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 Caolan Shiliday • Une petite amie pas anodine ?

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Ethan N. Burrow
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MessageSujet: Caolan Shiliday • Une petite amie pas anodine ?    Lun 12 Sep - 16:58



Une miss à prendre


Voilà un petit moment déjà que vous prenez des cours pour apprendre la langue de Molière, vos progrès ne semblent pas mauvais, mais ça n'est pas demain que vous ferez une conférence sur les charmes de l'Irlande expliqué aux Français.

Mais par chance, une charmante jeune femme semble vous avoir à l’œil depuis un petit moment, bien qu'elle semble des plus discrète pendant il est clair qu'elle ne vous lâche pas des yeux et après plusieurs séances, elle dépose un mot sur votre table avant de sortir.

Sur le mot en question, vous pouvez voir écrit à l'aide de Google traduction un simple message indiquant qu'elle souhaite travailler son anglais avec vous en privé et qu'elle vous invite à venir faire ça dans son appartement en centre-ville de Lyon.

Acceptes-tu ce rendez-vous qui si tu le souhaites, devient une relation de couple ?

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Caolan Shilliday
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MessageSujet: Re: Caolan Shiliday • Une petite amie pas anodine ?    Mar 13 Sep - 22:35



Une miss à prendre


- Merci pour vous être venus nombreux à la présentation du mon pays. Si vous avez des questions je reste. Vous pourrez me poser encore quinze vingt minutes et je partirai. Bonne soirée.

Le code de conduite en société m'avait été recommandé; c'est pourquoi je n'ai placé aucune critique envers le pays juste au Sud cinq fois plus gros mais dix fois plus moche que l'authenticité d'Ulster. Faute à moitié avouée à un quart pardonnée; j'ai lancé une seule petite blague de bon ton sur l'Irlande, oui. Minuscule, comme le .. J'arrête oui, c'est bon. Je me suis permis en échange partiel de la frustration qui m'avait envahie quand notre professeur avait bel et bien confondu mon pays et celui où les ovins sont plus sympathiques que leurs congénères humains. Ca m'avait beaucoup affecté que je n'en ai pas dormi pendant plusieurs jours, puisque pareille confusion remontait très loin (mais pas assez) dans le temps. Je me suis obligé à prendre l'air pour estomper cette fracassante envie de me servir du petit camerounais pour taper sur notre enseignante. Mon implication dans ce projet a ensuite effacé ma rancoeur pour me pousser à m'investir vraiment dans la promotion de ma nation mère : ULSTER. J'ai toujours préféré le dire ainsi car dans "Irlande du Nord" il y a une partie qui enlaidit le tout; comme un dénominateur qui est la base du problème dans l'équation. J'avais promis d'arrêter? Ah, pardon.

Nous avions six semaines, un peu plus pour ceux dont le pays a été tiré au sort pour les représentations les plus tardives, afin de présenter notre contrée et ses charmes dans un des centres culturels de la ville de Lyon. J'avais hérité de la troisième séance, c'est-à-dire que j'ouvrais le bal en seconde semaine puisque deux d'entre nous passaient le même jour chaque jeudi de décembre. S'ensuivait des tables d'échange ou de débats pour les pays davantage médiatisés et porteurs d'intérêt pour les représentants français d'entreprises qui vinrent écouter Cristian du Brésil, en clôture lors de la soirée d'ouverture. Peu de gens étaient sapées en hommes d'affaires dans le public qui s'était déplacé pour moi, alors que j'avais fait un gros effort vestimentaire pour l'occasion. La démangeaison était grande de commencer mon monologue par "Bonjour, je m'appelle Caolan et j'ai un ami américano-danois qui joue pour le plus petit club de Glasgow. J'espère être compris au sein de ce groupe, avec vous pour m'épauler dans ce genre de situation." Je me suis avisé, ne sentant pas ce genre d'introduction adapté à l'événement, ni surtout à mes auditeurs. J'avais été prévenu de ne pas faire de hors-sujet pour ne pas endormir ceux qui avaient pris la peine de venir s'intéresser à mes origines puis à celles de Rafik et sa Tunisie natale. Je m'étais senti tel l'étudiant que je n'avais pas été : consciencieux. Mais je restais dans les grandes lignes moi-même, et je me foutais pas mal de ce que les personnes présentes souhaitaient entendre, alors j'ai récité le passé de notre joli territoire avec ces conflits qui ne passionnent que parce que chacun y apporte sa propre version de l'Histoire. J'ai demeuré le plus objectif possible, en rappelant évidemment que les méchants étaient ceux de l'autre côté de la frontière et que notre peuple n'a toujours désiré que bonheur de vivre et prospérité. J'ai aussi minimisé l'implication britannique. C'est vrai; qui se préoccupe de l'intervention américaine lors des guerres mondiales du vingtième siècle? Puisque je devais éviter d'y mettre trop d'informations personnelles et de vécu afin de rester dans une présentation générale, j'ai consacré quelques minutes de mon passage au formidable club de Glenavon qui fut le déclencheur de ma jeune carrière et sans qui je n'aurais probablement jamais connu la France ni même l'avion. J'aurais suivi les traces de mon père à cacheter des tickets de train sur une ligne peu fréquentée puis dans toute la Grande-Bretagne. La paternel, il faisait un boulot charmant tout de même, à y penser. Puis, je n'aurais probablement pas perdu Kelsa. Je n'en sais rien. Peut-être ou pas, c'est difficile à imaginer si j'étais resté. Ce qui est cependant certain, c'est que je n'aurais pas connu les jumelles Dumont et surtout cette chipie de Sabrina qui me volait mon poste de titulaire depuis son intégration dans l'effectif des moins de 21 ans. Oui, le centre culturel, j'y reviens!

Peu d'interventions, nul débat. A les regarder sur leurs chaises, je débarquais d'une autre planète. Pourtant, j'avais soigné ma coupe de cheveux, ne ressemblant à aucun mélange de brésilien avec un autre sang quelconque qui d'office donnait un truc physiquement chelou de la tête au pied. Mais surtout à la tête. Imaginez un brésilo-irlandais! Pardon. Ca va, je peux décompresser; j'ai tenu bon mon français et ma prestance devant cette petite salle aménagée pour l'occasion. Mon heure terminée, j'échangeais de place avec Rafik pour lui donner toute l'attention qui m'avait été précédemment portée. Un des immigrés de notre classe m'aida à déplacer la table jonchée par ma documentation et quelques produits ramenés de Belfast. Le maghrébin s'empara de la sienne pour la traîner à l'endroit prévu et débuter l'initiation qu'il offrait à son tour. Un pays en bord de Méditerranée, pas pour moi. Beaucoup trop chaud. J'écoutais à peine et plongeais la tête sur mon téléphone pour balancer un tweet avant d'envoyer un texto aux coéquipiers qui étaient au courant de ma soirée. Le lendemain, j'allais devoir répondre à quelques curiosités qui ne s'étaient pas affichées au moment théoriquement voulu. C'était ca la différence entre faire partie d'une équipe et être un quidam pour le monde. La fin de la soirée arriva vite; j'étais toujours le nez sur mon écran quand les applaudissements retentirent. Avec un temps de retard, j'imitais l'assemblée pour ne pas faire mauvaise figure et me taper l'étiquette du vilain petit canard que je supportais trop souvent. Personne ne me calculait au delà de poignées de mains reliées à des sourires forcés. J'écrasais mon indifférence à coup de remerciements infondés. Regagnant la table qui m'avait été prêtée en tant que support de présentation, je collectais les brochures, flyers et boites à biscuits dans lesquelles je jetais un maximum de choses par ensuite facilité de transport. Un bout de papier soigneusement plié était posé; j'étais assuré qu'il avait été déposé entre-temps. Jamais je n'aurais laissé un papier blanc joncher le tissu comme ca à la vue de tous. Je le dépliais pour m'assurer qu'il n'appartenait pas à Rafik qui l'aurait momentanément déposé pour l'oublier. Aux premières lettres aperçues, j'éliminais pas mal de personnes parmi celles que je connaissais. A la lecture des phrases, j'éliminais progressivement mon listing complet. Ce n'était pas un étranger, le français aligné était pur. L'évidence même parut au point final ainsi qu'après relecture : celle qui avait écrit ce mot était une inconnue à mes yeux. Ce qui était inscrit était outrageusement spécial et aussi peu conventionnel que mon allocution. Je me plaisais à relire encore et encore. Principalement par orgueil et fierté d'être Caolan, celui a qui ces mots étaient destinés.

Ne manquez pas la suite Mardi prochain au soir!  :pop: #ElMissMissOL

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MessageSujet: Re: Caolan Shiliday • Une petite amie pas anodine ?    Mar 20 Sep - 22:15



Une miss à prendre

" Une dépêche est tombée pendant ton exposé; je pense qu'elle va te faire plaisir. Le Celtic sera rétrogradé de trois divisions après une enquête qui a prouvé qu'ils ont acheté une vingtaine de matchs entre 2006 et 2013. "
Trop que j'étais heureux d'apprendre que ces aveugles qui travaillaient dans les différentes commissions et instances de football ouvraient enfin les yeux sur une mascarade qui ne pouvait plus durer. Les Hoops s'étaient calmés depuis, surtout à cause de tout le mal qui a financièrement été fait aux Rangers, et n'avait rencontré des difficultés que face à certains petits clubs comme le Hearts ou des équipes comme Ross County et Motherwell, c'est dire la facilité à côté de tout ca. Mais toute la période qui avait précédé la liquidation des Gers du tableau de Scottish Premiership et ces innommables corruptions à répétition devait être un jour mise en lumière. Je hurlais ma joie que la vérité éclate enfin. Je me contrefichais des gens encore présents dans le centre culturel qui pouvaient m'entendre fêter la nouvelle à tue-tête. Une main se posa sur mon épaule:
- Caolan, reviens nous. Caolan?

Je relevais la tête qui se décollait de mes avant bras placés en croix sur le pupitre. Autour de moi, il n'y avait que ces apprentis et la professeur. Les murs n'étaient pas ceux du grand hall où je me trouvais un instant plus tôt, mais ceux de la classe aménagée pour nos cours en petit comité. Que signifiait tout ca?, à part que je venais de somnoler. Depuis combien de temps la réalité s'était-elle transformée dans mon esprit? N'y avait-il donc eu aucune conférence, ni exposé, ni coin de feuille plié avec ce mot à l'intérieur? Ce qui menait à la conclusion qu'aucune corruption de la part du Celtic n'avait donc été révélée au grand jour? Ce rêve interrompu, effacé par un retour à une réalité plus discordante, moins plaisante, m'offusquait.
- Le Celtic est rétrogradé ou pas?, tenais-je à savoir coûte que coûte.
- De quoi parles-tu, Caolan? Explique toi, nous sommes là pour t'aider à le dire en français. Essaie, nous te corrigerons ensemble.
Personne n'aurait pu me comprendre ni prouver les faits imaginés quelques minutes auparavant. Ils se moquaient tous de ce que je vivais à travers le football et de ce qu'il m'apportait au quotidien. Je me faisais une raison, cette utopie des révélations dans le championnat écossais n'était que le fruit de mon subconscient mais rien de concret que je lirais en soirée grâce à la connexion de mon studio. Rien de cette parfaite projection n'était véritablement survenu.

Rien, ou presque. Un bout de papier soigneusement déposé à côté de mon étroite trousse de bics connectait le monde de mes songes et celui du réel palpable. Sa taille, recroquevillée autant que déployée, et son quadrillage correspondait exactement à ce que mon esprit avait inventé. Scotché à la vue de celui-ci, l'objet minuscule m'obnubilait de longues secondes. Je le pinçais du bout des doigts pour l'hélitreuiller plus près de moi où il s'ouvrit sous son maniement dans mes mains qui l'étalèrent à plat sur le banc. Le cours avait repris après ce court intermède que j'avais créé, ce qui rendit l'attention de la plupart des apprenants focalisée sur le point de grammaire enseigné au tableau. L'écriture, copie conforme de mes illusions, dessinait des lettres aux courbes élancées comme sur les deux L du mot "travailler". Je le comprenais, contrairement à d'autres qui me rendaient l'ensemble peu compréhensible. Travailler + Anglais + Maison; le message manquait de sens puisque ce n'était pas une compatriote et encore moins un membre de ma famille qui m'adressait cette phrase en français. Néanmoins, le prénom de la plume mystérieuse apparaissait sous les derniers mots, à la verticale du point final. Anne. J'en connaissais quelques unes, mais toutes britanniques. La seule Anne francophone, qui de plus correspondait aux circonstances, connue à mes yeux était cette Miss régionale venue assister à plusieurs cours consécutifs pour étrangers au sein de notre module alors qu'elle n'était censée y prendre part qu'une seule et unique fois dans son parcours de promotion pour sa candidature au concours de beauté. Il me restait à découvrir pourquoi elle m'avait délibéré remis cette délicatesse; surtout qu'elle avait pris congé du groupe pendant que je roupillais, telle une lâche qui n'assumait pas.

L'impatience ne me caractérisait pas, mais je ne pus m'empêcher de déverrouiller mon portable pour sans attendre traduire ce qui m'échappait. Dans la barre de recherche, je tapais "Celtic Glasgow corruption" qui me renvoya des résultats sans le dernier terme, comme je le redoutais. Désappointé, je me déplaçais alors sur l'onglet de Lexilogos et insérais textuellement ce que la future candidate à Miss Rhône-Alpes m'avait écrit. La traduction approximative sous-entendait plusieurs possibilités, ce qui gênait mon assurance quant à être certain de comprendre correctement ce qu'elle désirait de moi. Le second degré d'ailleurs s'avérait cocasse puisque ca exprimait limite à une invitation implicite de choses que des adultes consentent à faire entre eux. Je considérais chacune des interprétations avec des pincettes, à cause de cette foutue langue bourrée de nuances qui te bousillent la simplicité des mots. La meilleure solution: demander aux coéquipiers à l'entrainement du lendemain; en cachant l'identité d'Anne. Je ne voudrais pas être associé à n'importe quel nom s'il advenait que je devienne la risée car j'avais des difficultés à cerner le sens correct d'une demande d'apprentissage de la part d'une française qui désirait que je lui apprenne ma langue maternelle. L'histoire du Celtic obscurcissait toujours mes pensées pour que je sois productif dans le déchiffrage d'une proposition avec subordonnées à agencer dans le bon ordre.

La fin des deux heures s'annonça. Je regagnais le studio et ce lit sur lequel je me laissais tomber après avoir préparé mon sac de sport pour le practice de neuf heures au réveil suivant. Chaque semaine, je ne désespérais toujours pas à propos de Kelsa, en composant encore son numéro. Rien ne changeait; aucun correspondant ne répondrait puisque le numéro composé m'était renseigné par une voix automatique ne plus être attribué. Et encore je me demandais: "Kelsa, t'arrive-t-il à certains moments de penser à moi? Ou as-tu tiré un trait définitif sur ce que nous étions?" La solitude me rongeait. Celle d'être sans cette fille extraordinaire qui signifiait beaucoup pour moi. Celle de mener ce combat idéologique contre le club que je détestais, sans l'appui de personne en France. Celle d'avoir des lacunes que je devais par moi-même compléter ou palier afin de m'intégrer davantage. Je n'en étais pas loin, mais ce soir-là tout me parut insurmontable. J'avais énormément de mal à contenir ce mélange d'émotions et de ressentiments. Fouler la pelouse quelques heures plus tard me feraient du bien. Je n'attendais que ca, et mes yeux se fermaient sous le poids de la fatigue nerveuse.

Très prochainement sur vos écrans, la suite de votre série préférée  :pop:

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MessageSujet: Re: Caolan Shiliday • Une petite amie pas anodine ?    Lun 26 Sep - 23:05



Une miss à prendre


Ma nuit n'était que succession de périodes de sommeil entrecoupées par des phases d'éveil. Je ne me suis pas jeté du lit, ce que je ne fais à l'évidence jamais, quand mes yeux piquaient encore quelques minutes après la sonnerie programmée à sept heures quinze tapantes. J'avais dès lors quarante cinq minutes pour enfiler une tenue décontractée et me taper la dizaine de minutes à pied jusqu'au centre de formation, le sac de sport par dessus l'épaule.

La séance se déroula sans véritable pression ni fortes exigences de la part de notre staff d'entraineurs, ce qui me permit quelques approximations et des centres très imprécis dans la surface. Un encouragement, zéro remontrance. Pourtant j'en aurais méritées après quatre passes consécutives qui n'arrivèrent jamais dans les pieds de mes coéquipiers. Y avait rien à retenir de cette séance, avec des exercices qui se donnaient dans tout club qui se respectait un minimum sur les bases et le jeu collectif. Le moment pour lequel je m'étais mis en marche ce matin allait arriver après le sifflet de Mr Brunel qui sonna la fin du décrassage accompagné de ces ateliers sommaires. Je cherchais les gars qui m'intéressaient pour les concentrer à la sortie du terrain et leur parler de mes interrogations. Sean ne me serait d'aucune aide car il parlait à peine quelques mots de français, tandis qu'Alex était déjà bras dessus bras dessous avec Eve et je ne voulais pas d'elle dans la confidence. Il me restait Killian et Sabrina, ce qui en théorie suffirait à m'éclaircir sur ce fameux bout de papier que je récupérais sous la semelle intérieure de mes chaussures citadines.
- J'ai un petit service à vous demander, leur expliquais-je à l'issue des deux heures d'entrainement matinal.
Notre trio se pencha alors sur le message qui nécessitait une traduction exacte pour que je me rassure par rapport au sens à lui donner, et Killian fut le plus prompt à réagir. Il commença à rire avant de rapidement se rattraper. Sabrina ne pétait pas un mot, songeuse, et nous regardais à peine.
- Oh mec, oh mec. C'est qui qui t'as refilé ca? Une nana au moins? Tu me dis un homme, tu me tues, me chanta Killian au bord du fou rire.
- Dis moi d'abord ce que ca signifie, je te dirais peut-être.
- T'as une touche, mec! C'est pas plus compliqué que ca.
- Une touche ? Like a throw ? What ?
- This girl want to have fun with you. Nothing more.
Sabrina résolut le soucis en clouant le bec à Killian, et dans ma langue maternelle en prime. A l'exception d'une exclamation qui m'échappait, Wow, la discussion était déjà terminée et le sujet clos. Pas exactement pour Killian qui revint à la charge sur le chemin des vestiaires, mais je le priais de me laisser réfléchir à la situation. C'était bien ce que j'en avais déduit, sans comprendre le pourquoi d'une telle proposition. La fille jouait un titre de miss régionale pour par la suite concourir à Miss France et désirait me harponner pour ses soirées funky ou plutôt gardiennage de bichon maltais, moi le mec de la campagne britannique. Je ne comprenais pas l'intérêt de la fille qui devait sûrement avoir un soucis mental, ou alors elle s'est trompée entre un concours de beauté et une émission de télé-réalité en s'y inscrivant. J'allais penser qu'à ca toute l'après-midi; fuck! Killian me parlait dans les couloirs, mais je l'ignorais.

- Sab, ca te dit qu'on prenne notre douche ensemble ?
Je lui proposais ca sans prévenir, à moitié prévoyant contre le retour de flamme, alors je devais pas m'attendre à grand chose en retour. Comme si les choses en l'état actuel plaidaient en ma faveur pour qu'elle me le consente. Mais elle est gentille la Sabrina, alors elle s'insurge pas et l'a pris avec le sourire. C'te fille c'est un bijou aussi bien sur le terrain qu'en dehors et j'ai déjà la chance de la côtoyer, j'comprends je devais pas en vouloir trop d'elle.
- Je dois prendre ca pour un oui?
J'insistais, je validais le fait que j'étais parfois un peu bête (l'effet future Miss France ou vendeuse de pommes dauphine surgelées sur un encart publicitaire), mais j'en jouais beaucoup une fois seul avec la personne qui m'accompagnais. Ce jour-là c'était ma terrible doublure qui progressait trop vite à mon goût, ce qui était alarmant pour la suite de ma carrière à l'Olympique Lyonnais. Je voulais lui confesser certains trucs et je trouvais rien de mieux que de proposer de le faire sous la douche. Après tout, c'est un endroit comme un autre.
- Non.
Concis. Efficace. Je pouvais remballer ce que j'étais enfin prêt à partager à quelqu'un et qui m'a jusque là été difficile d'évoquer sauf avec Kelsa qui m'avait justement demandé de ne pas y faire allusion quand nous étions ensemble même si elle ne pouvait pas faire sans le remarquer. Je ne souhaitais pas que Sabrina remplace dorénavant Kelsa, loin de là. Peut-être que si, j'en savais rien. Pas de la même manière, ou peut-être que si. J'en doutais, la probabilité était minime, car Kelsa ne baignait pas dans un milieu masculin alors que Sabrina vivait au quotidien dans un monde où la fille et la femme sont minoritaires. Kelsa c'était une époque, Sabrina une autre. La différence était là aussi, j'avais grandi depuis, j'avais entre-temps appris et m'étais formé.
- Demande plutôt ca à ton rencart qui n'attend que ca.
Au moins, c'était plus clair et renvoyé avec la manière. Peut-être l'option la plus facile pour elle se débarrasser de moi, mais le football c'était bien son domaine à ma copine avec qui on se piquait le même poste sur le terrain d'une semaine à l'autre. Défensivement elle montrait plus d'intelligence que moi qui me vautrais à vouloir récupérer le ballon de n'importe quelle manière: elle ne taclait qu'en dernier recours quand la nécessitait s'avérait bien trop grande et ne lui laissait plus le choix que de bloquer l'adversaire. Avec nettement plus d'efficacité que moi; c'était là qu'elle gagnait des points dans la concurrence qui nous liait.

Sabrina posa ses affaires et ne me calcula plus une seconde, se dirigeant en sous-vêtements vers une cabine individuelle de douche, serviette et gel douche dans les bras. Il me restait qu'à l'imiter, en évitant d'entrer dans le même réduit, ce qui était en apparence chose évidente à accomplir. Comme dans tous les clubs où je suis passé après Leicester City, j'ai reçu le droit de me laver dans un espace personnel à l'écart des aménagements collectifs. Le souhait m'était cher de conserver ce que je ne voulais pas permettre aux autres de voir, malgré que tout le mond eou pas loin n'avait plus aucune pudeur. Shampoing, serviette, tongs pour l'hygiène; je suspendais tout au crochet le long du tuyau d'arrivée d'eau et actionnais le levier d'ouverture. Kelsa, Sabrina, Miss IRA. Le savon n'effaçait aucune de ces trois là. Kelsa, Sabrina, Miss France. Soudainement, ca faisait beaucoup pour celui que j'étais. L'heure des choix se manifestait. J'ai opté pour 15°C. J'anticipais la douche froide.

Retrouvez votre série en exclusivité avant tout le monde sur Players.com  :pop:

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MessageSujet: Re: Caolan Shiliday • Une petite amie pas anodine ?    Lun 3 Oct - 22:07



Une miss à prendre


Depuis l'épisode précédent plus tôt dans la journée, le temps s'écoulait au compte-goutte et je dépérissais dans mon studio à naviguer sur Twitter ainsi que d'autre réseaux sociaux ou sites consacrés aux ligues britanniques autant qu'étrangères de football. Quand je commençais à m'intéresser à des championnats tels que la Pologne, l'Italie ou le Portugal, a en disait long sur mon inaptitude à m'occuper de manière intéressante. Pour l'Italie je pouvais encore me baser sur l'excuse que j'avais friendshipé avec la cowboy de la Roma durant mes vacances, et qu'il n'y avait dès lors rien de surprenant à ce que je jette un coup d'oeil sur le mode de vie de ce pays, ses clubs majeurs qui formaient la vitrine du calcio comme ils appelaient ce que les texans dénommaient soccer. Stella McGregor. Une blonde de plus, une quatrième de mon âge. Suffisant pour m'embrouiller? Non, je ne me l'autorisais pas, j'avais encore ce brin de clairvoyance qui m'empêchait de tomber dans les raccourcis disconvenus. Stella c'était vraiment la pote à l'état pur, sans ces à-côtés nébuleux, imprécis. Arf, ces conclusions avaient été identiques à propos de Kelsa durant les semaines qui précédèrent notre écart de conduite. Non, Stella ne pesait pas bien lourd dans la balance peu importe face à ma blonde de Glasgow où celle qui portait le même maillot que moi. Sabrina. Oh ce joli bordel, pire que le linge sale éparpillé en travers de ma chambre à l'époque où je vivais toujours chez mes parents. Fo fuck' sake ! Je serrai mon téléphone dans mon poing, sautai de mon canapé-lit, fis mine de jeter mon appareil vers la petite vitre qui offrait une vue imprenable sur la cour arrière du bloc d'immeubles. Seize heures trente cinq; comment ca me foutait de voir ces horloges au ralenti!

La scène des vestiaires, et le rateau en bonne et due forme récolté de la part de ma coéquipière, se projeta à nouveau dans ma tête. Ses quelques mots retentirent encore, en double comme s'il y avait un écho ou une fiche audio mal réglée quelque part. Fun Fun Fun. Trois lettres répétées trois fois pour la peine. She'll have fun fun fun, comme le chanterait Caleigh Peters. Encore une blonde; l'histoire de ma vie quoi. Heureusement, je n'avais certainement pas l'apparence d'une T-Bird, ce qui me sauverait aux yeux du père de cette adepte des concours de beauté qui voulait parfaire son anglais via mon soutien. J'ai enfilé un veston, direction le supermarché. En rentrant, j'ai posé le pack de six bières sur la table de la cuisine. J'ai rejoint la salle de bains pour virer ce baggy qui me collait les chevilles depuis midi, et enfiler une paire de jeans plus décents comme tenue pour ressortir un quart d'heure plus tard. Mieux sapé. L'application GPS intégrée dans mon téléphone me guida vers ma destination; d'autres appartements, et surtout l'un d'entre eux situé au troisième étage d'un quartier plus souvent entretenu que la cité où je logeais. Rangeant mon portable dans la poche où une adresse s'inscrivait sur un bout de papier, je considérais les trente trois centilitres alignées en trois binômes comme des enfants dans une cour d'école primaire après le son de la cloche. Six c'était raisonnable pour deux; hors de question de se bourrer jusqu'à ne plus retrouver mon chemin. J'envisageais même la possibilité de se les partager en 4-2 si elle éprouvait des difficultés à les ingurgiter ou au contraire une aisance sans pareille. Au minimum une pour moi; le strict minimum. L'envie d'en siffler une avant même d'appuyer sur la sonnette, ce qui calmerait peut-être mon angoisse devant ce qu'elle attendait de moi. Trop tard, j'avais pressé le bouton. Une seconde, puis une autre, je voulais déjà rebrousser .. Le loquet s'actionna et elle m'ouvrit, large sourire, tee-shirt blanc, short bleu clair uni évoquant l'Olympique de Marseille (un autre club de football français), pieds nus.

- Entre. Je suis contente que tu aies répondu positivement à ma demande.
- Quelle demande? Le fake candide quoi.
- Hum, et bien. Hum, celle de m'améliorer dans ta langue.
Son smile en demi lune se crispa, un tantinet gênée par ma réplique. Planté sur son parquet, j'attendais qu'elle m'invite à me caser sur une chaise; ou à défaut me donne un pupitre que je lui donne un cours magistral.
- Excuse moi, je ne prévoyais pas du tout ta venue aussi tard.
- Y a des entrainements, tu sais, je suis pas dispo H24. 50% mytho.
- Oui oui, je ne me doutais pas que ce serait si compliqué.
A mort que plus compliqué que ca c'était tendu, bien plus que ce qu'on pouvait imaginer quand elle se mit à l'aise dans son canapé, les genoux recroquevillés contre elle et ses orteils sur le rebord en tissu, contractant les muscles de ses cuisses. Elle jouait à domicile, ce qui lu conférait un avantage lorsqu'elle me demanda de reporter notre première séance à une date ultérieure que nous anticiperions pour qu'elle prépare de quoi correctement réviser. J'agréais, un peu bête avec mon pack de six au bout des doigts, ne réussissant pas à dévier mon attention de cette posture qu'Anne dessinait dans son canapé. Avant elle, je devais remonter à Kelsa pour me souvenir d'une fille que je regardais aussi libre de se tenir comme bon lui semble. A vrai dire, depuis Kelsa je n'avais plus jamais mis les pieds chez une connaissance féminine. De l'eau avait coulé sous les ponts, mon appétit avait grandi. Physiquement, Anne valait Kelsa, lui tenant la dragée haute. Pour le reste, j'avais besoin de temps afin de la cerner. Je n'attendais qu'une seule chose de la française: éclaircir les zones d'ombre de son message. Mal barré, l'incertitude paraissait la contaminer autant moi.
- Fais comme chez toi. J'ai que ca, mais y a place pour deux. Sinon, tu peux toujours t'asseoir sur une chaise de la cuisine.
J'optais pour la deuxième proposition, ce qui força Anne à oublier le programme télévisé diffusé et se tourner sur son coussin, allongée de tout son long pour que nous conversions sur mon arrivée en France puis sur mon jugement du pays, de sa culture et de son peuple. Fixant l'heure du four encastré, Anne s'est tordue le cou une vingtaine de minutes jusqu'à ce qu'elle bouge.
- Tu me donnes une bière, s'il te plaît?
Elle avait la politesse, chose qu'il me manquait parfois. Je me levais, happant deux canettes avec une seule main, et m'approchais de la blonde toujours étendue sur le dos. J'apercevais son genou droit relevé, formant un V à l'envers au bout duquel son pied posait à côté de sa rotule gauche. Je lui tendais la boisson fraîche du bout des doigts, qui servait comme d'un bâton de relais entre nous. Tendant son bras pour s'en emparer, elle continua plus haut et enroula ses deux poignets dans ma nuque pour m'attirer au plus près de son visage. Ne tournant pas autour du pot plus longtemps, Anne surprit ma bouche par la sienne pendant que ses mains dans le haut de mon dos s'oeuvrèrent à lentement me dévêtir de mon haut. C'en était un peu trop pour moi.
- Doucement; une chose à la fois.
Je trempais à mon tour mes lèvres sur les siennes. Je trompais Kelsa, je m'en voulais déjà, fermant les yeux pour m'effacer ces reproches naissants. Anne pivota sur ses deux genoux pour se mettre dans le bon sens face à moi, ce qui me laissa la place pour grimper sur le canapé avec elle sans rompre l'union de nos baisers. Anne ne démordait pas de m'ôter ma chemise qu'elle essaya de me substituer avec ses dix doigts cette fois, mais les miens furent prompts.
- Huhum. D'abord les bases de la grammaire. Après on approfondira.

Incertaine de moi, dépasser le simple smack s'avérait une étape que j'attendais de franchir depuis trop longtemps. C'était pas le bisou, c'était pas le french kiss, peu importait. Ce n'était pas celle avec qui j'aurais espéré partager ce moment et ce passage vers la case suivante, mais pas grave. Putain, une candidate à Miss machin; fallait que je surpasse les préjugés sur ces demoiselles écervelées. Fallait aussi que je constate que le pois chiche d'Anne occupait une belle taille dans sa boîte crânienne, ce qui m'aiderait à plus aisément l'accepter dans mon cercle restreint d'amis. Plus que ca, elle devenait ma girlfriend si je ne m'abusais? J'étais pas sûr à cent pour cent, car avec Kelsa nous n'avions jamais redéfini notre relation après l'agréable incident. Fallait aussi que je lui enseigne vraiment ma langue maternelle à Anne, avec mes pauvres qualités de didactique. Si un jour on m'avait dit que je me chargerais d'apprendre l'anglais à quelqu'un, j'en aurais ri à la gueule de celui qui m'aurais lâché ca. Kelsa c'était du passé, je devais impérativement me rentrer ca dans un coin de la cervelle. J'assumais pas, le mal était fait avec Anne. Sur quoi j'avais fourré mon nez et ma bouche, moi? Je ne gérais de rien. J'ai préféré prendre congé, car la séance d'échange de salive avait assez duré pour que je la supporte davantage. J'intensifiais la pression entre nos lèvres pour m'en décoller d'un coup sec.
- Demain, ca risque d'être disponible aussi tard, si pas même un peu plus tard encore. Soit tu prends l'heure, soit je te propose après-demain en fin d'après-midi. A ta convenance, ou alors si tu préfères un restau, ca peut s'envisager. Tu veux mon numéro?
Je lui intimais d'accepter ce rencard enfin officiel, dans l'espoir de mieux m'y préparer et de faire le tri parmi ce tas de questions qui me contrariaient, me limitant dans le plaisir d'offrir à Anne un certain privilège.


Cet opus s'achève, mais rendez vous sur Players.com pour d'autres séries passionnantes. A très vite!

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Caolan Shilliday
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MessageSujet: Re: Caolan Shiliday • Une petite amie pas anodine ?    Lun 3 Oct - 22:08

Version simplifié : j'accepte, bande de coquins. hihi Si Anne veut toujours de Caolan, un mois après :o :s


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MessageSujet: Re: Caolan Shiliday • Une petite amie pas anodine ?    Lun 7 Nov - 21:06

C'est bon, on a dû insister un peu, mais elle te veut encore !
+3 d'exp

EDIT KM : à jour




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MessageSujet: Re: Caolan Shiliday • Une petite amie pas anodine ?    

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Caolan Shiliday • Une petite amie pas anodine ?
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