qu'elle s'était un peu ratatinée sur elle-même. Soudain, elle s'avança vers l'enfant avec un sourire forcé.

–Pete, Dit-elle avec le plus grand calme. Comme s'il n'avait jamais disparu, comme s'ils n'avaient jamais été séparés et qu'il n'y avait rien d'étrange dans le fait de le retrouver tout seul au beau milieu de la salle de contrôle d'une centrale nucléaire.

Pete était un petit garçon de huit ans, avec ses cheveux de la même couleur que ceux de sa sœur, ses traits fin et ses joues criblées de taches de rousseur, il était adorable. Il ne paraissait ni lent ni stupide, en fait, sans y regarder de près, n'importe qui l'aurait considéré comme un enfant normal. Mais quand Vanessa le prit dans ses bras, il sembla à peine s'en apercevoir. Au bout d'une minute, il leva une main de son jeu vidéo et touche les cheveux de sa sœur d'un geste absent.

Alors qu'ils se dirigeaient tous les cinq vers la sortie, Joachim montra du doigt le seul écran récent qui composait la pièce. Sur l'écran question était représentée une carte de la région. La carte comprenait des zones en bleu pâle, en blanc, en rose, et un point rouge au centre. Vanessa expliqua la signification de chaque zone de couleur. Puis elle s'approcha pour observer en détail la zone rose et la zone rouge. La zone rose formait un cercle parfait dont la zone rouge, pareil une cible était le centre.

–L'ordinateur ne fournit plus les conditions météo par satellite, par conséquent, il a dû revenir à son schéma par défaut, un cercle rouge d'un rayon d'une quinzaine de kilomètres, et un cercle rose d'un rayon de 150 km environ.

Sam examina la carte sans parvenir à la déchiffrer dans un premier temps. Puis il repéra peu à peu sa ville, les plages qu'il fréquentait, ainsi que d'autres sites.

–Toute la ville située dans la zone rouge observa-t-il. Sam scrutait le visage de Vanessa pour savoir si elle était parvenue au même constat que lui. Elle passe en plein milieu de l'hôtel.
–Oui, répondit-elle d'une voix lasse. C'est exact.
–Tu crois que…
–oui, c'est tout de même une drôle de coïncidence que les contours de la paroi suivent le tracé de la zone de danger. Du moins, pour ce que nous en avons vu, s'empressa-t-elle d'ajouter. Nous ne sommes pas certains qu'elles incluent toute la zone rouge.
–Est-ce que ça signifie qu'il y aurait eu des fuites radioactives ?
–Je ne crois pas. Dit Vanessa en secouant la tête. L'endroit est truffé de systèmes d'alarme. Ce qui est bizarre, c'est que la cause et l'effet semblent inversés. C'est l'apparition de la zone qui a entraîné la suppression des données météorologiques par satellite, qui, elle-même, a incité l'ordinateur à prendre une valeur par défaut. Alors pourquoi la paroi suivrait-elle le tracé d'une carte dont elle est à l'origine ?

Sam secoua la tête avec un sourire désabusé.

–Je dois être fatigué, j'ai perdu le fil.

Ils changèrent ensuite de sujet de conversation, puis remarquant que la nuit ne tarderait plus à tomber, ils décidèrent de dormir ici.

Sam était bien incapable de dire combien de temps il avait dormi, mais quand il ouvrit les yeux, il remarqua que ses camarades dormaient toujours à poings fermés. Il quitta donc la pièce pour ne pas réveiller les autres et au gré des couloirs, il arriva dans le bureau du directeur de la centrale. Sur la table, il repéra un iPod. S'il n'était pas très optimiste quant aux goûts musicaux de son propriétaire qui, d'après la photo de famille trônant sur le bureau, devait avoir une soixantaine d'années, il se dit que ça l'occuperait le temps que les autres se réveillent. Il retourna ensuite à l'endroit où les autres étaient endormis et il se faufila pour regagner sa place et écouter la musique tranquillement, manquant de frôler la main de Vanessa, il contourna une table mais soudain, quelque chose surgit à ses pieds. Sam recula d'un bond heurta la table en verre où était exposé des trophées. Un vacarme épouvantable s'ensuivit et le petit Pete ouvrit brusquement les yeux.

–Pardon, murmura Sam.

Mais avant qu'il ait pu prononcer un mot de plus, il se mit à pousser un long cri aigu, presque primitif.

–Ce n'est rien, dit Sam. C'est…

Sa gorge se serra et les moururent sur ses lèvres. Il s'aperçut qu'il ne pouvait plus respirer et porta la main à sa gorge. Il avait l'impression que des mains invisibles enserraient son cou, que des doigts d'acier l'empêchaient de recracher l'air. Il se débattit, s'efforça de desserrer l'étau invisible, tandis que le petit Pete n'en finissait plus de hurler en battant l'air de ses bras tel un oiseau cherchant à s'envoler. Joachim et Quinn accoururent, pendant que Sam sentait le sang  affluer à ses yeux et obscurcir sa vision. Son cœur battait à tout rompre. Ses poumons privés d'air se convulsaient.

–Pete, Pete, tout va bien, dit Vanessa. Elle se mit à cajoler son frère, à lui caresser la tête en le serrant contre elle.

–La fenêtre, Pete. La fenêtre.

Sam chancela contre le bureau. Vanessa chercha à tâtons la console du petit Pete et l'alluma.

–Qu'est-ce qui se passe ? Cria Quinn.
–Il a entendu un grand bruit, expliqua Astride. Ça la effrayé. Quand il a peur, il pète les  plombs. Tout va bien, Pete, tout va bien. Je suis la. Tiens, ton jeu.
–Sam, qu'est-ce qui te prend ? Demanda Quinn.
–Il s'étrangle ! S'écria Joachim.
–Fais taire ce sale gosse ! Aboya Quinn.

Sam tomba à genoux. Il se sentait mourir. La terreur le submergea. Les ténèbres l'envahirent. Ses mains, paumes ouvertes, poussèrent le vide. Soudain, il y eut un éclair de lumière.

Il gisait sur le dos, et les visages inquiets de Quinn et Joachim étaient penché sur lui. Le petit Pete s'était tu. Ses jolis yeux étaient de nouveau fixé sur l'écran de son jeu vidéo.

–Comment va-t-il, s'enquille Vanessa en s'efforçant d'endiguer sa panique pour ne pas effrayer son frère.
–D'où venait cette lumière ? Lança Joachim. Vous avez vu ça ?

Les yeux de Quinn s'écarquillèrent.

–D'habitude, c'est dans les films que ça arrive.
–Sortons d'ici, décréta Joachim.

Quinn se baissa pour aider son ami à se relever. Sam avait encore le tournis et du mal à se tenir sur ses jambes flageolantes. En voyant l'effroi sur les visages autour de lui, il comprit qu'il était inutile de résister. L'heure n'était pas aux protestations ni aux explications. Ne trouvant pas la force de parler, il montre la porte du doigt en hochant la tête, ils partirent.

Après plusieurs minutes de marche, ils décidèrent qu'ils étaient assez loin de la centrale et ils firent une pause. Le silence était de mise il fallut encore un long moment avant que Quinn ne décide de le rompre.

–Bon, qu'est-ce que c'était ?
–Pete a fait une crise de panique, c'est tout, répondit Vanessa.
–Oui, Ça, j'ai compris. Mais cette lumière ?
–Je ne sais pas, parvint à articuler Sam.
–Comment t'a fait ton compte, frangin ?
–Je me suis étouffé, ça arrive.
–Avec quoi ? Avec de l'air ?
–Je ne sais pas. J'ai… j'ai du faire une crise de somnambulisme et m'étrangler en mangeant quelque chose dans mon sommeil.

Le regard des deux autres garçons montrait clairement qui ne croyait pas une seconde à la piètre explication de Sam.

–Oui, c'est sûrement ça, renchérit Vanessa.

Sa réaction était si inattendue que même Sam ne put cacher sa surprise.

–Quoi d'autre ? Poursuivit-elle. Quant à la lumière, c'est sans doute un système d'alarme interne qui s'est déclenché.

–Le prend pas mal, Vanessa, mais tu racontes des salades, dit Joachim. Les mains sur les hanches, il s'avança vers Sam. Mon vieux, c'est le moment de nous dire la vérité. Jusqu'à présent, je te respectais, mais comment veux-tu que j'y arrive si tu me mens ?

Sam resta bouche bée, c'était la première fois que Joachim se mettait en colère.

–De quoi tu parles ?
–Tu nous caches quelque chose. Cette lumière, je l'ai déjà vue. Juste avant que je t'évacue par la fenêtre de cet immeuble en flammes.

Quinn se tourna soudain vers lui.

–Quoi ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
–Le mur, les disparitions, ce n'est pas tout. Il se passe d'autres trucs bizarres. Tu en sais long là-dessus Sam. Et Vanessa aussi, vu qu'elle s'est dépêchée de te couvrir à l'instant.

Sam s'aperçut avec surprise que Joachim avait raison, Vanessa savait quelque chose elle aussi. D'autres dissimulaient des secrets. Il poussa un soupir de soulagement. Il n'était pas seul, cette fois-ci. Il prit une grande inspiration et s'efforça de mettre de l'ordre dans ses pensées avant de prendre la parole.

–Tout d'abord, je ne sais pas ce que c'est ni d'où ça vient ni comment ça se produit, je ne sais rien si ce n'est que, parfois, cette… lumière apparaît.
–Qu'est-ce que tu racontes frangin ? Demanda Quinn.
–Je sais que ça va te sembler fou mais parfois, de la lumière jaillit de mes mains.
–Non ça ne me semble pas fou, c'est quand tu me dis que tu es meilleur surfeur que moi. Mais là, tu délires complètement. Allez, vas-y, montre-moi comment tu t'y prends.
–Impossible, confessa Sam. C'est arrivé quatre fois, mais je ne peux pas m'exécuter sur commande.
–À quatre reprises, tu as fait jaillir des rayons laser de tes mains ? Tu te fiches de moi ? On se connaît depuis une éternité et tu essaies de me faire avaler que tu es Superman ? Bah voyons.
–Il dit la vérité, intervint Vanessa.
–Foutaise. Si c'est vrai, vas-y, montre-moi.
–Je t'ai déjà expliqué que ce n'est pas possible, ça n'arrive que lorsque je panique. Ce n'est pas quelque chose que je peux contrôler.
–Tu as dit quatre fois lança Joachim je l'ai vu le jour de l'incendie et à l'instant. Les deux autres fois, c'était quand ?
–La fois d'avant, c'était chez moi. Cette lumière est apparue… comme quand on branche une ampoule. Il faisait noir. Je venais de m'éveiller d'un cauchemar. Il croisa le regard de Vanessa, elle ne cilla pas. Soudain, tout devint clair dans son esprit. Tu l'as vue ! S'écria-t-il d'un ton accusateur. Tu as vu la lumière dans ma chambre. Tu savais depuis le début.
–Oui, admit Vanessa. Je suis au courant depuis le premier jour. Et je savais pour le petit Pete bien avant.

Joachim voulait comprendre.

–L'incendie, ici tout à l'heure, ton histoire d'ampoule, ça fait trois.
–La première fois, c'était avec Tom.
–Ton beau-père ? Enfin ex beau-père, demanda Quinn.
–Oui.
–Tu n'es pas en train de me dire…
–j'ai cru qu'il allait agresser ma mère. J'ai cru… je dormais, j'ai été réveillé par des éclats de voix, j'ai descendu l'escalier et je les ai trouvés tous les deux dans la cuisine. J'ai vu Tom brandir un couteau, et un jet de lumière jaillit de mes mains. À sa grande surprise, Sam sentit les larmes lui monter aux yeux. Il n'était pas triste, ils ressentent quelque chose, c'était du soulagement. Il n'avait jamais raconté ça à personne jusque-là et soudain, il se sentait plus léger. Mais à ce moment, il vit Quinn reculer d'un pas. Ma mère savait, bien sûr, reprit-il. Aux urgences, elle m'a couvert. Tom cria que je lui avais tiré dessus. Les médecins n'ont trouvé que des traces de brûlures, preuve qu'il ne s'agissait pas d'un coup de feu. Ma mère leur a raconté qu'il était tombé contre le four.
–Elle a dû choisir entre te protéger toi, et soutenir son mari, résuma Vanessa.
–Oui. Et Thomas a compris, une fois la douleur calmait, qu'il finirait à l'asile s'il continuait à prétendre que son beau-fils l'avait attaqué avec un rayon laser.
–C'est à cause de toi qu'il a perdu sa main ? S'écria Quinn. Son beau-père a fini avec un crochet en guise de main, expliqua Quinn. Ils ont dû amputer. Je l'ai croisé il y a une semaine à San Luis. Il a un crochet maintenant, tu sais, un des trucs avec des pinces. Il était en train d'acheter des cigarettes et il a tendu la monnaie au vendeur avec son machin. Donc, tu es une sorte de dégénéré ?
–Je ne suis pas le seul, répliqua Sam. La petite fille dans l'immeuble en flammes. Je crois que c'est elle qui a causé l'incendie. En m'apercevant, elle a paniqué et j'ai vu un feu liquide jaillirent de ses mains.
–Alors, tu as riposté, déclara Joachim. C'est ça qui te travaille, tu te sens responsable.

Sam ne distinguait que les contours de son visage dans l'obscurité.

–Je ne sais pas contrôler ce pouvoir. Je n'ai rien demandé moi. J'ignore comment m'en débarrasser. Heureusement que je n'ai pas blessé le petit Pete. Mais j'ai bien failli m'étouffer.
–Lui aussi, c'en est un, lança Quinn d'un ton accusateur en regardant le petit garçon.
–Il ne sait même pas ce qu'il fait, protesta Vanessa.
–C'est censé me rassurer ? C'est quoi sa spécialité ?
–Je crois qu'il est capable de faire plein de choses. Ça marche bien quand on est tous les deux. Souvent, il ne prête pas vraiment attention à moi. Un jour où je m'occupais de son éducation, j'ai pris un livre d'images avec lequel on travaille de temps en temps. Je lui ai fait voir une image en essayant de lui faire répéter le mot, je ne sais pas, je crois que j'étais de mauvaise humeur ce jour-là. J'ai dû me montrer un peu brutal quand j'ai pris sa main pour mettre son doigt sur l'image comme on est censé le faire. Il se mit en colère. Et soudain, j'ai été transportée ailleurs. J'étais la, à côté de lui, et l'instant d'après, je me suis retrouvée dans ma chambre.

Après une longue discussion, le petit groupe décida qu'il était préférable de garder le secret est de ne pas en informer le reste de la population. Puis, après avoir changé de sujet, il finir par s'endormir.

Quand Sam se réveilla il remarqua qu'il n'était pas très loin de la ville. Dans un premier temps, il ne comprit pas vraiment ce qu'il avait tiré de ses rêves. Puis alors qu'il se levait en même temps que les autres, il remarqua une foule plus loin. D'un commun accord, les membres du petit groupe rejoignirent la foule. Et après être monté sur un banc, Sam comprit ce qui avait provoqué l'attroupement. Quatre voitures roulaient à faible allure le long de la route, les unes derrière les autres comme dans un défilé officiel. Les quatre engins, tous de couleur noire, étaient des modèles coûteux et puissants. Un énorme 4x4 fermait le cortège. Tous roulaient avec les phares allumés. Parvenu sur la place, le convoi longea le trottoir bordant l'hôtel de ville avant de s'arrêter.

Des adolescents descendirent de voiture. Les garçons étaient en pantalon noir et chemise blanche, fille en jupe plissée et chaussettes assorties qui montaient jusqu'aux genoux. Tous portaient le même blazer d'un rouge discret, avec un énorme blason cousu sur la poitrine, ainsi qu'une cravate à rayures rouges, noir et or. Le blason abordait la C ainsi qu'un aigle et un puma, le tout flanqué de la devise en latin du pensionnat Coates " Ad augusta per angusta" vers les sommets par des chemins étroits.

–Ce sont les élèves de Coates, lança Vanessa, qui s'était rapprochée de Joachim avec le petit Pete. Une entrée en scène bien préparée.

Sam sauta de son perchoir pour les rejoindre. Tandis que les élèves du pensionnat Coates descendaient de voiture, la foule avait reculé d'un pas. Il y avait toujours eu de la rivalité entre les enfants de la ville, qui vivaient de manière modeste, et ceux du pensionnat qui, dans l'ensemble, avaient les moyens et malgré les dénégations de l'administration, étaient considérés comme des gamins à problèmes. Coates, c'était l'endroit où les parents fortunés envoyaient leur progéniture quand les autres établissements les trouvaient trop difficiles. Alors que les élèves se mettaient en rang comme une petite armée. Un adolescent qui devait avoir dix-sept ans se leva dans la décapotable. Avec un grand sourire, il enjamba le siège arrière et se laissa glisser sur le coffre d'un mouvement agile en agitant comiquement la main comme pour signaler qu'il n'en revenait pas d'en être réduit à de telles extrémités.

Il était beau, même Sam se rendait compte. Il avait les cheveux et les yeux de la même couleur que lui, mais le visage de l'inconnu semblait irradier de l'intérieur, il respirait la confiance en soi sans pour autant trahir de l'arrogance ou du dédain. En faite, il arrivait à paraître sincèrement humble alors qu'il se tenait seul face à la foule qu'il dominait.

–Salut tout le monde, lança-t-il. Je m'appelle Caine Soren. Vous avez sans doute deviné que je… que nous sommes élèves aux pensionnats Coates. Ou alors c'est vraiment qu'on a le même mauvais goût en matière de vêtements.





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Evan N. Bress
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MessageSujet: Re: EVAN N. BRESS • The Survivors   Sam 29 Avr - 17:23


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A
lors que quelques rires s'élevaient dans l'assemblée, Vanessa murmurait pour elle-même.

–Un peu d'autodérision pour nous mettre dans sa poche.

Sam, lui, regardait autour de lui. Il remarqua l'un des membres de la bande d'Orc, celui qui avait dit venir lui-même du pensionnat Coates. Il semblait vouloir se faire tout petit.

–Je sais, la tradition veut qu'il y ait une rivalité entre les élèves de Coates et ceux de Perdido Beach, poursuivi Caine. C'est du passé. J'ai l'impression qu'on est tous dans le même bateau, maintenant, on partage les mêmes problèmes. Et on devrait se serrer les coudes pour les régler, vous ne croyez pas ?

Des hochements de tête répondirent. Il parlait d'une voix claire forte et déterminée. Il avait une façon de dévisager la foule assemblée devant lui qui donnait à chaque enfant l'impression qu'il le regardait dans les yeux et qu'il les traitait tous en égaux.

–Tu as découvert ce qui s'est passé ? Interrogea quelqu'un.
–Non. Dit Caine en secouant la tête. Nous n'en savons sans doute pas plus que vous. Les plus de dix-huit ans disparus. Et puis il y a ce mur, cette paroi.
–Nous, on l'appelle la zone, dit Howard d'une voix forte.
–La zone ? Répéta Caine. Oui, c'est pas mal. Quel est ton nom.
–Howard. Je suis le second du capitaine Orc.

Un murmure gêné parcouru la foule. Caine comprit instantanément la situation.

–J'espère que le capitaine orc et toi, vous me rejoindrez, vous et tous ceux qui sont déterminés à débattre de nos projets d'avenir. Parce que nous, nous avons des projets. Il ponctua sa dernière phrase d'un geste tranchant, sous-entendant qu'il fallait en finir avec le passé.
–Je veux ma maman ! Cria soudain un petit garçon.

Toutes les voix se turent. Le petit garçon avait mis des mots sur ce que tous ressentaient au fond d'eux-mêmes. Caine sauta de la voiture et s'avança vers l'enfant. Puis, il s'agenouilla, prit les mains du petit dans les siennes et lui demanda son nom. Après s'être de nouveau présenté, il dit d'une voix douce mais assez fort pour être entendu de tous.

–On veut tous retrouver nos parents. Et je suis sûr qu'on les retrouvera. Je suis sûr qu'on reverra nos pères et nos mères, frères et sœurs, et même nos profs. J'en suis persuadé. Tu vas y croire, toi aussi ?
–Oui, répondit l'enfant dans un sanglot.
–Il va falloir que tu sois courageux. Ta maman l'aurait voulu. Puis, il prit l'enfant dans ses bras.

Vanessa regardait toujours la scène, et de nouveaux, pour elle-même, elle ajouta.

–Il est doué.

Caine se redressa. Les enfants avaient formé un cercle serré mes respectueux autour de lui.

–On va tous devoir se montrer courageux. On va tous traverser cette épreuve. Si on sait désigner les bons chefs et qu'on fait les choix qui s'imposent, on n'y arrivera.

L'ensemble des enfants et adolescents rassemblés s'étaient redressés. La détermination se lisait sur leurs visages effrayés et marqués par la fatigue. Sam lui, était comme hypnotisé par la prestation du nouveau venu. En quelques minutes, Caine avait réussi à insuffler de l'espoir à une foule abattue et terrorisée. Vanessa elle-même paraissait très impressionnée, bien que Sam est cru détecter une lueur de scepticisme dans ses yeux. Lui-même n'y croyait pas trop. Il se méfiait des discours préparés et des numéros de charme. Mais il avait envie de se persuader que Caine, essayait de tendre la main aux habitants de Perdido Beach. Il avait envie de croire en lui, ne serait-ce qu'un peu. Et si Caine avait réellement un plan, comment ne pas s'en réjouir ?

–Si tout le monde est d'accord, j'aimerais que réquisitionner votre église pour m'asseoir avec vos chefs afin de discuter de mon projet est de tous les changements éventuels que vous souhaiteriez y apporter. Il y a-t-il, je ne sais pas, une douzaine de personnes capables de parler en votre nom ?
–Moi, répondit Orc. Il s'avança en jouant des coudes, sa batte de base-ball en aluminium à la main. Il s'était procuré un casque de policier.

Caine fixa la brute d'un regard perçant.

–Tu dois être le capitaine Orc ?
–Ouais, c'est moi.

Caine tendit la main.

–Enchanté de te connaître capitaine Orc.

Orc en resta sans voix. Il parut hésité quelques instants. Il jeta même un coup d'œil à Howard. Ce dernier promena son regard tour à tour sur Caine et sur Orc, comme pour évaluer la situation. Puis, le lieutenant sembla donner son aval au capitaine, qui poussa un grognement, changea sa batte de main, et tendit sa grosse patte. Caine l'a pris à deux mains et, l'air solennel, regarda Orc droit dans les yeux. Sans lui lâcher la main, Caine défia le reste de la foule.
–Qui d'autres souhaitent représenter Perdido Beach ?

Une voix s'éleva de la foule et clama le nom de Sam.

–Sam Leedson, il s'est précipité dans un immeuble en flammes pour sauver une petite fille. Il parlera pour moi, en tout cas.

Un murmure d'approbation parcourue la foule.

–Oui, Sam est un vrai héros, lança quelqu'un.
–Il aurait pu mourir, renchérit un autre.
–Oui, Sam est l'homme de la situation.

Caine esquissa un sourire. Son expression changea si vite que Sam se demanda s'il n'avait pas rêvé. Mais il avait cru voir, l'espace d'une seconde, un sourire de triomphe se dessinait sur les lèvres de l'inconnu. Caine marcha droit vers Sam avec une attitude franche et ouverte, la main tendue.

–Il y a sûrement des gens mieux placés que moi, dit Sam en reculant.

Mais Caine le prit par le coude pour lui serrer la main.

–Sam, c'est bien ça ? Apparemment, tu es le héros de la ville. Tu as un lien de parenté avec l'infirmière de notre école, Connie Leedson ?
–C'est ma mère.
–Je ne suis pas étonné qu'elle ait un fils aussi courageux, déclara Caine avec conviction. C'est une femme bien. Tu m'as l'air aussi modeste que braves, Sam, mais je… je te demande ton aide. J'ai besoin de toi.

En entendant prononcer le nom de sa mère, Sam avait immédiatement fait le rapprochement. Il était à présent presque certain que le fameux «C» dont sa mère parlait dans sa lettre pouvait être que Caine. La phrase lui revint alors à l'esprit « tôt ou tard, C ou un autre finiront par dépasser les bornes. Ils risquent de blesser quelqu'un comme S avec T. »

–D'accord, répondit Sam. Si c'est ce qu'ils veulent. Quelques autres noms furent cités, et Sam, plus par loyauté que par conviction, proposa celui de Quinn. Les yeux de Caine se posèrent tour à tour sur Sam et sur Quinn et, pendant une fraction de seconde, Sam crut y déceler du cynisme et de la ruse. Mais l'instant d'après, il brillait à nouveau d'une lueur humble et résolue.

Alors que le nouveau groupe trié sur le volet se dirigeait donc vers l'église. Une jeune fille du pensionnat arrêta Sam pour se présenter.

–Je m'appelle Diana, lança-t-elle sans le lâcher. Diana Ladris. Elle était très belle, les cheveux et les yeux d'un noir sombre.
–Sam Leedson.

Les yeux de la fille fixaient Sam avec insistance. Mal à l'aise, il voulut détourner les yeux, mais, sans expliquer pourquoi, il ne pouvait s'y résoudre.

–Ah, fit-elle comme si elle venait d'apprendre une nouvelle fascinante.

Puis ils rejoignirent l'intérieur de l'église. En entrant dans l'église, Vanessa pose un genou à terre et fit le signe de croix, les yeux levés vers le crucifix aux dimensions intimidantes qui surplombaient l'hôtel. Pour Sam, c'était la première fois qu'il pénétrait dans ses murs. Sa mère, juive non-pratiquante, personne n'avait cru bon de le renseigner sur la confession de son père, et Sam lui-même n'était pas très porté sur la religion.

En tout, quinze personnes s'étaient rassemblées dans l'église. Il y eut une rapide présentation, on pouvait facilement découper les membres présents en trois groupes. Le premier était composé de Sam, Quinn, Vanessa, le petit Pete, mais aussi un afro-américain prénommé Albert, une jeune femme de dix-sept ans prénommés Marie, le grand sportif de la ville du nom d'Elwood Booker et sa petite amie Dahra. Venait ensuite le second groupe, le capitaine Orc de son vrai nom Charles, Howard, et Cookie de son vrai nom Tony. Pour finir il y avait le troisième groupe, outre Caine, il y avait Drake Merwin, un garçon aux cheveux blonds roux hirsutes dont les yeux rieurs brillaient d'une lueur mauvaise, Diana, et un gamin blond d'une dizaine d'années, affublé de grosses lunettes, qui semblaient un peu perdu et que Caine appelait Jack le Crack.
Caine présente ensuite son projet pour préserver la ville et maintenir le calme. Il avait visiblement compris beaucoup de choses sur les différents "leaders" que comptait la ville et tout cela donné à Sam le désagréable sentiment que tout était planifié. Rapidement, les rôles furent distribués. Drake, lui-même fils d'un officier de police se retrouva nommé shérif de la ville. Sam devant lui le capitaine des pompiers, Marie qui avait déjà repris la crèche en main fut confirmée à ce poste. Très vite, elle expliqua qu'elle avait besoin de beaucoup plus de moyens, la crèche était en manque de couches, de nourriture, mais aussi de lait maternisé. Elle manquait aussi de personnel.

–Les petits sont notre plus grande responsabilité, déclara Caine. Tu auras l'autorité absolue pour nommer les personnes dont tu as besoin et exiger qui te sera nécessaire. En cas de protestation, Drake et son équipe qui inclut le capitaine Orc, seront là pour t'assister.

Mais les paroles de Caine n'étaient pas tombées dans l'oreille d'un sourd et Howard s'offusqua.
–Et puis quoi encore ? J'ai laissé dire jusqu'à maintenant, mais tu es en train d'insinuer que le capitaine va travailler pour ce gars-là ? Howard désigna du doigt Drake, qui répondit d'un sourire mauvais. On ne travaille pour personne, le capitaine n'a pas de compte à rendre ni d'ordre à recevoir.

Sam vit une lueur de colère traversée le beau visage de Caine, mais ce dernier se maîtrisa très vite. Orc avait dû voir la même chose, car il se leva, bientôt imité par Cookie. Les deux adolescents tenaient toujours leur battent de base-ball dans la main. Sans cesser de sourire, Drake s'interposa entre eux et Caine une bagarre s'annonçait, avec la soudaineté d'une tornade. Bizarrement, Diana elle, ne quitait pas Sam des yeux, comme si le reste n'existait pas.

Avec un soupir, Caine leva les mains et glissa ses cheveux en arrière. Au même moment, le seul se mit à gronder. Un petit tremblement de terre, une broutille, rien que Sam n'est expérimenté jusqu'alors, à l'instar de nombreux californiens. Toute l'assemblée se leva d'un bond. Il connaissait la marche à suivre en cas de tremblement de terre. Mais soudain, un grincement s'éleva, tel le bruit du bois qui frotte contre l'acier. Et le grand crucifix se détacha du mur comme si géant invisible venait de l'arracher. Personne ne bougea. Un déluge de plâtre et de pierre s'abattit sur l'autel. Lacroix pencha à la manière d'un sabre aussi à la base, tandis que Caine baissait les bras avec une expression dure, furieuse sur le visage. Le crucifix qui devait mesurer au moins 4 m de haut, s'écrasa avec une violence surprenante sur les bancs du premier rang. L'impact fut aussi bruyant et soudain qu'un carambolage de voitures. Orc et Howard s'écartèrent d'un bond, mais Cookie fut trop long à réagir. La barre horizontale de la Croix heurta son épaule. Il s'affaissa sur le sol et, bientôt, une flaque rouge s'épanouit autour de lui. Tout advint si vite que les adolescents qui s'étaient levés n'avaient pas eut le temps de fuir. Étendu sur le sol, Cookie s'époumonait tandis que le sang trempait son T-shirt et s'écouler sur les pavés de l'église. Elwood parvint à déplacer le crucifix et Cookie poussa un hurlement.



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Louna était guérie mais très faible et elle avait faim. Le pire, cependant, c'était la soif. Elle n'était pas sûre de pouvoir tenir encore bien longtemps. Pourtant, elle venait de réchapper de l'enfer. Et ce miracle lui donnait des raisons d'espérer.

Le soleil s'est élevé, mais ne la brûlait pas encore de ses rayons. Le ravin était à l'ombre pour l'instant. Louna savait qu'elle avait de meilleures chances de s'en sortir si elle se mettait en route pour le ranch avant que la terre ne soit aussi chaude qu'une tarte sortie du four. Elle tenta d'escalader le ravin, mais, après s'être écorché les mains et les genoux, elle dut admettre que ce n'était pas envisageable.

Il ne reste qu'à suivre le ravin en espérant qu'il mènerait quelque part. Ça n'avait rien d'une promenade de santé. La plupart du temps, le sol était dur, mais par moments, il s'effondrait sous ses pieds. Pat se traînait à son côté, la langue pendante, l'air aussi épuisé qu'elle.

–On est tous les deux dans la même galère, hein, mon vieux ?

Elle venait à peine de parler que son regard se bloqua sur une étrange paroi translucide d'une longueur et auteur inimaginable. Les yeux écarquillés, elle pouvait distinguer un vague reflet d'elle-même.

–C'est sans doute une bonne chose que je ne puisse pas me voir mieux, marmonna-t-elle.

Du sang séché collait ses cheveux, elle était sale à faire peur et ses vêtements étaient en lambeaux. Elle parcourut les derniers mètres qu'il a séparés de la paroi et la toucha du doigt. Elle poussa un cri de douleur. Avant l'accident, elle aurait décrit la douleur comme cuisante. Désormais, elle avait une tout autre conception de la souffrance. Mais elle n'avait pas pour autant l'intention de toucher ce mur à nouveau.

–C'est quoi, une espèce de barrière électrique ? Dit-elle à Pat. Qu'est-ce que ça fiche ici ?

Elle reprit ensuite sa route et elle parvint enfin à escalader l'un des versants du ravin, cela lui prit une heure, mais elle avait réussi quand elle atteignit enfin le sommet, elle scruta les alentours en se protégeant les yeux du soleil et cru tombait à la renverse. Aucune trace de la route. Aucun signe de ranch. Elle ne vit une chaîne de montagnes séparées de l'endroit où elle se trouvait par moins de 2 km de terre désertique. Et ce mur irréel sorti de nulle part. D'un côté, il y avait les montagnes, de l'autre le ravin, dans une troisième direction le mur qui se dressait dans le paysage comme s'il venait de tomber du ciel. Le seul moyen d'avancer, c'était de revenir sur ses pas en marchant le long de l'étroite bande de terre qui longeaient le ravin.

Niché contre le mur, tout près des montagnes, elle pouvait voir une forme de couleur étrange. N'ayant pas d'autre choix. Elle décida de se diriger vers cela. Plus elle avançait, plus elle sentait ses forces qui la quittaient. Après une très longue marche, elle n'était plus qu'à demi-consciente.

Soudain, Louna tituba, à demi aveuglé par l'éclat impitoyable du soleil, et s'aperçut qu'une herbe grasse avait remplacé la poussière sous ses pieds. C'était un carré minuscule de quelque 3 m de côté, un véritable mouchoir de poche. Au centre, un arroseur rattaché à un tuyau qui se perdait derrière une cabane en bois dépourvu de fenêtres. La cabane, exiguë, se réduisait à une pièce unique, à laquelle était adossés une sorte d'apprenti à moitié effondrée et un moulin de fortune, ou plutôt une hélice d'avion posé au sommet d'une tour branlante de 5 ou 6 m de haut.

Chancelante, Louna suivie le tuyau, il était relié à un réservoir poussiéreux, posé sur une plate-forme soutenue par des travers, qui se trouvait sous le moulin de bric et de broc. Une conduite rouillée sortant de terre, d'où émergeait des valves et des tuyaux de raccordement, été fixée sous le moulin. Quant au tuyau qu'avait suivi le Louna, il se terminait par un robinet soudé au réservoir.

–C'est un puits, Pat.

De ses doigts tremblants, Louna tourna le robinet qui libéra un jet d'eau. Elle est le chien en bure de longue gorgée. Pour la première fois depuis une éternité, elle éclata de rire.

–On n'est pas morts, pas encore.


-------------------------------------------------------------



Caïn avait prit la possession du bureau du maire. Assis derrière un vaste bureau en acajou, il se balançait doucement dans un grand siège en cuir bordeaux. Son regard était fixé sur Diana, il lui parlait.

–Je suis tombée sur cette fille, la blonde qui a un petit frère bizarre.
–Et ?
–On la surnomme le petit génie. Je crois qu'elle traîne avec le garçon de l'incendie.
–Il s'appelle Sam, lui rappela Caine.
–Je pense qu'on devrait la tenir à l'œil.
–Tu as réussi à l'évaluer ?
–En partie seulement, je ne suis pas sûre.
–Il faut que je te supplie ? En écartant les bras.
–Elle doit avoir deux barres.
–Tu as une idée de la nature de ses pouvoirs ? Lumière ? Rapidité ? Caméléon ? Pourvu que ça ne soit pas une autre Dekka. Elle nous a posées problème, celle-là. Espérons qu'elle n'est pas capable d'évaluer comme toi.
–Aucune idée, répondit Diana en secouant la tête. Aucune idée. Je ne suis même pas sûre qu'elle est deux barres

Caine poussa un soupir comme s'ils portaient le poids du monde sur ses épaules.

–Mais là sur la liste, Jack. Vanessa alias le petit génie, deux barres. Avec un point d'interrogation.

Jack sorti sa tablette. S'il ne pouvait plus consulter Internet, les autres fonctions de l'appareil marchaient encore. Il entra son mot de passe et ouvrit le fichier. La liste comprenait vingt-huit noms, tous inscrits au pensionnat Coates. En face de chaque nom figurait un chiffre, un, deux, trois. Un seul était suivi d'un quatre, celui de Caine.

–Ça c'est mieux passé que je ne l'espérais, dit Caine à Diana. J'avais prévu qu'on aurait des difficultés avec la brute du coin et qu'il y aurait forcément un leader né. La brute travaille pour nous et on garde un œil sur le leader le temps de s'occuper de son cas.
–Je m'en charge, déclara Diana. Il est mignon.
–Tu as eu le temps de l'évaluer ?
–Non, je n'en ai pas eu l'occasion.
–Occupe temps sans attendre, ordonna Caine. Tu as vu comment les autres le regardaient ? Quand j'ai procédé aux nominations, son nom a été mentionné en premier. Je n'aime pas ça, que ce soit le fils de l'infirmière Leedson. Mauvaise coïncidence. Il faut que tu l'évalues. S'il détient le pouvoir, on ne peut pas se permettre de laisser traîner les choses.




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Evan N. Bress
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MessageSujet: Re: EVAN N. BRESS • The Survivors   Sam 13 Mai - 23:48


Californie ◈ Evan N. Bress is Sam
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T


rois jours s'étaient écoulés depuis que Caine et son équipe avaient fait main basse sur la ville. Trois jours, et aucun secours à l'horizon. Trois jours de déprime grandissante. Trois jours durant lesquels tous s'étaient peu à peu résigné à cette vie–là, pour le moment du moins. La Zone, que tout le monde appelait ainsi désormais, avait cinq jours d'existence. Cinq jours sans adultes. Cinq jours sans pères ni mères, sans professeurs, officiers de police, commerçants, médecins, prêtres. Cinq jours sans télévision, sans téléphone, sans Internet.

Au début, Caine avait été bien accueilli. Les jeunes avaient besoin d'un chef. Ils voulaient des réponses. Des règles. Dès lors qu'il s'agissait d'asseoir son autorité, Caine faisait des merveilles. Chaque fois que Sam avait eu affaire à lui, il avait été impressionné par l'assurance dont il faisait preuve en toute circonstances, comme s'il était né pour diriger.

Mais déjà, en trois jours à peine, le doute s'installait. Les inquiétudes ne se focalisaient pas tant sur Caine et Diana sur Drake. Ceux qui défiaient Drake ou l'un de ses soi-disant shérifs étaient frappés, molestés, jetés à terre ou pire. La peur de l'inconnu avait laissé place à la crainte de voir débarquer Drake.

Sam lui-même eu l'occasion d'en être témoin par lui-même. Alors qu'il était avec Joachim et Quinn à la caserne de pompiers, les trois garçons entendirent crier dans la rue. Sans attendre, ils se dirigèrent vers la sortie, quand ils virent arriver l'une de leurs camarades de classe. La camarade en question qui répond au nom de Betty avait le côté gauche de son visage couvert de sang. Avant même que l'un des garçons ne puisse lui demander ce qui lui arrivait, Orc ainsi qu'un membre de sa bande est un garçon du pensionnat Coates se dirigeaient vers eux armés de batte de base-ball en métal. Le ton monta rapidement, le groupe dirigé par Orc voulant ce « chargé » de Betty et Sam et Joachim refusant tandis que Quinn lui, était resté en retrait. Le ton monta rapidement et Sam qui va de justesse la batte de base-ball d'Orc qui était sur le point de s'abattre sur son crâne quand tout un groupe de gamins arriva soutenir oralement Sam et Joachim. L'attroupement que l'affrontement avait provoqué fut instantanément stoppé par une voix.

–Que personne ne bouge !

La peur fut immédiatement visible sur la grande majorité des visages, mais cela ne stoppa pas Orc qui en profita pour asséner un coup de poing à Joachim. Sam se précipita pour aider son ami, mais Drake était l'auteur des paroles prononcées fut plus rapide, se glissant derrière Orc, il le saisit par les cheveux et lui asséna un violent coup de coude dans le visage. Orc, le nez en sang, poussa un hurlement de rage. Drake le frappa de nouveaux avant de le relâcher. Orc s'affaissa par terre.

–Tu n'as pas compris, Orc ? J'ai dit, personne ne bouge.

Orc se redressa sur les genoux et se jeta sur Drake pour le plaquer, comme l'aurait fait un footballeur américain. Drake s'écarta avec l'agilité d'un matador. Puis, tendant la main, il attrapa la batte de base-ball de l'un des compagnons de son adversaire. Puis, il appliqua une série de coups secs et violents dans les côtes, les reins et la tête de sa victime. Chaque coup était maîtrisé, efficace et précis. Orc roula sur le dos, il était à la merci de son adversaire. Posant la batte sur sa gorge, Drake lança.

–Tu vas devoir apprendre à écouter quand je te cause.

Puis, s'adressant à Sam, déclara.

–Et maintenant si tu m'expliquais ce qu'il se passe, Monsieur le chef des pompiers ? Dit-il avec un grand sourire.
–Je crois qu'il a frappé Betty.
–Oui ? Et alors ?
–Je n'allais pas le laisser recommencer, répondit calmement Sam.
–Tu ne m'as pas donné l'impression que tu étais en train de sauver quelqu'un. Quand je suis arrivé, tu étais sur le point de te faire démolir.

Une voix stridente s'éleva de la foule pour déclarer que Béti n'avait rien fait de mal, mais sans se retourner, Drake ordonna la personne de la fermer. Puis, désignant le garçon du pensionnat, il lui demanda des explications.

–Cette fille, lança-t-il en montrant Betty. Je l'ai vu se servir du pouvoir.

Sam sembla se figer sur place. Le garçon avait employé le terme pouvoir d'une manière très naturelle, ici le parlaient vraiment de ce que Sam imaginait, ça n'avait rien de naturel.

–Qu'est-ce que tu entends par là ? Demanda Drake d'un ton lourd de menaces.
–Rien, répondit ce dernier avec empressement.
–Elle faisait un tour de magie, cria quelqu'un. Elle ne voulait de mal à personne.
–J'ai essayé de l'en empêcher. Orc qui s'était relevé tout en fixant Drake d'un regard à la fois haineux et craintif.
–Orc est shérif adjoint, dit Drake d'un ton professoral donc, quand il ordonne quelque chose, il faut lui obéir. Si cette fille a refusé d'obtempérer, je pense qu'elle a eu ce qu'elle mérite.
–Vous n'avez pas le droit d'employer la force, protesta Sam.
–Il faut bien faire respecter la loi, non ? Demanda Drake.
–Il y a une loi qui interdit les tours de magie ? Ironisa Joachim.
–Oui, justement, répondit Drake sans le moindre humour. Mais il faut croire que tout le monde n'était pas au courant. De nos chefs la liste des règles à observer, ordonna Drake au membre du pensionnat.

Ça me prit la feuille qu'on lui tendait sans même y jeter un coup d'œil. Sans attendre, Drake signa tout le monde de partir il y quitta lui-même les lieux, tandis que Sam et Joachim assistaient Betty pour la faire rentrer afin de la soigner. Alors que Joachim s'attaquait aux blessures de la jeune fille, Sam l'interrogeait tandis que Quinn restait dans un coin le regard mauvais.

Quand Joachim finit de la soigner, ça me la raccompagna chez elle et il retourna à la caserne. À peine était-il arrivé que Quinn lui posa une question.

–Betty a le même truc que toi, non ?

Tout en se servant un bol de céréales, Sam répondit.

–Oui, en moins puissant, elle m'a expliqué qu'elle arrivait à créer un peu de lumière dans ses mains, c'est tout.
–Oh, alors elle n'a pas encore tramé le bras de quelqu'un ?

Quinn semblait chercher la bagarre. Ça me leva les yeux, qui mine de répliquer, puis serra les dents et repoussa son bol sans rien dire.

–Voilà pourquoi tu ne peux pas en parler, reprit Quinn. Les autres vont considéré comme un dégénéré. Regarde ce qui est arrivé ce soir.
–Betty n'est pas une dégénérée, rétorqua Sam en s'efforçant de garder son calme. C'est une fille comme les autres.
–Ne soit pas débile, Sam. Betty, le petit Pete, la gamine de l'incendie, toi. Il y en a forcément d'autres. Les gens normaux ne vont pas aimer ça, ils vont croire que vous êtes dangereux.
–Et toi, Quinn, c'est ce que tu penses ? S'enquit Sam d'un ton tranquille en évitant son regard.

Trouvant la liste des règles dans sa poche, il la déplia avant de la poser sur la table.

–Je te demande seulement de regarder autour de toi. Ils ont assez peur comme ça. Comment les gens normaux…
–tu veux bien cesser de répéter les gens normaux à tort et à travers ? Rugit Sam.

Joachim, qui jouait de plus en plus les intermédiaires entre Sam et Quinn intervint.

–Tu veux bien nous lire les règles à voix haute ?

Avec un soupir, Sam défroissa soigneusement la feuille de papier.

–La règle numéro un proclame Caine maire de Perdido Beach et de toute la zone. Règle numéro deux Drake est nommée shérif de la zone et il est habilité à faire appliquer les règles. Numéro trois, en tant que chef des pompiers, Sam est tenu de prendre en charge toutes les urgences. Géniale, j'en ai de la chance !

Il leva les yeux et se reprit.

–Je veux dire nous.
–C'est gentil de te souvenir des petites gens, ironisa Quinn.
–Numéro quatre, personne ne peut accéder aux commerces la permission du maire ou du shérif.
–Tu as un problème avec ça ? Lança Quinn. Les gens ne pouvaient pas continuer à se servir comme ça leur chante.
–Oui, je suis d'accord, admis Sam à contrecœur. Numéro cinq, nous devons tous aider à la crèche, apporter tout ce que la crèche demande et lui rendre service desquels nous sollicitera. Numéro six, tu ne tueras point.
–Sans blague ? Lâcha Quinn.
Sam grimaça un sourire las, sous-entendant qu'il enterrait l'âge de guerre.
–Je plaisante.
–Arrêt de nous charrier contente-toi de lire ce machin.
–J'essaie de garder le sens de l'humour bien que le monde s'écroule autour de nous. Six, nous devons tous donner un coup de main pour inspecter les maisons. Sept, nous sommes dans l'obligation de signaler à Drake tout manquement aux règles.
–En gros, on est censé jouer les balances, résuma Joachim.
–Ne t'inquiète pas, il n'y a pas de fit de l'immigration dans le coin, railla Quinn. Et de toute façon, si quelqu'un trouve un moyen de t'envoyer au Mexique, je pars avec toi.
–Je viens du Honduras pas du Mexique. Combien de fois faut-il que je te le répète ?
–Numéro huit, je le lis tel que c'est écrit, les tours de magie toutes agissement ciblent de susciter la peur ou l'inquiétude sont formellement interdits.
–Qu'est-ce que ça veut dire ? Demanda Quinn.
–Que Caine sait pour le pouvoir, manifestement.
–Grande surprise. Déclara Joachim depuis l'événement de l'église, j'étais persuadé que c'était Caine le responsable.
–S'il détenait le pouvoir, objecta Quinn, il ne demanderait pas aux autres d'empêcher les gens de s'en servir.
–Sauf s'il veut être le seul à l'avoir, ajouta Sam.
–Tu serais pas un peu parano, frangin ?
–Numéro neuf, reprit Sam, la situation est grave. En période de crise, personne ne doit critiquer, ridiculiser ou gêner les responsables dans l'exercice de leurs fonctions. Donc, du jour au lendemain, on n'a plus le droit à la parole, Sam en secouant la tête.
–Enfin, c'est comme à l'école, pas vrai ? Protesta Quinn décevant ainsi à nouveau Sam. On n'a pas le droit de critiquer les profs. Pas en face, en tout cas.
–Je pense que la règle numéro dix va beaucoup te plaire Quinn, le shérif peut décréter que les règles énoncées ci-dessus ne sont pas à même de pallier l'urgence d'une situation. Dans pareil cas, il peut instaurer toutes les règles qui lui sembleront nécessaires pour maintenir l'ordre et la sécurité.

Le regard de Joachim reflétait l'inquiétude de Sam.

–Ça revient à dire que Caine et Drake peuvent faire ce qui leur chante.

Quinn se mit à rire.

–Tu ne comprends pas, frangin. Les gens se soupçonnent déjà. Tout a changé ! On est coupé du monde, sans adultes, sans parents, sans flics et ne le prend pas mal, voilà que certains d'entre nous commencent à muter. Et toi, tu t'attends à ce que la vie continue tranquillement, comme si la zone n'avait jamais existé.

Sam était à bout de patience.

Et toi, à t'entendre on dirait que Betty avait mérité les coups qu'elle a reçus. Pourquoi tu ne te mets pas en colère ? Pourquoi ça ne te pose aucun problème une fille de notre entourage, qui n'a jamais fait de mal à une mouche, se fasse passer à tabac ?
–Comme si c'était ma faute !

Quinn se leva et en faisant valser sa chaise.

–Je ne prétends pas qu'elle la méritait. Qu'est-ce que tu veux, les enfants se font emmerder à cause de leurs vêtements ou de leur niveau en sport ! Mais ça, c'est quand les parents et les profs sont la ! C'est notre quotidien ! Or, maintenant, tu t'imagines que dans cette merde, les gens vont penser, oh, super ! Sam a des rayons laser qui lui sont des yeux ! Non, mon pote, tu n'y es pas.

À la surprise générale, Joachim renchérit.

–Il a raison. S'il existe encore d'autres comme Betty et toi, il va y avoir du grabuge. On aura d'un côté ceux qui ont un pouvoir, et de l'autre ceux qui n'en ont pas. Moi, j'ai pris l'habitude d'être un citoyen de seconde zone… à ces mots il jeta un regard noir à Quinn qui l'ignora. Mais cette histoire risque d'exciter les jalousies et la peur. Ils sont tous paumés et ils ne vont pas tarder à se trouver quelqu'un pour porter le chapeau. Un bouc émissaire.
–Qu'est-ce que je disais ! Déclara Quinn. Les gens différents finissent toujours par devenir des victimes, c'est comme ça. Tu prends tes grands airs, tu joues les vertueux, mais tu n'as toujours pas compris. Avant, le pire qui pouvait nous arriver quand on sortait du rang, c'était d'être puni d'obtenir une mauvaise note. À présent, quand tu dérapes, c'est un grand coup de batte dans la figure qu'on te règle ton compte. Il y a toujours eu des gros durs. Mais maintenant, les règles ont changé, et du tout au tout. Désormais, c'est avec leurs règles que nous jouons.



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